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Exercice POLMAR – Menace d’une nappe d’hydrocarbures sur le littoral catalan

Exercice grandeur nature de lutte contre les pollutions d’hydrocarbures ce mardi 13 Novembre en baie de Banyuls-sur-Mer. Le dispositif POLlution MARitime (POLMAR) a été mis à l’épreuve par pas moins de 90 personnes.

♦ Pour la directrice de cabinet de la préfecture, Edwige Darracq “On ne fait bien que ce que l’on fait souvent”

D’où l’importance de ce type de mise en situation. L’objectif de cet entraînement est de mettre à l’épreuve les procédures, matériels, méthodes et personnels, afin que le jour J chacun connaisse et maîtrise son rôle.

Des pompiers, des personnels des communes de Banyuls-sur-Mer, Cerbère, Collioure, Port-Vendres ou Sainte-Marie ont déployé 2 barrages flottants de type boudin. Un premier de 60 mètres pour protéger le port de la nappe d’hydrocarbures et un second de 290 mètres a été installé sur l’anse de Banyuls-sur-Mer. L’ensemble du matériel est fourni par le centre POLMAR de Sète, un des 13 centres interdépartementaux positionnés sur l’ensemble du littoral français. Le Parc Naturel Marin du Golfe du Lion, la Société Nationale de Secours en Mer, l’Observatoire de Banyuls ont également pris part à l’exercice. Dix bateaux, dont le Notre Dame de la Serra, ont été mobilisés pour ce dispositif.

Parmi les actions nécessaires pour empêcher la pollution d’arriver sur la côte et pour permettre la collecte du pétrole ou du fuel, une chaîne de récupération, de pompage et de stockage ainsi qu’une zone de décontamination ont été mises en œuvre. Enfin, et dans l’éventualité où une partie de la nappe de pétrole aurait échappé au barrage, une équipe est formée pour prendre en charge le nettoyage de la plage des éventuels galets et autres boulettes d’hydrocarbure.

Johann Schlosser, de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer des Pyrénées-Orientales, nous confie que, dans le cas d’une réelle pollution, des associations du type Ligue de protection des animaux pourraient également être mises à contribution pour la prise en charge d’éventuels animaux souillés par les hydrocarbures. Quant à l’usage des dispersants, Johann Schlosser a confirmé qu’ils ne seraient pas utilisés dans ce cas de figure. En effet, il est préféré une collecte manuelle aux produits chimiques qui ont la propriété de favoriser la dispersion d’hydrocarbure en faisant tomber le pétrole au fond de l’eau. L’objectif est d’éviter au maximum que le produit visqueux n’atteigne les côtes. Johann Schlosser, nous confirmait qu’en cas de surgissement d’un événement d’ampleur sur la côte catalane, c’est la protection des ports qui serait privilégiée. Les 100 kilomètres de côte rocheuse ou sableuse ne pourraient être malheureusement protégés en totalité.

♦ La RISC à la manœuvre

Dans le département, la Réserve Intercommunale de Sécurité Civile compte environ 300 à 400 personnes qui sont chargées essentiellement d’action de surveillance des massifs contre le risque d’incendie. Parmi ces bénévoles, des chasseurs, des écologistes ou des randonneurs surveillent nos bois et forêts et alertent en cas de départ de feu. En cas de marrée noire, le préfet ferait en priorité appel à cette réserve afin de mener un certains nombre d’actions notamment la récupération des résidus en mer. Johann Schlosser. “Dans ce genre de cas, de nombreux bénévoles se manifestent, or nous devons avoir un certain suivi sanitaire sur ces derniers, d’où l’importance de pouvoir compter sur la RISC”. La directrice de cabinet profitait de l’occasion pour faire un appel au volontariat dans le cadre de la RISC. Les personnes intéressées peuvent se rapprocher de leur commune afin de se faire connaître.

En mars dernier un exercice de grande ampleur avait tenu en haleine les forces de secours du département à l’aéroport de Perpignan.

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