La France se noiera-t-elle dans le tsunami numérique ?

Laurent Gauze à la tête de l’agence de développement économique des PO a réussi à inviter Oussama Ammar au théâtre de l’archipel, pour évoquer devant près de 300 personnes la rupture numérique et les changements que cela induit dans nos sociétés. Le co-fondateur de l’incubateur de start’up « The Family » a évoqué les enjeux mais surtout toutes les possibilités qu’offre cette révolution à la condition d’accepter les changements qu’elle entraîne et de ne pas être dans le déni, car dit-il « cette révolution elle est là, elle se fait, avec ou sans la France ! »


 ♦ The Family – Oussama Ammar

Ce franco-libanais de 29 ans est devenu en à peine quelques années un phénomène dans le monde très fermé du numérique. Certains l’étiquettent volontiers  de « jeune chantre de disruption numérique« , parfois même de « gourou« , alors que d’autres perçoivent en lui un visionnaire. Une chose est sûre : il ne laisse personne indifférent par son discours ultra libéral, volontariste, volontiers provocateur et sans complexe.

Sans complexe car, précise-t-il, contrairement aux pépinières et autres incubateurs d’entreprises, « dont le résultat économique est catastrophique ! », The Family est là pour gagner de l’argent mais avant tout pour en faire gagner aux créateurs accompagnés ! Une culture ouvertement capitaliste qui a du mal à cohabiter dans le pays ou dit-il les strat’upers français passent plus de temps à la recherche de subventions que de clients !

Oussama Ammar - La rupture nurmérique

Enjeux et opportunités de la révolution numérique

À la rupture numérique, Oussama Ammar préfère le terme de révolution voire de tsunami numérique car dit-il :

« On ne peut pas arrêter un tsunami ou appeler le ministre pour le faire stopper, bref on ne négocie pas avec un tsunami. Le seul moyen de ne pas être balayé est de se mettre dans un lieu dégagé et de tenter de rester à la surface en nageant ». 

Il a développé les tendances importantes à ses yeux, devant un public presque en majorité acquis à la cause de la libre entreprise car composé en grande partie d’entrepreneurs et autres jeunes désireux de se lancer dans l’aventure.

  • « Pour la 1ère fois dans l’histoire, la voie de quiconque vaut la voie de tout le monde si elle est correctement relayée par la formidable caisse de résonance des réseaux sociaux ».
  • La fin des espaces de travail tels qu’on les connait aujourd’hui avec pour conséquence le développement du télé travail et une décentralisation effective au niveau de la France. « Aujourd’hui il n’y a plus de Province ».
  • La connaissance n’a jamais été aussi facile à obtenir, grâce aux formations en ligne ouvertes à tous (MOOC) et autres Wikipédia, pourtant diabolisé à tort par le système scolaire français. De quoi « ringardiser »nos universités et autres grandes écoles. Aujourd’hui tout le monde peut suivre les cours et acquérir des compétences dans quasiment toutes les disciplines relayant parfois le sacro-saint diplôme aux oubliettes.
    Il prend l’exemple d’un des premiers cours diffusés massivement en ligne et ouvert gratuitement au public par Coursera. L’entreprise numérique est parvenu a convaincre le directeur de la prestigieuse université de Stanford de filmer, et de diffuser gratuitement un de ses cours. Le cours d’intelligence artificielle qui ne parvenait, jusque là, qu’à attirer 200 étudiants par an, a un succès fulgurant avec 150.000 inscrits via le programme Stanford Engineering Everywhere. Résultat 5.000 personnes formées à l’intelligence artificielle dont plus de 7.000 dans le tiers monde ! Aujourd’hui Coursera c’est 17 millions d’utilisateurs dont 1/3 a moins de 18 ans !

Le jeune « business angle » a conclu son propos en rappelant « C’est à la société de s’adapter sinon ça se passera sans la France, le déni de réalité ne fera pas que la révolution s’arrêtera, ça se fera juste sans nous ! ».

Revoir l’intégralité de la conférence « La rupture numérique » par Oussama Ammar.

« Les Barbares attaquent »
Pour aller plus loin, The Family a crée « Les Barbares attaquent » qui par des captations de conférences données par les membres de l’entreprises proposent de découvrir « qui sont ces Entrepreneurs du numérique, leurs stratégies et leurs motivations, pour mieux appréhender les bouleversements structurels en vigueur ».

3 start’up locales à suivre absolument actuellement en campagne de levée de fonds

  • Flipr, la start-up Flipr a été co-fondée en 2015 par Paul Costaseca, Sven Fonteny et Florent Vidal. Lauréate du Startup Week-End Perpignan en 2015 elle développe un petit objet connecté qui facilite et réduit le coût de l’entretien de l’eau des piscines et bassins.
  • Payot, crée par un jeune catalan qui a décidé de rendre les traditionnelles espadrilles catalanes plus créatives tout en conservant le savoir faire « Made in France ».
  • Fanon + est une entreprise créée par 2 frères lors du start’up week-end 2015. L’idée est simple, il s’agit de mettre sur les marché des trousses de premier secours dédiées aux animaux de compagnie et particulièrement aux chiens de chasses susceptibles de subir des blessures graves lors d’affrontement avec des animaux sauvages.

 

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