Les amateurs perpignanais de félins auront bientôt leur Bar à chats

Ce concept arrivé tout droit du pays du soleil levant a déjà conquis de nombreuses villes en France. Loin de la centaine d’établissements japonais, l’hexagone ne compte pas plus d’une vingtaine de ces cafés spécialement réservés aux amateurs de matous. Selon nos informations, dans le courant du mois de février, un bar à chats s’implante dans le coeur de Perpignan, plus précisément sur le boulevard Clemenceau. Allergiques, s’abstenir.

 

Le bar à chats – subtil mélange entre bien-être de l’animal et plaisir de la clientèle
Le premier bar à chats est né à Osaka en 2004, le succès au Japon est en partie lié aux difficultés qu’ont les japonais à posséder un animal chez eux. Depuis 2004, le Japon compte plus d’une centaine de bar à chats dont le célèbre Calico Bar et ses 53 boules de poils.

À la suite de cet engouement, le Japon s’est, depuis 2012, doté d’une nouvelle législation plus protectrice des animaux, instaurant notamment une sorte de « couvre feu » pour les chats, moment où les animaux ne sont plus en contact avec la clientèle. La France n’a quant à elle, pas de loi spécifique mais applique la réglementation en terme d’hygiène des établissements recevant du public et faisant commerce de produits alimentaires.

Toutefois pour le bien-être de chats, plusieurs règles sont de rigueur dans les bars à chats

Règle numéro 1 – « On ne force pas un chat à se faire caresser »

Règle numéro 2 – « On ne porte pas les chats »

Règle numéro 3 – « On ne réveille pas un chat qui dort »

Vous l’aurez compris, ici ce sont les chats qui décident, comme dans la vie diront certains propriétaires de chats. Ceux qui ont, depuis l’arrivée de ces matous à leur domicile, renoncé à leurs bibelots ou au traditionnel sapin de Noël. À défaut de pouvoir instaurer un minimum de règles à ces chatons trop « choupinons », ils adaptent leur intérieur pour éviter les catastrophes.

Redevenons sérieux, parce qu’on ne rigole pas avec le bien-être des animaux en général et des chats en particulier ! Il est conseillé de doter le bar à chat d’une pièce à part pour que les félins puissent se mettre l’écart de la clientèle et d’un sas afin que les animaux ne puissent pas sortir sur la voie publique et risquer de s’égarer ou pire de faire une rencontre malheureuse avec une machine à 4 roues, dont le rapport de force est défavorable au félin.

2017 année des N oblige, les pensionnaires des Arestochats répondent au doux nom de Nala, Neige, Nude, Nougatine, Neko, et Norton
C’est par passion que Florence s’est lancé ce défi. Une passion qui « dépasse parfois l’entendement » déclarait avec humour  son mari.  Florence présentait ses « 6 chats, nos amours, élevés ensemble, le même âge à quelques jours près, fusionnels, inséparables ». Elle tenait à préciser : « Ils auront de très grands espaces de vie et de repos et accepteront, peut-être, si vous savez les approcher avec tact, que vous les courtisiez un peu ». À terme, les Arestochats pourraient servir de lieu de rencontre entre chats en recherche d’une famille et adoptant, un projet qui reste à définir.

Non pas 1, mais 2 Bar à chats bientôt à Perpignan
Dernière mise à jour 23 janvier – Après l’annonce d’un premier bar à chats à Perpignan, voilà qu’un deuxième projet d’ouverture également en février et également en coeur de ville, s’est fait connaître auprès de nous. Il s’agit du « Bar à Chats Perpignan« , porté par 4 amis, « une étudiante, une vendeuse, un instituteur et un cadre de 24 à 37 ans ». Benoit Guillemin nous confiait que Nino, Neige, Noah, et Ed étaient les 4 chats à se lancer dans l’aventure avec eux. Des chats qui viendront « chercher quelques câlins en échange d’une petite [ronronthérapie] réparatrice ». Un projet qui fait appel au financement participatif et qui en quelques jours a déjà réuni près de 30% de la somme demandée sur la plateforme Ulule.

Les vertus de la ronronthérapie
La ronronnement du chat est la base de la ronronthérapie, dont Jean Yves Gauchet revendique la paternité. Il déclarait en 2013 « le ronronnement apaise et agit comme un médicament sans effet secondaire ». Le vétérinaire toulousain se base sur un questionnement fait à 150 de ses lecteurs dans le cadre de ses articles pour le journal « Effervesciences« . Il leur a fait écouter un enregistrement sonore du ronronnement du chat et leur a demandé si « cela les aidait à dormir » ou « les destressait »… Réponse de la majorité d’entre eux, tout acquis à la cause du chat, un grand oui !

Résultat, le ronronnement des chats ne vous guérira pas de cette vilaine grippe, mais si vous en êtes convaincu, il vous rendra le sourire et vous donnera le plaisir de l’échange avec un animal.

Le chat, compagnon de l’homme depuis le Néolithique
Avec 13,5 millions d’individus dans les foyers français (étude 2016 Kantar TNS), il dépasse largement les 7,3 millions de chiens. Preuve s’il en est que la catmania française n’a pas fini de se tarir.

Selon une étude menée par des chercheurs de l’Institut de paléogénétique Jacques Monod, il aurait même conquis le monde depuis son compagnonage avec l’humain qui remonte au début du Néolithique. « Un squelette de chat a été trouvé à Chypre dans une tombe d’enfant datant de 7 500 avant notre ère » précisent Eva-Maria Geigl et Thierry Grange, les deux chercheurs co-signataires de l’étude retraçant la trajectoire du chat depuis qu’il a été apprivoisé ; Etude publiée en autre dans la revue scientifique Nature.

Les deux chercheurs ont étudié des spécimens de chats européens vieux de 9 000 ans, des chats des Balkans remontant à 6 000 ans mais également des dizaines de chats momifiés de l’Egypte ancienne. Grâce à leur recherche sur l’ADN, ils ont pu mettre en évidence deux vagues de domestication.

La première, il y 5 000 à 6 000 ans, quand le chat suit les agriculteurs originaires du Croissant fertile  (région biogéographique du Proche Orient). « Le chat s’est rapproché de l’homme pour des raisons évidentes d’intérêts convergents : il a été attiré dans les villages par l’afflux de rongeurs que les stocks de grains d’orge et de blé ne manquaient pas de provoquer » précisent Eva-Maria Geigl et Thierry Grange. La deuxième vague de domestication intervient à l’Antiquité avec la mode du chat, élevé au rang de Dieu par les égyptiens. On retrouve des traces de domestication de l’animal dans le monde grecque-romain mais également dans les contrées septentrionales des Vikings, l’appétence du félin pour les rongeurs était naturellement utilisée dans les bateaux pour protéger les vivres.

Felix, notre chat domestique, plus proche du chat sauvage que son acolyte le chien
Les deux paléogénéticiens ont eu le plus grand mal à dater avec précision la domestication du chat, ils rappellent que : « Contrairement à d’autres espèces qui ont été profondément modifiées par les êtres humains – le chien par exemple –, le chat domestique reste génétiquement assez proche du chat sauvage ».

Plus proches géographiquement de nous, une équipe de paléogénéticien, travaille à l’étude des restes découverts dans la Caune de l’Arago. Pour rappel, depuis sa mise à jour par le Professeur de Lumley en 1963, les différentes campagnes de fouilles ont permis de découvrir par moins de 360.000 objets dont 80 restes humains et de nombreux restes d’animaux. Leur étude permet, entre autres, de mieux comprendre l’évolution des espèces.

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