El Centre del Món – Renaissance de la belle endormie ?

Après 8 ans de sommeil et beaucoup d’encre coulée autour de Centre del Món, la société SOFIDEC mise sur une revitalisation grâce à un changement de stratégie radical. La société qui a investi 14 millions d’euros pour s’offrir le joyau qui avait couté la bagatelle de 140 millions d’euros à la Métrovacesa, a décidé de mettre en vente la totalité des bureaux disponibles. De 150 M2 à 4.000M2, les acquéreurs pourront bénéficier de locaux neuf en centre ville et avec un prix cohérent par rapport au marché perpignanais. Le centre del Món deviendrait avec cette nouvelle politique de redynamistation, une extension du centre ville de Perpignan. Celui que certains appellent le paquebot, rappel à sa taille, voguera-t-il dès 2017, enfin sur des eaux calmes ?


« Ce lieu doit devenir un lieu de vie et non plus, seulement de passage »
Aujourd’hui le « Centre del Món » bénéficie d’un passage de 5 millions de personnes, grâce à la gare TGV et à la gare routière, l’objectif de SOFIDEC est de faire que 1.500 à 2.000 personnes s’approprient ce lieu en y faisant un lieu de vie, un lieu de travail. En effet la vente des 10.000 M2 de bureaux, que les constructeurs souhaitaient gérer en location jusque là, devrait permettre de générer un flux de personnes venant au centre pour y travailler, consommer, faire du sport ou déposer leurs enfants, grâce à la venue d’une crèche et d’un club de sport. Un afflux de personnes potentiellement clientes des boutiques qui s’installeraient, dans un second temps, dans la galerie commerciale du rez-de-chaussée.

SOFIDEC premier à s’installer au centre du monde
Laurent Sylvestre, dont l’expérience en matière de projets immobiliers hors normes n’est pas à démontrer, sera l’un des premiers à installer ses bureaux. Une initiative qui rassure l’un des 6 commerçants interrogés. M Belvisi, responsable du supermarché du niveau N-1 : « J’ai trouvé le projet (présenté le matin même) satisfaisant. Vu comme est le centre aujourd’hui, cela ne peut être que mieux. Il a déjà commencé à mettre des choses en place et il veut que ça aille vite, c’est très positif ! Il veut s’investir et le fait qu’il installe ses bureaux ici est une bonne chose, on aura enfin un interlocuteur à qui parler. Il y à 3 ans et demi quand j’ai racheté le G20, il y avait 12 boutiques, aujourd’hui c’est un peu tristounet. » Laurent Sylvestre avait évoqué la possibilité de soutenir les commerçants présents pour les aider au mieux. « Il a parlé d’un soutien qui prendrait la forme de communication, il se montre à l’écoute et on va pouvoir travailler ». 

Une résidence gérée à horizon 2018
La partie droite du bâtiment (la plus proche de la gare routière), devrait accueillir des logements dans le cadre d’une résidence senior gérée mais non-médicalisée. Une opération qui devrait  permettre l’aménagement de 70 logements adaptés. L’afflux de 150 personnes pourrait amener l’installation d’un centre médical ou d’autres acteurs liés à la silver économie.

La commercialisation des commerces viendra dans un second temps
Afin d’éviter de refaire les mêmes erreurs que par le passé, Laurent Sylvestre a prévu de ne lancer la commercialisation des locaux commerciaux de la galerie marchande qu’après la vente d’au moins 40 % des bureaux. Une proportion qui devrait permettre une clientèle plus nombreuse, et plus seulement de passage, aux commerces qui souhaiteraient s’installer. La galerie commerciale du rez-de-chaussée va aussi subir quelques transformations. Un lieu qui avait été conçu pour donner l’impression « d’intérieur-extérieur » mais dont la configuration engendrait des désagréments et notamment climatiques. Une situation qui devrait se régler avec la construction de dalles sur le plancher du premier étage. Cette modification va permettre de bien scinder les parties du bâtiment, au 1er étage des bureaux et au rez-de-chaussée des commerces. Cela implique également la suppression des escalators qui forment comme une « frontière visuelle au milieu de la galerie commerciale« . Les commerces contrairement aux bureaux resteront à la location.

Le galet gardera une forme ovoïde et sera développé dans un second temps
La structure surnommée « le galet » qui n’a jamais été terminée par Metrovacesa n’a pas encore trouvé sa destination. Mais Laurent Sylvestre a quelques idées, l’architecte M. Descoux a déjà un projet où il garderait la forme ovoïde tout en rendant l’ensemble « plus facile à gérer techniquement ». Pour le moment, le nouveau propriétaire envisage d’amenuiser l’empreinte visuelle de ce bâtiment inachevé en le rendant plus esthétique, et en attendant que le reste du projet soit une réussite.

Un second centre ville ?
À la question de savoir si le Centre del Món rivalise avec le centre ville, les responsables répondent fermement : « Non, il ne faut pas confondre coeur historique et centre ville, ici nous sommes encore en centre ville, et si des bureaux, pour répondre aux nouvelles normes notamment en matière d’accessibilité handicapés, s’installent en périphérie, ils ne reviendront pas en centre ville de Perpignan…. Ici nous sommes à 10 minutes du coeur historique de Perpignan. Le Centre del Món est une extension de la porte du Castillet. Nous amenons une dynamique qui va garder les gens en centre ville au lieu de les conduire dans les zones commerciales périphériques ! »

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