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Cult’Hebdo 12 janvier 2022 | L’actualité culturelle des Pyrénées-Orientales

♦ L’Archipel : La Mouette d’Anton Tchekhov revisité par Cyril Teste

La Mouette d’Anton Tchekhov par Cyril Teste ; les 20 et 21 janvier (20h30) – théâtre de l’Archipel.

Photo de Une signée Simong Gosselin. « Avec cette nouvelle création donnée au Printemps des Comédiens, Cyril Teste continue de mêler théâtre et cinéma, jeu d’acteurs et images captées en direct pour ce grand classique : La Mouette d’Anton Tchekhov. Cette relecture de l’œuvre du poète russe est une plongée dans l’intime des âmes torturées. »

S’appuyant sur la traduction d’Olivier Cadiot, Cyril Teste et son collectif MxM « composent ici une œuvre où se répondent fragments théâtraux et cinématographiques en un jeu de miroirs reflétant les états d’âme et les élans du corps. Dans un décor se situant entre atelier d’artiste et studio de cinéma, entre les murs d’une maison au bord d’un lac, se font et se défont les formes artistiques au gré d’une perspective entre champ et hors-champ. Images captées en direct et jeu théâtral se superposent, créant un aller-retour permanent des hommes, des femmes, et des sentiments, où tout est passion, tout est théâtre. »

♦ Plus de deux millions de visiteurs en 2021 pour les musées et centres d’exposition de Barcelone, le double de 2020

Les musées et centres d’exposition de Barcelone ont reçu 2.010.642 visiteurs en 2021, selon l’ICUB. Dans une année marquée par les restrictions sanitaires, le chiffre est deux fois plus élevé qu’en 2020, où 997.591 personnes étaient passées par les centres d’art. Cependant, le chiffre est encore loin des près de 4 millions de visiteurs atteints dans les années précédant la pandémie.

Côté expositions, « Picasso et les bijoux de l’artiste » arrive en tête du classement avec 237.942 visiteurs. Il est suivi par « BCN 1965-1975. Un regard sur l’intelligence artificielle », « Sous la lumière de la mer » et « le littoral de Barcelone », tous les trois au château de Montjuïc .

Le Macba est le musée barcelonais qui a le mieux rebondit entre les deux années. Alors qu’en 2020 seulement 85.502 personnes ont franchi les portes du musée, en 2021 le Macba comptabilise 194.541 visiteurs ; soit une augmentation de 127%. Les expositions les plus vues ont été la « Macba Collection », une exposition permanente qui occupe le premier étage du bâtiment ; mais aussi « En temps réel. La collection Rafael Tous d’art conceptuel ».
De son côté, le Musée national d’art de Catalogne (MNAC) s’est agrandi de 40% ; mais constate tout de même l’impact de la crise du coronavirus sur le bilan des visiteurs. En 2020, 210.465 personnes ont visité le musée bien loin des 837.694 visites en 2019.

// Lire aussi : Revue de presse du 16 janvier l Ils ont parlé des Pyrénées-Orientales

♦ Le Festival « Maghreb si loin si proche » s’invite à Jean Vigo

« Boudjemâa et la maison cinéma » en présence du réalisateur Mohamed Latrèche ; le 20 janvier (19h) à l’Institut Jean Vigo.

À 75 ans, Boudjemâa Karèche, ancien directeur de la Cinémathèque algérienne durant 34 ans a, depuis 2004, pris la décision de ne plus parler de cinéma. Pourquoi ? La réponse est à chercher du côté des circonstances qui ont provoqué son éviction de la Cinémathèque. « Aujourd’hui quand j’écoute les ministres qui pleurent l’absence de salles de cinéma, pourquoi il n’y en pas… Ils ne veulent pas de salles de cinéma. Parce qu’ils savent que le cinéma libère. Le film rend les gens libres. Et ils ne veulent pas des gens libres. Donc il n’y a pas de salles de cinéma. »

« Omar Gatlato » en présence du réalisateur Merzak Allouache ; le 18 janvier (21h) à l’Institut Jean Vigo.

Le film tournant du cinéma algérien, décrivant avec humour le désœuvrement, l’ennui et la débrouille d’une grande partie de la jeunesse confrontée au chômage, au manque de logement et à la séparation des sexes.
« Employé au service des fraudes, Omar a une grande passion pour la musique : il possède une Minicassette, avec laquelle il enregistre des chansons chaâbi au cours de soirées, ou les chansons de films indiens. La perte de ce précieux appareil va entraîner des conséquences inattendues… »

♦ Concert d’ouverture de saison Jazzèbre 2022

Le célèbre festival de Jazz démarre cette saison culturelle 2022 avec son artiste compagnon, Valentin Ceccaldi. Ce dernier sera à la basse pour le projet LENT lors du premier concert de la saison sur les planches perpignaises d’El Mediator le jeudi 20 janvier à 20h30. 

« Cette nouvelle formation du Tricollectif opère en toute tranquillité, dans la progressivité d’un rock des plus apaisés. LENT joue des ballades, roule à l’électrique, prend le temps d’apprécier le paysage et ses absurdités. Leurs chansons sont dites sans couplets ni refrains, dans une économie de moyens, pour frayer au plus près des mots, jouer du sens et des non-sens ouverts par les sonorités de la langue. LENT c’est l’envie de ne pas s’affoler du tempo, d’étreindre le temps, d’en chérir chaque fraction pour qu’il s’étire, s’étire, s’étirre, s’étirrrrre et ainsi s’offrir, peut-être, à terme, une once d’éternité… »

♦ La comédie musicale Oliver Twist à Canet-en-Roussillon

Olivier Twist : les 22 janvier (20h30) et 23 janvier (15h) au théâtre Jean Piat à Canet-en-Roussillon.
Le spectacle est une libre adaptation de l’un des romans les plus connus de Charles Dickens. Cette comédie musicale française s’inscrit dans la lignée des productions anglo-saxonnes de West End et de Broadway, dont elle reprend les codes. Elle est interprétée par trente comédiens (acteurs, chanteurs et danseurs compris) et quatre musiciens.

« Élevé à la dure dans l’orphelinat où sévit M. Bumble, puis maltraité par ses employeurs, des croquemorts, Oliver Twist s’enfuit à Londres, en quête d’une famille qu’il pense perdue. Dans les bas-fonds de Londres, il est enrôlé dans une bande d’enfants-voleurs dirigée par le vieux Fagin. Il découvre l’amitié avec Dickens et Nancy, mais se heurte au cruel Bill Sax. (…) Luttant sans se décourager pour se frayer un chemin dans l’existence, Oliver surmonte un à un les obstacles et retrouve finalement sa famille. »

♦ Concert portrait du compositeur André Dion

Concert électroacoustique – saison phonème. À cent mètres du centre du monde, Perpignan samedi 22 janvier 2022 (17h30).

« Échanger, offrir, partager…autant de règles qu’André Dion a faites siennes et qui s’éloignent de la perception convenue de la musique contemporaine. Pour lui, l’objet sonore est une passion, forgée dans la curiosité et la liberté que lui donnèrent des parents musiciens, admirateurs de Varèse, puis frottée longtemps au monde du théâtre. Il se tourne ensuite vers l’électroacoustique (…). »

Programme du concert :
• Analepsie I : Le fil. [32’30 : 2022] ; “Ce qui me travaille balise le futur où je vais, comme un jeu sonore de mémoire tissant le fil de mon imaginaire, du chemin qui se crée.” A. D.
• Cùchulainn, 3ème mvt de la Symphonie indo-européenne [9’30 : 2006] ; Contorsions des sons de la langue de nos ancêtres les Gaulois sur le texte du mythe du héros celte aux étranges pouvoirs.
• Organique I [6’12 : 1997] ; Exploration des sons possibles d’une trompette, et leurs rapports organiques aux matières électroacoustiques.

♦ La semaine du son de l’Unesco au Conservatoire de musique Monsterrat Caballé de Perpignan

Concert « Oui à l’ouïe » ; 18 janvier (de 18h à 20h) à l’auditorium John Cage. Le concert « Oui à l’ouïe » offre aux élèves de la classe de « Composition, Création sonore et Improvisation » l’occasion de présenter les créations électroacoustiques qu’ils ont concoctées auprès de Lucie Prod’homme dans les studios du Conservatoire Montserrat Caballé. Un voyage sonore à la fois sérieux et joyeux, accessible à tous les curieux qui ont la chance d’avoir les oreilles dans le vent.

Conférence « le chant de gorge Sibérien » ; 21 janvier (de 18h à 20h) à l’auditorium John Cage. Découverte du chant de gorge sibérien (Tuva et Mongolie) et aperçu général sur le chant de gorge dans le monde par le conférencier : Tran Quang Hai. La conférence sera suivie par un petit atelier de chant diphonique pour montrer l’apprentissage de ce chant singulier. Entrée libre (sans inscription).

« La musique de film, c’est du cinéma ! » 22 janvier (de 14h à 16h) à l’auditorium John Cage. Benoit Basirico est devenu le spécialiste de la musique au cinéma à travers la création du site Cinezik.fr, la conception de podcasts, et de programmes radiophoniques (France Musique, Radio Festival, Aligre FM).

Fondée en 1998 par Christian Hugonnet, ingénieur acousticien, l’association Semaine du Son de l’UNESCO a pour but de sensibiliser le public, les élus et tous les acteurs de la société aux enjeux sociétaux du sonore. Depuis 2004, elle organise chaque année, en janvier, partout en France, une campagne-événement selon une approche transversale de 5 domaines du son : santé (santé auditive), acoustique et environnement sonore, techniques d’enregistrement et de diffusion, relation image et son, expression musicale et pédagogie.

La semaine du son de l’Unesco au Conservatoire de musique Monsterrat Caballé de Perpignan

♦ Événement « Une Livre, une histoire » au Mémorial du camp de Rivesaltes

Jeudi 20 janvier 18h30 Peut-on vivre sans utopies ? Conférence par Frank Burbage, philosophe, Inspecteur Général de l’Éducation Nationale, et auteur de Des usages philosophiques de la notion de pauvreté : Philosophie du « développement durable » (PUF, 2013).

20h30 Lecture de Lydie Salvayre d’extraits de Contre et de son dernier roman Rêver debout. Lydie Salvayre, fille de Républicains espagnols en exil, est l’auteure d’une vingtaine de livres traduits dans de nombreux pays et dont certains ont fait l’objet d’adaptations théâtrales. Elle reçoit en 2014 le Prix Goncourt pour Pas pleurer.

Lydie Salvayre / Photo © Arnold Jerocki
Lydie Salvayre / Photo © Arnold Jerocki

♦ Une histoire des vanités de l’antiquité au XXe siècle

Lundi 17 janvier 2022 à 18h30 au Théâtre de l’Étang à Saint Estève par Alexandre Charrett-Dykes.
L’histoire des vanités, leur développement, et quelques clefs de lecture des œuvres, autant dans la symbolique que dans l’histoire des périodes qui les ont créées. Docteur en histoire de l’art, spécialiste de l’art et de l’architecture des XVIe et XVIIe siècles, Alexandre Charrett-Dykes a particulièrement étudié le monde des architectes et de la construction d’églises,dans le Roussillon et la Catalogne. Peintre et dessinateur, il est également l’auteur de nombreuses vanités…

La Vanité, genre de nature morte symbolique du caractère éphémère de la vie, est typique de l’art baroque. Née sous les pinceaux des peintres néerlandais des années 1610, les Vanités fascinent autant qu’elles interpellent. Mais le genre aborde des questions universelles qui hantent l’humanité depuis la nuit des temps. Développée à l’Antiquité dans les cercles épicuriens, puis à l’époque de la Grande Peste, reprise par la Réforme et la Contre-réforme, le Romantisme ou encore après la Première Guerre Mondiale, le genre a connu un développement qui accompagne les grandes étapes de l’histoire occidentale.

Photo : Philippe de Champaigne (1602-1674), Vanité.
Photo : Philippe de Champaigne (1602-1674), Vanité.

♦ Cinéma : Tilo Koto, un enfer sublimé par la peinture

Ciné-débat autour de la projection du film documentaire « Tilo Koto » (2021, 1h05, VF) vendredi 14 janvier 2022 (20h) au Cinéma Castillet. Organisé par Les Amis du Cinéma Castillet et de l’Art Contemporain (ACCAC).

« Pour le Casamançais Yancouba Badji, le rêve de l’Europe s’arrête brutalement dans le Sud tunisien, après avoir tenté de traverser la Méditerranée depuis les côtes libyennes. Un an et demi sur les routes clandestines où il a failli maintes fois perdre la vie. Tilo Koto, c’est l’histoire d’un homme brûlé dans sa chair et son âme par la traversée d’un enfer qu’il sublimera par la peinture. »

♦ L’épopée des poupées Bella exposée à Millas

La mairie de Millas accueillera du 20 au 23 janvier 2022, une exposition d’une soixantaine de poupées d’un fleuron de l’industrie locale : Bella. Cathy, Tressy ou Microbe, toutes ces poupées replongeront de nombreuses petites filles – devenues aujourd’hui pour certaines grand-mères – dans cette jeunesse des années 60. À son apogée, Bella emploiera 1.000 personnes et sortira 10.000 poupées par jour de ses ateliers du quartier du Vernet.

Des jolies mannequins aux vêtements imaginés par « Madame Pi qui avait l’œil pour ce genre de choses », nous confiait en 2018 Jacques Ros, ancien contremaître chez Bella. Une fois le patron réalisé, la découpe était faite au sein de l’entreprise et l’ensemble des pièces confié à des couturières à domicile de Perpignan et au-delà. « Nous avons eu des couturières jusqu’en Cerdagne » se souvient Jacky. Du 20 au 23 janvier 2022 (10h à 17h) à la salle des mariages de la mairie de Millas.

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