De + en + de voix contre l’Etat d’urgence

Depuis les bouchons monstres, du dernier week-end de la fin des vacances scolaires, qui ont entrainé jusqu’à 8h heures de retenues au niveau du passage frontalier du Perthus, des voix s’élèvent contre l’Etat d’urgence en vigueur depuis le lendemain des attentats parisien du 13 novembre dernier.

Le parti de Debout la France porté localement par Sébastien Ménard nous adresse le communiqué de presse ci-dessous du 5 janvier.

« Il a bon dos l’État d’Urgence !

Samedi, un embouteillage monstre sur l’autoroute a été l’occasion pour certains esprits chagrins de dénoncer l’Etat d’urgence et les contrôles aux frontières, et de réclamer dans le même temps encore plus de contrôles, mais aux frontières de l’Union Européenne.

Or, il apparait que cet embouteillage était le résultat d’un accident, du retour de vacances un week-end de 1er de l’an et de l’incivilité de certains chauffeurs.

L’Etat d’urgence et les contrôles aux frontières sont des mesures souhaitées par une large majorité de français, ils sont nécessaires pour, au moins, compliquer la tâche des criminels et délinquants qui ne peuvent plus faire leurs trafics sans crainte de se faire prendre. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que de nombreux pays ont rétablit les contrôles aux frontières nationales.

Je me permets de rappeler à ces personnes que sur l’avenue d’Espagne à Perpignan les embouteillages monstres sont quotidiens, notamment le soir, les week-ends et les jours de soldes, et pourtant, ici, pas de contrôles. Juste une question de plan de circulation et de gestion du trafic routier. »

« Abus gouvernemental

selon le Communiqué de Presse de CDC du 4 Janvier 2016

Le prolongement des contrôles de sécurité aux frontières pour cause d’etat d’urgence entraîne des embouteillages monstres au Perthus. Or, cette situation déplorable n’est pas observée aux frontières franco-belges, directement concernées par le terrorisme. Cet abus administratif transforme de nombreux ressortissants du Pays Catalan en naufragés de l’autoroute et pénalise les transporteurs. Mais en parallèle, aucun contrôle n’existe au passage frontalier Cerbère-Portbou ni à la jonction routière entre la Nationale II espagnole et la Départementale 900 française au Perthus.
En insistant sur l’autoroute, comme pour dévier les trafiquants et islamistes, les services décentralisés de l’Etat organisent le bluff : ils transmettent à Paris des résultats positifs sur le papier, délirants sur le terrain. Trêve de pitrerie, la préfecture des Pyrénées-Orientales doit informer le gouvernement de l’immense dommage infligé aux citoyens.
Convergence Démocratique de Catalogne s’interroge sur ces partis politiques qui prônent le verrouillage national au lieu de réclamer à Bruxelles le renforcement de l’agence Frontex, pour protéger efficacement notre continent. »
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