Perpignan Sanch 2018 – De la lumière à l’ombre

Le succès de la Sanch ne se dément pas, depuis plus de 600 ans l’Archiconfrérie de la Sanch accompagne et soutient le condamné à mort jusqu’à sa dernière sépulture. Cette année encore, le parcours du coeur de la ville de Perpignan a attiré de nombreux amateurs ou curieux, séduits par le décorum et la solennité de l’événement. Appareil photo ou smartphoto en main, les spectateurs voulaient tous immortaliser le passage du Régidor tout de rouge sang vêtu ouvrant et rythmant le cortège du tintamarre de sa cloche en fer. L’ambiance, tout comme le rythme de la déambulation, ont brusquement basculé quand la pluie s’est invitée peu avant la rue Mailly. Une certaine effervescence s’est emparée des pénitents qui s’affairaient à protéger les Misteris d’un imperméable, tandis que les badauds ouvraient tous leur parapluie.

Prise de parole de l’évêque au lendemain d’une semaine « tragique »
« Des hommes sont-ils dépourvus à ce point d’humanité ?, s’interrogeait Monseigneur Turini rappelant les  attentats de Trèbes et de l’assassinat antisémite de Mireille Knoll. L’évêque a choisi de déclamer sur le parvis de la cathédrale Sain Jean un discours particulièrement fort. L’évêque du diocèse Perpignan-Elne y appelait  à un sursaut populaire adressé à tous pour « lutter contre toute forme de violences à caractère religieux, xénophobe, antisémite ou sexuel ». Monseigneur Turini a fait résonner d’un « PLUS JAMAIS ÇA ! » les murs de la place Gambetta emprunt d’un silence lourd de sens. Avant d’enjoindre la masse des pénitents et des spectateurs présents à ne pas avoir « peur aussi de crier [sa] juste colère haut et fort ». Comme pour demander à l’humanité à ne pas plier « devant cette barbarie à visage inhumain ».

 

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