Article mis à jour le 25 mars 2026 à 20:24
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez « valide le projet de construction du commissariat de Perpignan, pour un budget de 34 millions d’euros ». Le Préfet, Pierre Regnault de la Mothe a annoncé la nouvelle ce 25 mars à l’occasion de la remise de la légion d’honneur au directeur départemental de la police nationale.
Face à une salle comble de l’ensemble des forces de l’ordre et de sécurité des Pyrénées-Orientales, le préfet s’est réjoui de l’annonce faite par courrier la veille par le Ministre de l’Intérieur aux parlementaires.
Une légion d’honneur pour le commissaire divisionnaire Laurent Astruc et l’annonce d’un commissariat flambant neuf pour les agents de la police nationale des Pyrénées-Orientales. C’est par cette « très bonne nouvelle » que le préfet a introduit la cérémonie en l’honneur du patron de la police dans le département.
Le terrain de 4000 M2 des anciens courriers catalans cédé par la ville
« C’est un énorme projet, mais le travail va commencer tout de suite », précise le préfet. Concernant l’échéance, le représentant de l’État dans les Pyrénées-Orientales rappelle que c’est un engagement fort du ministre et qu’il avait désormais mandat pour travailler avec tous les interlocuteurs.
Le maire réélu de Perpignan s’est montré satisfait à l’annonce du préfet. « Cela fait trois ans que nous discutons avec le ministère et la décision était sans cesse reportée. Je pense que pour les policiers comme pour la ville, c’est rassurant ». Concernant le financement, selon Louis Aliot, hormis la cession du terrain estimé à 2M€, le nouveau commissariat devrait être financé en intégralité par l’État. Contrairement à la rénovation du Palais de justice, où le ministère demande à la ville une participation de 20% de l’enveloppe des travaux.
Des « conditions de travail précaires » depuis trop longtemps selon le syndicat Alliance
Selon Franck Rovira, responsable d’Alliance dans les Pyrénées-Orientales, les conditions de travail des policiers nationaux sont dénoncées depuis de nombreuses années. Face à l’annonce du préfet, le syndicaliste se dit satisfait, mais reste attentif à la suite du dossier.
En attendant, il décrit des locaux vétustes, insalubres et où la promiscuité est le quotidien des agents du commissariat. « Aujourd’hui, on a des agents qui sont les uns sur les autres, parfois à 3 ou 4 par bureau. Et les services sont éclatés dans plusieurs endroits de la ville. » Concernant l’état de l’actuel commissariat, Franck Rovira décrit « les fissures dans les murs ou des canalisations qui ne supportent pas le poids des années. »
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