Accusée levez vous – l’Eloquence au tribunal !

Comme chaque année les étudiants, futurs avocats, procureurs ou magistrats s’essayent à l’exercice tant redouté du concours d’éloquence. Cette année, les huit étudiants en droit de l’université de Perpignan ont déclamé leur plaidoirie face à un jury prestigieux et le ténor du barreau Maître Nicolau qui tenait le rôle de Maître de cérémonie. L’occasion pour le public venu nombreux, d’écouter les concurrents qui défendait tantôt « Mme l’Histoire, accusée de toujours recommencer », ou le procureur qui soutenant la difficile thèse du « Oui » face à l’interrogation : « Faut-il cultiver son ignorance ? ». Sous le regard de Charles de Montesquieu, l’un des six bas reliefs qui ornent le tribunal de Perpignan.


 ♦ Maître Etienne Nicolau en Maître de cérémonie et un jury prestigieux
Cette année, le Maître de cérémonie n’était autre que le célèbre avocat Maître Nicolau, connu pour sa défense d’illustres accusés. Celui qui s’est un temps essayé avec brio au théâtre avec son spectacle « Histoires vraies, Erreurs de jugement », a présenté les candidats et énoncé la définition de l’Eloquence. « Qu’est ce que l’éloquence ? Il s’agit de l’art de bien parler, d’émouvoir, et de convaincre. Ce n’est pas une science mais bien un art, et donc ceux qui le pratiquent sont des artistes. L’art de bien parler, de susciter des émotions, et de convaincre, car il faut posséder ces trois qualités. Sans cela l’on ne peut devenir, avocat, comédien, bonimenteur ou homme politique…. ».

Les gagnants de l’édition 2017 du concours départemental d’éloquence sont :

  • Anaïs Amigues en Licence de droit qui défendait la thèse du OUI à la question, « Faut-il cultiver son ignorance » face à Cyprien Galan
  • Guillem Marill face à sa contradictrice Aurore Andrieux répondait NON à la question « L’histoire est-elle un éternel recommencement ? »
  • Jean-Charles Rouxel-Lemarechal, Master 1 défendait le NON à la question posée « A vaincre sans péril triomphe-t-on sans gloire ? » face à Romain Escande qui lui défendait le OUI.
  • Benoît Saidi a remporté son duel face à Charles Bresson. Le gagnant répondait NON : « Au nom de la liberté faut-il interdire toute forme de censure ? ».

L’an passé la finale avait vu 10 étudiants s’essayer à l’exercice de l’éloquence devant un public composé de proches, mais aussi face à leurs professeurs qui composaient le jury. La prochaine étape est le grand concours d’éloquence grand sud, l’édition 2016 s’était déroulée à Perpignan avec la présence exceptionnelle de Marc Bonnant, surnommé le Mozart du barreau et le Bossuet des tribunaux.

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