Journée mondiale du travail invisible

Le premier mardi de chaque mois d’avril est, depuis 2001, la journée mondiale du travail invisible. Rien à voir avec l’emploi invisible, très répandu dans le département des Pyrénées-Orientales au taux de chômage le plus élevé de France. Le concept de travail invisible a été élaboré au Quebec par l’Association Féminine d’Education et d’Action Sociale (AFEAS).


travail domestiqueLes activités non rémunérées comme, les tâches ménagères, l’éducation des enfants, les soins aux personnes, le bénévolat, mais aussi, dans les pays en voie de développement, le transport de l’eau et certaines productions agricoles pourtant indispensables à la survie de la famille, sont des exemples de travail invisible.

Le travail invisible est ainsi dénommé ainsi car il n’est, ni reconnu officiellement, ni valorisé, ni inclus dans les comptes nationaux comme le PIB rappelle l’association.

A l’occasion de l’année mondiale du bénévolat en 2011 cette notion a été étudiée et des préconisations ont été rendues publiques dans le rapport du Professeur Joseph E. STIGLITZ. Le professeur d’économie déclarait « la production des ménages constitue un aspect important de l’activité économique et sa non prise en compte risquerait d’aboutir à des conclusions erronées concernant les niveaux de bien-être et leurs variations ».

L’INSEE en 2012 avait calculé que s’il fallait rémunérer le travail invisible cela couterait entre 12 et 17 milliard d’Euros, soit 1 point de PIB en France.

En 2013 Pierre-Yves Gomez, professeur de management stratégique, publiait une enquête sur le sujet et déclarait que le fait de « Rendre le travail visible serait la solution pour sortir de la crise »

(Le Travail invisible. Enquête sur une disparition aux éditions François Bourrin).

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