Cali « le militant » met les cœurs au diapason

Bruno Cali a fêté dignement les 10 ans du festival Les Déferlantes. Dès 13h00, l’artiste a offert un concert acoustique et intimiste avant de présenter les trois associations invitées au festival. One.org, organisation fondé à l’initiative du chanteur Bono dont l’objectif est d’éradiquer l’extrême pauvreté d’ici à 2030. Mais également Habitat et Citoyenneté organisation qui accompagne les réfugiés et pointe les manquements des gouvernants notamment en terme d’accueil des mineurs isolés. Et enfin l’AFEV permettant à des étudiants bénévoles d’agir contre les inégalités en suivant un jeune dans les moments clés de son parcours éducatif « à Perpignan se sont ainsi plus de 1.000 jeunes qui sont soutenus par l’Afev« , précisait Cali .

Entre chien et loup, l’enfant de Vernet les Bains a pris possession de la scène de Valmy pour sa carte blanche. Un moment de communion entre lui et le public qui a tourné à la folie scénique quand il s’est littéralement laissé porté par le public. Un public auquel il a choisi de se mêler en parcourant le cirque de Valmy devant la foule qui s’ouvrait telle le mer rouge sur son passage. Un moment de bienveillance, d’amour et de bonheur qui donnant le ton de ce festival.

Il a aussi choisi de mettre en avant les enfants, pour transmettre un héritage, celui de l’histoire des migrations, des frontières, de l’accueil des réfugiés… Pour que le message soit enfin entendu par les autorités, par l’Europe, par les gouvernements, que l’accueil des migrants qui traversent les frontières n’est pas une option mais bel et bien un devoir humain. Les enfants dont la propre fille de l’artiste ont lu sur scène un poème écrit par John Donne en 1624, qui a inspiré le titre du roman d’Ernest Hemingway – « Pour qui sonne le glas »

« Aucun homme n’est une île, un tout, complète en soi ; tout homme est un fragment d’un continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou les tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas ; c’est pour toi qu’il sonne » 

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