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Chronique d’une soirée noire où l’USAP a manqué de Pau

Avec cette nouvelle défaite (24-30) contre Pau, l’USAP continue sa terrible série noire cumulant 15 échecs consécutifs en Top 14. Des Perpignanais qui ont couru après le score tout au long de cette rencontre. Et qui auraient tout aussi bien pu faire basculer leur destin dans les 10 dernières minutes.

Des instants dramatiques et magiques à la fois. De ceux qui électrisent un Aimé Giral bouillonnant, font se lever les tribunes sur un “en-avant”, et s’époumoner les “sang et or” à l’unisson. Un public et des joueurs qui auraient pu chavirer dans l’ivresse de la victoire. Un succès qui aurait pu marquer un déclic, incarner l’espoir, éclairer le bout du tunnel. Mais il s’en est fallu de Pau … et de peu.

Alors dur de croiser dans les regards la détresse. Celle d’un club aussi fier que l’USAP. Celle d’un staff sous le feu des questions. Celle d’un public qui doute et rêve. Celle de joueurs abattus et pourtant si fiers de leur maillot. Pour certains, il ne s’agira que de sport. Mais dans cette terre enracinée dans le rugby, c’est parfois bien plus. Chronique de la soirée noire d’hommes et de femmes “d’aquí”.

Quelques minutes avant le coup d’envoi, les regards scrutent fébriles et inquiets la pelouse à la recherche du moindre signe annonciateur.
Tous les espoirs se tournent vers l’avenir. Des vœux pour une équipe enfin victorieuse en 2019.
Des tribunes aux pesages, l’USAP est une affaire de famille. Où les grands rêvent d’exploits et les plus jeunes de fouler un jour peut-être la pelouse.
Sur le terrain, les joueurs de l’USAP s’arrachent orgueilleusement pour coller au score.
67e minute. Essai d’Eru pour l’USAP après un gros travail collectif ! Les tribunes s’enflamment ! L’espoir est toujours là…
L’oxygène vient à manquer dans le stade en ces dix dernières minutes. Les pesages sont au bord de l’asphyxie et l’anxiété transpire.
Les Perpignanais s’enlisent dans les derniers mètres avant la ligne d’en-but adverse. En cas d’essai, l’USAP prendrait l’avantage au score.
Dernière minute. Le suspens est à son paroxysme et le public sang et or derrière ses joueurs. Certains s’époumonent quand d’autres retiennent leur souffle. 
Après y avoir cru jusqu’au bout, l’USAP s’est inclinée. Les yeux plongés dans le vide, “rongé par la honte” selon ses propres mots, Enzo Forletta patiente en salle de presse.
Sous le feu des projecteurs, Christian Lanta débriefe le fil de la soirée. Exercice difficile pour un manager dans de tels moments que de projeter son équipe vers l’avenir.
Renfermé sur lui-même, le capitaine Tom Ecochard passera lui aussi dans quelques instants devant les micros. Dure sentence que la défaite pour ces joueurs. Tout professionnels et solides rugbymen qu’ils soient, ils n’en restent pas moins des hommes.
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