Article mis à jour le 11 janvier 2026 à 10:31
Ce dimanche 11 janvier 2026, la revue de presse revient sur les sujets qui ont mis Perpignan et les Pyrénées-Orientales sous les projecteurs des médias nationaux. Municipales à Perpignan, nouveaux revers judiciaires pour la mairie RN, soupçons de détournement d’aide alimentaire à Pézilla-la-Rivière, mais aussi crise sanitaire dans les élevages, sécheresse persistante et recherches archéologiques à Tautavel.
Dirigée depuis 2020 par Louis Aliot, cadre RN, la bataille pour la mairie de Perpignan attire les rédactions nationales
France Info / « Les quartiers populaires sont abandonnés » : à Perpignan, une gauche divisée veut arracher la mairie au RN Louis Aliot
Le vice-président du Rassemblement national dirige cette ville des Pyrénées-Orientales depuis 2020. Il fait face à une opposition remontée sur son bilan, notamment en matière de sécurité et d’emploi. Ce sera l’un des points chauds des élections municipales : Perpignan, 120 000 habitants, à la frontière espagnole, dans les Pyrénées-Orientales. La ville est dirigée depuis 2020 par le maire RN Louis Aliot, qui est également vice-président du parti. Il remet en jeu son mandat, attaqué sur son bilan et menacé d’inéligibilité dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du RN, dont le procès en appel démarre mardi.
L’Humanité / Municipales 2026 : à Perpignan, la gauche est éparpillée face à la menace de Louis Aliot et du RN
Malgré la volonté de l’extrême droite de rempiler à la tête de la ville, le camp progressiste persiste à présenter trois listes, qui se déchirent pour incarner l’union. En temps normal, la menace de l’extrême droite pousse les progressistes à se retrouver. Mais, comme pour toutes les règles, celle-ci connaît aussi des exceptions. À Perpignan (Pyrénées-Orientales), ville dirigée depuis 2020 par Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national (RN), la gauche est éparpillée. Sur la ligne de départ, trois forces se dévisagent.
France Info / Assistants parlementaires du FN : Louis Aliot continuera « de gérer la mairie de Perpignan », malgré le procès en appel
Le maire RN de Perpignan est candidat à sa réélection pour un deuxième mandat alors que s’ouvre le 13 janvier pour un mois, le procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du FN. En première instance, il a été condamné à 18 mois de prison, dont 6 mois ferme et trois ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics.
Énième désaveu judiciaire pour la mairie Rassemblement national de Perpignan
Portail Basta / À Perpignan, ville RN, le directeur de la police municipale attaque le média L’Empaillé
Le média du Sud-Ouest « L’Empaillé » comparaît devant le tribunal correctionnel de Perpignan ce 8 janvier après une plainte du directeur de la police municipale de la ville RN pour « injure publique ». Pour le journal, c’est une procédure-bâillon.
Enquête ouverte sur un possible détournement d’aide alimentaire à Pézilla-la-Rivière
Marianne / Quand les bénévoles détournent l’aide alimentaire : drôle de scandale à Pézilla-la-Rivière
Début décembre le parquet de Perpignan a reçu deux plaintes qui ont déclenché une enquête menée par la gendarmerie. Les faits dénoncés sont graves : un détournement de l’aide alimentaire par les bénévoles, et dans le même temps des colis de moins en moins remplis. Un système qui impliquerait certains élus du bourg de Pézilla-la-Rivière.
Soutien aux photojournalistes en baisse à cause du retrait de la Fondation Carmignac
Les Échos / Fin du prix Carmignac du photojournalisme : 15 ans d’engagement et une exposition à Paris
La Fondation Carmignac et SNCF Gares & Connexions présentent sur le parvis de la Gare de Lyon, une exposition consacrée au Prix Carmignac du photojournalisme visible jusqu’au 15 janvier 2026. Créé en 2009 par Edouard Carmignac et dirigé par Margaux Granjou depuis 2022, le Prix Carmignac du photojournalisme a soutenu pendant quinze ans la réalisation de grands reportages photographiques consacrés aux enjeux majeurs liés aux droits humains et à l’environnement.
Retour sur la crise de la dermatose nodulaire contagieuse qui a touché les élevages des Pyrénées-Orientales
La Croix / Comment les maladies tropicales se sont répandues dans les élevages français
Dermatose nodulaire, fièvre catarrhale ovine ou maladie hémorragique épizootique : ces virus, jadis exotiques, s’installent en France. Les éleveurs, déjà fragilisés, doivent composer avec ces maladies nouvelles dont la propagation est accentuée par le dérèglement climatique. (…) « Pour les maladies infectieuses que sont la MHE et la FCO, nous allons devoir vivre avec, nous le savons. Mais pour la DNC, l’objectif est encore d’éradiquer le virus du territoire »,explique Jeanne Brugère-Picoux. Au rythme actuel de vaccination des 750 000 bovins de l’arc pyrénéen, et sous couvert d’un strict respect de l’interdiction du transport d’animaux, la spécialiste table sur une sortie de crise le 18 janvier.
Cette situation expose les failles de la France en matière de santé animale. Avec ses 16 millions de bovins, l’Hexagone reste la première puissance d’élevage en Europe; pourtant, les vétérinaires ruraux manquent et certains départements se désertifient. « Dans les Pyrénées-Orientales, un seul vétérinaire a dû vacciner les 6 500 bovins présents dans le département pour contenir la DNC », explique Jean-Yves Gauchot.
Les dernières pluies ont-elles permis de mettre fin au cycle de sécheresse dans les Pyrénées-Orientales ?
Le Monde / Après des années de sécheresse, les Pyrénées-Orientales et l’Aude soulagées par les fortes pluies de décembre
Les deux départements, dont les réserves en eau sont très éprouvées depuis près de trois ans, ont enregistré une forte pluviométrie en fin d’année. Mais le déficit chronique n’est pas intégralement résorbé. La fontaine du Pou a recommencé à chanter fin décembre à Sournia, un village de 500 âmes au cœur du Fenouillèdes, dans le nord-ouest des Pyrénées-Orientales. L’ouvrage ne coulait plus depuis quatre ans, s’émeut Yvon Crambes, le maire.
Le sexagénaire s’est réjoui de voir la source jaillir de nouveau : « Toute ma jeunesse, j’ai vu les chevaux de trait et le bétail venir boire dans ces abreuvoirs. » Cet éphémère cadeau de Noël – la fontaine s’est depuis affaiblie et ne donne presque plus d’eau – est le fruit des trombes qui se sont abattues sur cette portion du pourtour méditerranéen durant les fêtes de fin d’année.
À la recherche du feu dans la Caune de l’Arago
Les Échos / Allumer le feu !
L’utilisation du feu fut une révolution pour l’humanité, au même titre que la roue, la maison, l’imprimante, Internet… Certains préhistoriens pensent que seul Homo sapiens (nous, en somme) fut assez malin pour créer les premières flammes. Mais d’autres recherchent l’inventeur originel bien plus loin dans le temps.
En Afrique de l’Est, des sols auraient été chauffés il y a 1,5 million d’années. Un site de 800.000 ans, en Israël, conserverait plusieurs foyers et même des indices de cuisine de poissons. En France, des microcharbons ont été retrouvés dans le célèbre site de Tautavel (Pyrénées-Orientales), mais ils ont probablement été apportés par le vent depuis un incendie dans la vallée. S’il n’y a pas de fumée sans feu, ou plutôt de charbon archéologique sans flamme, comment savoir avec certitude quel humain fut vraiment le premier à jouer avec le feu ?
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