White Scarf, la matriarche de la meute Polygon, grogne pour éloigner ses petits du veau musqué qui donne encore quelques coups de sabot. Une fois l’animal inerte, elle a laissé les petits se nourrir avant les adultes. © Ronan Donovan / National Geographic Magazine White Scarf, the matriarch of the Polygon Wolf Pack, snarls to keep her pups away from the still kicking muskox calf. Once it stopped moving, she let the pups feed first before the adults. © Ronan Donovan / National Geographic Magazine
White Scarf, la matriarche de la meute Polygon, grogne pour éloigner ses petits du veau musqué qui donne encore quelques coups de sabot. Une fois l’animal inerte, elle a laissé les petits se nourrir avant les adultes. © Ronan Donovan / National Geographic Magazine White Scarf, the matriarch of the Polygon Wolf Pack, snarls to keep her pups away from the still kicking muskox calf. Once it stopped moving, she let the pups feed first before the adults. © Ronan Donovan / National Geographic Magazine Photo libre de droit uniquement dans le cadre de la promotion de la 32e édition du Festival International du Photojournalisme "Visa pour l'Image - Perpignan" 2020 au format 1/4 de page maximum. Résolution maximale pour publication multimédia : 72 dpi
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Malgré le Coronavirus, la 32e édition du festival international de photojournalisme aura bien lieu. Du 29 août au 13 septembre, Visa pour l’Image s’adaptera aux contraintes sanitaires imposées par le Coronavirus. Pour le directeur et fondateur de Visa pour l’Image, c’est aussi l’occasion de repenser le moyen de “montrer le meilleur de la production photojournalistique”.

Néanmoins, exit la traditionnelle ruée pour les projections nocturnes du Campo Santo ; ou les déambulations entre la quinzaine de sites d’exposition. Cette année, les expositions se verront circonscrites sur 2 lieux : le couvent des Minimes, et la Chapelle Saint-Dominique. Quant aux soirées de projections, elles auront bien lieu ; mais en distanciel.

♦ L’essence du photojournalisme – Du fond, de la nuance et de la mise en perspective

C’est par ces mots que Jean-Francois Leroy concluait le traditionnel édito qui accompagne la présentation du programme :

“Dans ces temps tumultueux où la frontière entre les opinions et les faits se trouble chaque jour un peu plus, où des informations non vérifiées animent les débats des réseaux sociaux jusqu’aux plateaux télévisés, nous pensons que Visa pour l’Image peut apporter plusieurs choses dont l’époque semble cruellement manquer. Du fond, de la nuance et de la mise en perspective. Encore, et toujours, l’essence du photojournalisme”.

Tout en gardant l’essence du festival, Visa pour l’Image 2020 s’adapte en présentant de nouveaux formats. Ainsi, la majorité des expositions seront visibles sur le site internet. Les projections et les remises de prix seront également diffusées en direct sur le web.

Les expositions in situ seront visibles du 29 août au 13 septembre de 10h à 20h ; les week-ends jusqu’à 19h. Les semaines scolaires sont également maintenues ; du 14 au 18 septembre et du 21 au 25 septembre. En 2019, plus de 12.000 élèves ont visité les expositions.

Les rencontres et les conférences auront bien lieu ; mais crise sanitaire oblige, elles se tiendront par écran interposé. Plus d’informations sur le format à venir.

♦ L’environnement à nouveau à la Une du Visa 2020

⊕ James Whitlow Delano : Une planète noyée dans le plastique

Aller dans un centre commercial à Tokyo, où vit James Whitlow Delano, c’est pénétrer au royaume du plastique sous toutes ses formes : de la fibre de carbone ici, du téflon là, des rayons entiers remplis de gazon artificiel en plastique, de revêtements de sol en plastique, de cafetières et autocuiseurs en plastique brillant, de plantes en plastique dans des pots en plastique ; du shampoing, du savon, des crèmes de soin et du maquillage dans des emballages de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel plastique. De même, 60% de nos vêtements sont fabriqués à partir de fibres synthétiques (en plastique). Ce reportage se penche sur le fléau des déchets plastique qui frappe de plein fouet les pays en développement ; mais le défi de l’élimination de ces déchets concerne tous les pays.

La Rinconada, Pérou © James Whitlow Delano

⊕ Victor Moriyama (The New York Times) : La déforestation de l’Amazonie

La plus grande forêt tropicale du monde est en train de mourir. En 2019, la déforestation a atteint un niveau record de 9.762 kilomètres carrés. Si cela fait déjà des décennies que l’Amazonie est déboisée avec la complicité des gouvernements et des dirigeants, la situation a empiré au Brésil avec l’arrivée d’un gouvernement et d’un président d’extrême droite. Des milliers d’hectares ont été brûlés, en toute impunité, déclenchant des manifestations à travers le monde. Ces images ont été prises sur une période de 70 jours passés en immersion au cœur de la forêt amazonienne.

Sanne Derks : Manifesto del agua

L’accès à l’eau figure parmi les droits humains reconnus par la nouvelle Constitution de Cuba adoptée en 2019. L’un des engagements du Parti communiste est d’assurer une alimentation en eau potable à toute la population ; une ambition qui implique de nombreux défis. Dans les rues, une armée d’agents (transporteurs, fumigateurs, inspecteurs…) est chargée de sécuriser les approvisionnements en eau. Ce reportage montre le système tel qu’il est – informel – et l’inventivité du peuple cubain ; tout en proposant une réflexion plus profonde sur Cuba et le communisme aujourd’hui.

⊕ Ronan Donovan : Au plus près des loups dans l’Extrême-Arctique

Lorsqu’un sujet a peur du photographe, cette crainte transparaît dans les images et la représentation de la personne ou de l’animal est faussée. La plupart des photos de loups sauvages les montrent de loin, apeurés. Mais dans l’Extrême-Arctique, Ronan Donovan a pu suivre une famille de loups arctiques, peu craintifs. Ce reportage est un portrait intime d’une meute sauvage, à l’écoute de leurs battements de cœur face au changement climatique.

⊕ Elena Chernyshova (Panos Picture) : Sacrifice

Augusta-Priolo est l’un des pôles pétrochimiques les plus importants d’Europe. À partir de 1949, une forte industrialisation envahit plus de 20 km de côtes siciliennes. Accompagné d’aucune politique environnementale, ce développement empoisonne l’écosystème local depuis des décennies. Les taux de mortalité par cancer du sein et de malformations congénitales ont fortement augmenté. En 1998, plus de 15.000 hectares côtiers et marins sont classés site d’intérêt national, devant entraîner une décontamination immédiate, or seule une petite zone a été dépolluée. Environ 120 000 habitants de communes situées au nord de Syracuse sont touchés, directement ou indirectement.

⊕ Ian Willms : Tant que le soleil brillera

Ce reportage est une réflexion sur l’interface entre le changement climatique et l’héritage du régime colonial qui a fondé le Canada. Généralement considérée comme un événement qui s’est déroulé il y a plusieurs siècles, la colonisation des peuples autochtones du Canada est perçue, à tort, comme appartenant à un passé qui n’a plus d’impact sur notre avenir. En réalité, le « lent génocide culturel » canadien continue aujourd’hui, avec le développement industriel qui détruit l’environnement de territoires ancestraux.

⊕ Bryan Denton : Sécheresse et déluge en Inde

L’Inde dépend depuis toujours de la mousson annuelle pour l’eau, avec ses pluies qui irriguent les champs, alimentent les fleuves sacrés et offrent des décors fabuleux à la poésie ancestrale ou, plus près de nous, aux films de Bollywood. Or le changement climatique est en train de modifier la mousson, désormais moins prévisible, avec des pluies plus intenses et plus irrégulières, créant ainsi un cycle infernal de sécheresses et d’inondations.

♦ Visa 2020 met l’accent sur les femmes photographes

Outre, Elena Chernyshova, Sanne Derks, Emilienne Malfatto… le festival international de photojournalisme met à l’honneur le travail des femmes photographes.

⊕ Chloe Sharrock : Sugar Girls 

Chaque année en Inde, des milliers de femmes travaillant dans des plantations de canne à sucre sont victimes d’hystérectomies abusives. Cette pratique a été généralisée dans les années 1990 par des médecins du secteur privé afin de générer des profits. Consultés pour des problèmes bénins, ces praticiens amènent leurs patientes à penser qu’une ablation de l’utérus est nécessaire ; ils fixent alors librement le prix de l’intervention qui peut aller jusqu’à 700 dollars, une fortune pour ces femmes précaires. Et si ces travailleuses agricoles sont des cibles idéales, c’est en raison de la nature même de leur travail qui, faisant partie de l’économie informelle du pays, n’est encadré d’aucune législation, laissant place à tous les abus. Chloe a reçu la bourse de production pour les femmes photojournalistes du ministère de la Culture.

Kasari Bodkha, district de Beed, État du Maharashtra, Inde © Chloe Sharrock / Le Pictorium

⊕ Anush Babajanyan : Familles nombreuses dans le sud du Caucase

La lauréate de la bourse Canon de la Femme Photojournaliste 2019 montre dans ce reportage des familles nombreuses dans une région du sud du Caucase ; dépeignant leur vie dans ce territoire où règne tant d’incertitude, mais si riche en beauté, naturelle et humaine.

♦ Conflits armés et révolutions toujours d’actualité …

⊕ Nicole Tung : Les contestataires

Depuis juin 2019, des manifestations secouent Hong Kong. Ce qui était au départ une mobilisation massive contre un projet de loi autorisant l’extradition vers la Chine continentale s’est transformé en un mouvement plus général pour exprimer le mécontentement croissant à l’égard du Parti communiste chinois. Ce reportage montre l’espoir, indéfectible, des jeunes manifestants ; et ce malgré les perspectives de plus en plus sombres quant à l’avenir politique de Hong Kong. C’est un témoignage de leur persévérance, car sans avenir, ils n’ont rien à perdre et résistent à l’inéluctable : la mainmise du pouvoir central de Pékin sur le territoire. Nicole Tung a reçu la Bourse de production pour les femmes photojournalistes du ministère de la Culture.

Hong Kong, RAS, 22 août 2019 © Nicole Tung

⊕ Emilienne Malfatto : Irak : Cent jours de thawra

Cent jours de thawra, de révolution, raconte un pan de l’Irak actuel. Depuis l’automne 2019 et pour la première fois depuis des années, la société civile qui semblait comme engourdie par des décennies de violences de tout types se soulève en masse. Les Irakiens se mobilisent, par-delà leurs clivages, pour tenter de mettre à bas un système inopérant, sectaire et corrompu. Ce sont des manifestations violemment réprimées, des occupations de rues, des gamins nu-pieds face à la police anti-émeute. Une révolte à la fois déterminée et naïve, le cri de rage et d’espoir de toute une génération.

♦ La pandémie du Coronavirus, un sujet pour les photographes du monde entier 

⊕ Peter  Turnley : Le visage humain du Covid-19 à New York

Hommage visuel rendu aux héros et aux victimes (et souvent les deux à la fois) de la guerre contre le Covid-19. Ce journal de bord constitué d’images et de récits couvre une période de trois mois dans la ville de New York ; un témoignage de la solidarité entre tous les hommes et les femmes du monde face à cette crise. C’est un récit qui nous appartient, à tous.

⊕  Exposition collective : Pandémie

Avec un bilan qui ne cesse de s’alourdir et un confinement imposé à plus de la moitié de l’humanité, la pandémie de Covid-19 liée à la propagation du coronavirus Sars-CoV-2 s’est directement inscrite comme l’événement majeur de ce début de siècle. Crise sanitaire sans précédent, l’épidémie aura aussi révélé les failles dans l’armure de notre monde moderne, bouleversé nos modes de vie et ébranlé l’économie mondiale. Elle aura également créé dans son sillage une multitude d’autres pandémies locales : sociales, politiques et économiques. Cette exposition qui regroupe différents travaux de photojournalistes à travers le monde se veut comme un premier tour d’horizon de cette crise dont les tumultes continueront d’agiter le « monde d’après » bien au-delà de sa lointaine résolution.

♦ Parmi les sujets des projections de Visa pour l’Image 2020 …

Les projections de Visa pour l’Image retracent les événements les plus marquants de septembre 2019 à août 2020. Chaque soirée débute par une « chronologie » retraçant deux mois d’actualité de l’année écoulée. Viennent ensuite différents sujets et points de vue liés aux faits de société, aux conflits ; ceux dont on parle et ceux que l’on tait, aux différents constats de l’état du Monde. Visa pour l’Image propose aussi des « rétros » ; retours sur des personnalités ou faits majeurs de l’Histoire.

L’actualité de l’année sur tous les continents : guerres, crises, politique, insolite, sport, culture, science, environnement…

  • Contestations, rébellions et désobéissance civile (Chili, Équateur, Colombie, Bolivie, Irak, Liban, Égypte, Hong Kong, Europe…)
  • Pandémie de Covid-19 dans le monde
  • Pollution et surexploitation des mers
  • Conséquences des changements climatiques
  • Réfugiés en Grèce et au Bangladesh
  • Conflit en Syrie
  • Hommage à Terry O’Neill

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