Les syndicalistes et le mouvement nuit debout souhaitent la bienvenue au nouveau Préfet des PO

Une centaine de manifestants mobilisés pour le retrait de la loi travail est venue  sous les fenêtres de la Prefecture des Pyrénées-Orientales (PO). Philippe Vignes, nouveau Préfet des PO y tenait sa conférence de presse d’installation.


Le Collectif des Jeunes Révoltés66 accompagné par les forces syndicales du département, CGT66, FO66, FSU, CFTC66, Union Solidaires syndicale ou UNL, la voie lycéenne, ont tenu à souhaiter la bienvenue au nouveau préfet en scandant des slogans sous les fenêtres de la préfecture.

Un défilé ponctué par des « PS, MEDEF la France n’est pas ton fief » ou avec des revendications aussi claires et simples que « Cette loi n’est ni amendable, ni négociable ! ».

Des formes d’actions différentes mais toujours déterminées à en finir avec la Loi Travail !

Des défilés :
Le cortège a tenté de mobiliser les élèves du lycée Pablo Picasso ou de Jean Lurçat et s’est ensuite dirigé vers le siège de l’UPE66. Ils ont tapissé la vitrine du représentant local du MEDEF de tracts contre la loi travail. Accusant le syndicat patronal de « vouloir toujours plus de profits sur le dos des salariés »

Plus tôt dans la matinée ils avaient tenté de bloquer l’accès à l’aéroport en vu d’empêcher les élus se rendant par avion à Paris. Hermeline Malherbe s’est arrêtée pour dialoguer avec eux mais le Député Cresta a forcé le dispositif escorté par la police. Il déclarait plus tard sur les réseaux sociaux avoir pris rendez-vous avec les syndicalistes pour une date ultérieure.

Des occupations de locaux :
Le collectif des jeunes révoltés 66 s’est ensuite dirigé vers la Maison de la Région pour en prendre possession. Ce n’est pas la première fois que le CJR66 occupe des locaux. Pour tenter de faire pression sur le député Jacques Cresta, ils ont d’abord occupé sa permanence afin qu’il vote la motion de censure. Un vote qui aurait permis d’éviter un passage de la loi travail grâce à l’utilisation du 49-3. Le lendemain et malgré l’adoption de la loi, ils ont occupé le conseil départemental et sont parvenus à obtenir de la sénatrice Hermeline Malherbe qu’elle s’engage à ouvrir un dialogue « lors d’une prochaine mandature à voir si on le supprime ou pas, ou si on aménage » le 49-3.

Une mobilisation qui dure depuis 3 mois avec un objectif simple, « le retrait de la Loi Travail ! »
L’intersyndicale accuse cette loi  de :

  • « faciliter les licenciements et précariser les salariés »
  • « renforcer la flexibilité, et de mettre en cause la hiérarchie des normes » entre le code du travail et les accords d’entreprises »

Prochaine journée de mobilisation prévue Jeudi 19 mai 10h30 place catalogne.

Manifestation contre la loi travail Perpignan 2

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