Les auteurs de « La Présidente » en signature à Perpignan

Deux auteurs de la bande dessinée « La Présidente », aux éditions Les Arènes, étaient à Perpignan pour débattre avec leurs lecteurs et des futurs électeurs. Une cinquantaine de personnes de tous âges ont échangé avec le tandem d’auteurs de la trilogie de politique fiction. Laurent Muller et Farid Boudjellal sont venus à l’invitation du collectif enVIE de POlitique66. L’ensemble de la rencontre sera consultable prochainement sur la chaine Youtube du collectif.


« Infime chance de gagner ? »
De nombreuses questions ont fusé dans le public, mais aussi des remarques face à une expression utilisée par Farid Boudjellal. Ce dernier évoquait « l’infime chance du Front National de remporter cette élection ». Une jeune femme, étudiante en droit à l’université de Perpignan de l’interpeller : « face à la désillusion de l’électorat, il y’a beaucoup de chances pour que les gens ne se reconnaissent pas dans le vote contre Le Pen », rappelant l’élection en 2002, qui avait vu 80% des électeurs se mobiliser contre Jean-Marie Le Pen face à Jacques Chirac. Et de poursuivre en expliquant que l’abstention pourrait bénéficier à Marine Le Pen et la conduire à l’Elysée. Laurent Muller a répondu par l’affirmative « effectivement aujourd’hui, le risque le plus grand est celui de l’abstention ». En précisant que compte tenu des clivages entre les différents bords politiques, « le front républicain » ou le « vote utile » va avoir du mal à convaincre.

Bande dessinée pédagogique et dessin hyper-réaliste
Parmi les personnes présentes l’ancien Maire de Perpignan, Jean Paul Alduy a confié qu’il avait donné à lire la bande dessinée à son fils de 11 ans et qu’il l’avait lue d’un seul trait, illustrant ainsi le volet pédagogique de « La Présidente ».

Farid Boudjellal a rappelé en préambule l’une des raisons pour lesquelles il s’est investi dans ce projet. Natif de Toulon dans le Var, il a vécu le basculement de la ville après la victoire du Front National en 1995  : « J’ai vu très rapidement les associations subir la suppression des subventions », il rappelle aussi « la répression des libraires » qui avaient refusé d’être présents au salon du livre de la ville car le maire y avait exigé un stand de littérature d’extrême droite. Une situation qui conduit à la fin du dit salon trois ans après l’arrivée à la tête de la mairie de Jean Marie Le Chevallier (retour sur les Archives de Var Matin). Le dessinateur de la trilogie la Présidente précisait qu’il avait volontairement choisi un dessin hyper réaliste car il fallait absolument éviter la caricature afin que le propos soit recevable par le plus grand nombre.  

Relire notre interview des auteurs.

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