Cult’Hebdo 3 Novembre | L’actualité culturelle des Pyrénées-Orientales

Vaudeville © Christophe Ruetsch

♦ Focus : le retour du festival Aujourd’hui Musiques au théâtre de L’Archipel

Photo de Une : Vaudeville © Christophe Ruetsch, le 19 novembre.

« Toujours animé par la volonté d’être à la croisée des multiples expressions de la scène, Aujourd’hui Musiques explore littérature, musique, danse, performance, installation, vidéo au travers d’oeuvres où se déploie l’incroyable vitalité de la création contemporaine ». Tels sont les propos d’introduction de Borja Sitjà, directeur de l’Archipel, et de Jackie Surjus-Collet, programmatrice du festival et directrice adjointe de l’Archipel. Ajoutant que « le festival doit s’inscrire au coeur des préoccupations de son époque et cette édition a pour toile de fond les sujets environnementaux. Elle s’articule comme une ode à la nature. »

Pour 2021, l’équipe d’Aujourd’hui Musiques a fait le choix de reprogrammer en majorité les spectacles et performances prévus l’an dernier. « En ces temps de fragilisation et d’incertitude, le festival se doit de soutenir les artistes et de leur réitérer sa confiance avec six commandes d’oeuvres, dix créations, trois coproductions et de nombreuses résidences de travail. »

Installations interactives sonores et visuelles, déambulations sensorielles, balades électro contées sous casques, concerts, danse, théâtre musical… Aujourd’hui Musiques, c’est du 12 au 21 novembre à l’Archipel.

Les installations interactives sonores & visuelles

Durant le festival, tous les espaces de l’Archipel sont investis par la création. Cette année encore trois installations en entrée libre vous sont proposées. Elles sont le reflet de pratiques artistiques de plasticiens, de vidéastes, de musiciens, de compositeurs et intègrent les outils technologiques et numériques au coeur du processus créatif avec la musique comme ancrage fort.

GeKiPe du 12 au 16 novembre à l’espace panoramique. Dispositif technologique interactif.
La Maison Sensible du 12 au 21 novembre au studio. Installation interactive.
Cyclic du 12 au 21 novembre au studio. Œuvre interactive, visuelle et sonore.

Les déambulations sensorielles au coeur de l’archipel. Découvrir l’archipel autrement…

Ces visites guidées et gratuites mettent en vibration l’ensemble des espaces de l’Archipel. Tout en découvrant les coursives et les différents espaces habituellement inaccessibles du théâtre, le public suit un parcours jalonné d’installations numériques sonores et visuelles et de mini-concerts.

Installations interactives à découvrir au cours des déambulations sensorielles ou sur rendez-vous au 04.68.62.62.00.
Déambulations en entrée libre sur inscription exclusivement par téléphone ou billetterie@theatredelarchipel.org.

Zoom sur … LIBER Cie Intensités | Maguelone Vidal. Samedi 13 novembre 19h.

Alors que se levaient tout doucement les dernières restrictions liées au confinement, Maguelone Vidal avait pu tenir sa résidence au Théâtre de l’Archipel en juillet 2020. L’occasion d’une interview avec une artiste au parcours atypique et à l’imaginaire florissant.

« Il s’agit d’une vision poétique des sons du corps ; ce n’est pas du tout chirurgical, ce n’est pas Urgence ! C’est poétique et onirique, je m’intéresse beaucoup aux rêves dans la pièce. D’ailleurs, je cherche la poétique dans chacune de mes pièces. Ce sont les bruits corporels hyperphysiologiques. On entend pas du tout des poumons ; c’est vraiment de la musique, si vous ne le savez pas, vous ne l’entendez pas. Le matériel musical sur lequel la danseuse va agir est basé sur les enregistrements de l’intérieur du corps. »

Zoom sur … FIX ME Alban Richard | Arnaud Rebotini | CCN de Caen Normandie. Jeudi 18 novembre 20h30.

« C’est très certainement le spectacle le plus décoiffant du festival. » Le compositeur, Arnaud Rebotini et le chorégraphe, directeur du C.C.N de Caen, Alban Richard proposent un moment de danse et de musique à l’énergie diabolique où les quatre danseurs haranguent le public de leur gestuelle enfiévrée.

« Fix Me s’inspire de discours politiques et de prêches évangélistes. Le compositeur de la bande originale de 120 Battements par minute (César de la meilleure musique en 2018) est sur scène, entouré de ses machines analogiques et distille les quatre mouvements de sa symphonie à la pulsation enivrante. (…) Entre la techno de Rebotini, la gestuelle d’Alban Richard et les lumières hypnotiques de Jan Fedinger naît une transe à l’énergie communicative. »

♦ El Mediator : du plus secoué au plus psyché

Pogo Car Crash Control + Dangerous Deeds ; le 10 novembre (21h) ElMediator.

Après un 1er album sorti en 2018, une tournée à feu et à sang de 165 dates dont un passage au Hellfest et dans les plus grands festivals, le groupe le plus grunge du metal français (ou grunge-core) Pogo Car Crash Control est de retour ! Toujours plus doux et sensible, P3C nous présente un nouveau live aussi grunge, groth et hardcore que leur nouvel album ! Un nouveau souffle glaçant au métal hexagonal.

Aquaserge, perdu dans un étui de guitare ; le 12 novembre (20h30) Le Grenat L’Archipel.

Le collectif de musiciens s’empare des répertoires avec jubilation et originalité. La formidable reprise de la chanson de Léo Ferré Si tu t’en vas les a fait connaître du grand public. Mais ces trublions passionnés de rock progressif, de jazz et de musique psychédélique aiment aussi s’emparer des partitions contemporaines les plus subtiles. Concert dans le cadre du Festival Aujourd’hui Musiques.

♦ MUSE, première tête d’affiche des Déferlantes 2022 version Château d’Aubiry

Après des années au Château de Valmy, les Déferlantes Sud de France inaugureront en 2022 leur arrivée au Château d’Aubiry, à Céret dans le Vallespir. Un changement nécessaire répondre « à l’attente du public, toujours plus avide de nouveautés, d’artistes toujours plus prestigieux » selon l’organisation du festival.

Ce mardi a été révélée la première tête d’affiche pour l’édition 2022 : MUSE. « Ce fabuleux groupe de rock se produira pour la première fois aux Déferlantes Sud de France, et dans notre région. » Le reste de la programmation sera dévoilé en même temps que l’ouverture de tous les pass ce 8 novembre.

♦ Visa pour l’image et l’Éthiopie s’exposent à EIne

Le festival international de photojournalisme Visa pour l’Image – Perpignan renouvelle son partenariat avec la mairie d’Elne. L’exposition : « Éthiopie, exils et dérives » du photojournaliste Olivier Jobard, Lauréat du Prix Camille Lepage 2020, sera proposée au public du 13 Novembre 2021 au 12 Décembre 2021 au Musée Terrus.Du mardi au dimanche de 10h à 12h30 et de 14h à 17h. Entrée libre.

La question de la temporalité est omniprésente dans le travail d’Olivier Jobard, photojournaliste, Lauréat du Prix Camille Lepage 2020. Attente et urgence alternent de façon imprévisible dans la vie d’un migrant. À son arrivée en Éthiopie en 2019, Olivier Jobard découvre un pays au bord du gouffre, avec une population locale totalement démunie.

Champs brûlés, infrastructures pillées ou détruites, réservoirs d’eau potable hors service : « Tantôt asséchés, tantôt inondés, les sols fertiles sont disputés entre les différentes ethnies qui contestent les redistributions des régimes passés. Ces chocs climatiques et tensions agraires entraînent un exode sans précédent ».

Le photojournaliste accompagne alors des migrants éthiopiens dans leur voyage vers l’Arabie Saoudite, avec l’espoir d’y gagner leur vie, dans un voyage de souffrance, de mort, d’espoirs trompés, un périple de plus de 2.000 kilomètres qui passe à travers le Yémen en guerre. Il s’attache au destin d’un jeune migrant, Moustafa, et suit son « parcours à la dérive » durant deux ans.

© Olivier Jobard / MYOP
© Olivier Jobard / MYOP

♦ Itinérances autour du prix Walter Benjamin à Céret, deux dates à retenir

Exilio, le 11 novembre à Céret (17h) Salle de l’Union.

Spectacle sur l’exil avec le Mémorial du Camp de Rivesaltes, produit par Voodoo, en français, allemand, catalan et espagnol, avec Alex Brendemühl, comédien, Nora Buschmann, guitariste & Lalo Garcia.

Programme du 12 novembre à Céret Salle de l’Union. Le 13 novembre Itinérances sera à Carcassonne.

10h – 12h30 Itinéraires d’exil. Interventions de Nathalie Raoux, historienne (EHESS/ CNRS), présidente du jury du Prix W.Benjamin, et d’Eva Weissweiller, écrivaine et biographe. Échange avec le public.

14h30 – 16h Organiser le pessimisme. Lectures croisées de textes. Une proposition des Cahiers VUPP en collaboration avec les associations cérétanes « Pas de porte » et l’association « Les Amis du Musée de Céret ». Suivies d’une performance de Kevin Huber sur la relation maître-élève.

16h – 17h30 Les pérégrinations de Walter Benjamin dans l’actualité. Atelier avec les lauréats, le jury de l’APWB, les partenaires & le Collège international de philosophie, animé par Bruno Tackels, philosophe et président de l’association Prix Walter Benjamin. Restitution par Joël Mettay, éditeur, président des Amis du Musée de Céret et membre de l’APWB. Échanges avec le public.

17h30 – 17h50 Hommage à Dani Karavan. « Dani Karavan, construire un passage, tombeau pour Dani Karavan & W. Benjamin, Portbou », par Richard Meier.

18h-19H30 Remise des prix 2021 par Nathalie Raoux. Interventions des lauréats : Christine Breton et Sylvain Maestraggi, co auteurs, et Martine Derain, éditrice de Mais de quoi ont-ils eu si peur ? Walter Benjamin, Ernst Bloch et Siegfried Kracauer à Marseille le 8 septembre 1926, lauréat du prix spécial 2021 pour l’ensemble de son oeuvre.

Exilio

♦ Les rencontres de la Librairie Torcatis

Rencontre avec Jean-François Calmette autour de son ouvrage Les autoroutes, une affaire d’État. Vendredi 5 novembre à 18h.

« La vitesse de l’information, de la communication et des moyens de transport règne de toute sa puissance dans nos sociétés modernes. L’étude des autoroutes tombe sous le sens. Pourtant, peu de publications en ont fait une exploration exhaustive. C’est le cas de cet ouvrage qui s’attache à les observer par le prisme du droit public. »

Rencontre et dédicace avec Alain Rollat autour de son dernier ouvrage Le chaînon suivant. Samedi 6 novembre de 17h à 19h.

Alain Rollat, journaliste, éditorialiste, auteur de nombreux ouvrages est un fin connaisseur du microcosme politique des temps présents et des « monstres » qui l’habitent. Après en avoir observé les mœurs pendant vingt-cinq ans dans les colonnes du Monde, il explore le monde des temps futurs. Celui des temps d’après toutes les « fins du monde » annoncées…

♦ Plus qu’un simple chiffre : 200.000 spectateurs pour Josep – Le film

Une satisfaction pour Les Films d’Ici Méditerranée. Le film sera bientôt dans les dispositifs Lycéens et apprentis au cinéma en Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et Grand Est.

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