Éloquence, Élégance ou Fulgurance pour les futurs ténors du barreau

Lors de la finale de la deuxième édition du concours d’éloquence, 10 étudiants inscrits en licence ou master de droit à l’université de Perpignan ont eu à défendre leur position face aux magistrats, dont le procureur Achille Kiriakides et leurs professeurs. Une salle comble, digne des plus grands procès d’assises , attentive aux plaidoiries de ces futurs ténor du barreau.


Les concours d’éloquence, où de jeunes étudiants viennent s’affronter devant un jury prestigieux de magistrats ou politiques, sont un bon moyen de repérer les futurs ténors du barreaux de demain.

La règle est simple : s’affronter lors de joutes oratoires d’une dizaine de minutes sur un thème imposé.

Des sujets aussi éclectiques que

  • Le droit a-t-il réponse à tout ?
  • Sommes-nous partis pour rester ?
  • Le barbier se rase-t-il ?
  • Les juristes sont-ils tous misogynes ?
  • Ni Dieu, ni Maître ?

Des plaidoiries alliant l’humour, clins d’oeil à leurs camarades ou à leur famille. Loïc Gérard tentait de faire pencher le jury en faveur du NON à la question « Sommes nous partis pour rester ?« . Il a choisi de citer un grand poète : précisant qu’il était parti pour rester dans « La cabane au fond du jardin ». Face à lui, Jessica Salmon répondant OUI nous sommes prêts à rester, prenant l’exemple de Tanguy, symbole de ces brillants trentenaires qui hésitent à quitter le cocon protecteur qu’offre les parents.

En 2015 c’est Esther Soler qui avait brillamment défendu les couleurs de l’UPVD lors de la finale régionale à Toulon. Devant un jury de personnalités dont Michelle Alliot-Marie, Ministre d’État-Députée européenne, ayant elle-même embrassé la carrière juridique en tant que maître de conférence en droit public.

Julien Audier Soria remporte la finale alors qu’il répondait NON à la question « Ni Dieu, ni Maître ? » face à Jocelyn Ziegler qui défendait l’affirmative. Il aura la lourde tâche de représenter son université au concours d’éloquence grand sud qui se tiendra cette année à Perpignan.

Jocelyn Ziegler avait quant à lui pourtant bien défendu sa position en répondant « Oui,… notre vie a tout à gagner à se dérouler sans Dieu, ni Maître » en apportant toutefois un bémol à son raisonnement « Mais à une « maîtresse » qui serait belle comme une « déesse »… ma foi, rien ne m’oblige à dire non !!! »

On a pu voir à la barre des jeunes comme, investis d’une mission celle de rallier le jury à la cause qu’ils défendaient. À coup sûr ils parviendraient à faire acquitter Dark Vador, pourtant perçu comme l’incarnation moderne du mal ! Le procès de ce dernier s’est tenu le 14 décembre dernier au grand Rex de Paris. Le bras droit de l’empereur Palpatine était défendu par des avocats aussi célèbres que Eric Dupont-Moretti ou Hervé Thémine.

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