2ème journée sociale contre la réforme du droit du travail à Perpignan

Neuf jours après la première journée de mobilisation qui a compté plus de 3.000 personnes dans les rues de Perpignan, ils étaient à nouveau 2.000, 3.000 selon les syndicats, à battre le pavé ce jeudi matin.

Les manifestants luttent, entre autre, contre l’inversion des normes entre les accords de branche et les accords d’entreprises prévue par les ordonnances de la loi portée par Muriel Penicaud, Ministre du Travail du gouvernement d’Edouard Philippe. Une revendication qui n’est pas sans rappeler celle qui avait conduit des millions de personnes dans les rues contre la loi travail de Myriam El Khormi. Une loi finalement expurgée des articles les plus polémiques pour permettre son vote.

Les forces syndicales
À Perpignan le cortège était composé, entre autres de la CGT (cheminots, énergie, hôpitaux…), du syndicat des instituteurs et des professeurs des écoles SNUipp FSU 66, ainsi que des représentants de FO, FSU, Unef, Solidaires….

Les forces politiques
Des représentants de partis politiques étaient également présents en fin de cortège sous la bannière « Face au projet Macron faisons front ». On pouvait voir des drapeaux, du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), du Parti Communiste Français, Lutte Ouvrière et même quelques drapeaux du Parti Socialiste, avec l’accord de leur fédération locale. Nous avons également aperçu un symbole Phi (logo de la France insoumise) qui appelle pourtant à une journée de mobilisation de son côté, le 23 septembre prochain.

Francis Daspe de La France Insoumise déclarait que : « l’inversion des normes et la négation du principe de faveur, il s’agit d’un véritable coup d’état social. Par l’utilisation de la procédure des ordonnances, il s’agit d’une véritable forfaiture démocratique ». Il rappelait la présence « en nombre » des « Insoumis » du département au rassemblement parisien prévu à la Bastille, le 23 septembre.

Dans le cortège
Un cercueil estampillé aux couleurs d’Emmanuel Macron sous le slogan « R.I.P, La Mort des uns fait le bonheur des autres ». Mais aussi, distribué le long du cortège au public, le journal Fakir, « journal fâché avec tout le monde. Ou presque ». Un journal satirique d’opposition qui titrait : « Robin des bois à l’envers », illustré par le dessinateur de presse Fabian, représentant Emmanuel Macron grimé du costume vert de Robin des bois, décochant une flèche qui symbolise les profits du CAC 40 à la hausse.

Entre patience et compréhension les usagers de la route bloqués par le cortège restent stoïques
À l’instar de Michel assis sur le marchepied de son autobus coincé par le cortège, il répondait à nos confrères : « Bien sûr que je comprends leur revendication mais je crois, vraiment, que ça ne changera pas grand-chose. On a l’impression qu’ils manifestent pour manifester. Je suis un peu blasé de tout ça et, comme tout le monde, j’attends » 

 

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