Nos très chers élus ?

 

Tout avait pourtant bien commencé lors de ce conseil municipal qui débutait, par le débat d’orientation budgétaire exercice traditionnellement clivant…Il n’en fut rien, ce fut au point huit que les esprits s’échauffèrent avec la délibération prévoyant une « modification des indemnités de fonctions des élus municipaux* ».

Prise de parole de Louis Aliot représentant son groupe « Perpignan ensemble » qui, depuis le départ de Clotilde Font, ne compte plus que 11 membres. Ce dernier tient à faire la chronologie des indemnités municipales depuis les élections en mars 2014.

Acte I « Plusieurs élus de mon groupe se sont émus d’être moins bien traités que les communistes ou socialistes (de la précédente opposition)… ». En effet depuis les dernières élections les élus d’opposition ne perçoivent pas l’indemnité de 200€ qui pourrait leur être versée. Jean-Marc Pujol a toujours assumé ce point lors des précédentes réclamations faites Louis Aliot et son groupe « Vous avez fait un choix lors des élections, personne ne vous obligeait à demander le suffrage des perpignanais il faut assumer vos choix ! ».

Acte II : Une « entente verbale », confirmée par le premier magistrat, avait été conclue entre les deux hommes. Proposition concrétisée par mail du cabinet du Maire. Ce dernier demandait la confirmation de l’accord de « la non-opposition » à l’augmentation d’indemnités de sept conseillers de la majorité en échange du versement de l’indemnité aux élus du groupe Perpignan ensemble. Après lecture faite en séance, Monsieur Aliot a confirmé verbalement qu’il s’opposait « avec force » à l’augmentation des indemnités des élus du groupe «Perpignan pour tous»  et qu’il prévoyait de « déférer cette délibération devant le tribunal administratif », dans l’attente le groupe d’opposition va diffuser une pétition réclamant « que le maire retire cette délibération scandaleuse !».

Louis Aliot comprend que le Maire veuille récompenser au mérite, mais cela devrait se faire à «enveloppe constante, compte tenu de la situation de ville de Perpignan !».

La réponse de Jean-Marc Pujol, sans appel

« Je comprends que vous haussiez le ton mais j’avais dit, lors de l’installation de ce conseil municipal que je réviserai les indemnités en fonction du travail effectué par les élus et aujourd’hui elles restent inférieures de 23 % au plafond autorisé ».

Les réactions sont déjà nombreuses au sein de la sphère politique locale, parfois de manière humoristique…

Debout les PO, représenté par Sebastien Ménard, présent en séance déclarait par communiqué de presse « Le chômage augmente alors PUJOL augmente ses adjoints tout simplement ! ».

Clotilde Ripoull, candidate aux élections de 2014 et ancienne élue d’opposition, renvoyait quant à elle dos à dos les deux hommes, Jean-Marc Pujol en tant qu’élu «hors-sol et hors des réalités des citoyens qui sont confrontés à la crise» et Louis Aliot «opposant de papier…qui «discute» et qui «négocie les indemnités des élus FN avec M.Pujol ! Ils étaient donc copains et coquins».

Jacques Cresta, député socialiste de la 1ère circonscription de Perpignan et qui, grâce au retrait de sa liste lors des municipales en 2014 avait facilité l’élection de Jean-Marc Pujol, réagissait à l’article du journal L’Indépendant sur le sujet, en déclarant : «Pujol et Aliot : les 2 faces d’une même pièce».

L’Olivier, groupe de réflexion mené par Bruno Delmas, ancien UMP et candidat aux départementales de 2015 « Au train où ils se « gavent », ce n’est plus une mairie mais un Buffet Libre »

Un débat qui risque de faire encore croître la défiance envers la classe politique, tous bords confondus !

Pour finir sur une note de légèreté et pour apaiser les esprits, parmi le public Patrick Dupond, danseur étoile et ancien directeur de dans du Ballet de l’opéra de Paris était venu saluer l’adjointe au sport Fatima Dahine.
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Plus d’éléments sur le conseil municipal de Perpignan à venir.

* Les sept élus concernés par cette augmentation sont Chantal Bruzi, Suzy Simon-Nicaise, Stéphane Ruel, Christine Gavalda-Moulenat, Nicole Amouroux, Pierre Barbé et Virginie Barre.

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