2ème édition du salon Studyrama à Perpignan

Pour la deuxième année consécutive, le salon des études supérieures était au Palais des congrès de Perpignan pour présenter aux élèves de terminale les nombreuses possibilités d’études post-bac. 20 exposants ont répondu aux jeunes souvent accompagnés par leur famille. À l’heure où les Admissions Post Bac vont s’ouvrir, le choix s’avère difficile pour certains. Entre les secteurs ou les statuts, tout un univers que les lycéens découvrent parfois, par manque de conseil au sein de leur établissement ou simplement car ils n’ont pas encore fait le choix définitif d’orientation professionnelle.


« Une information au niveau des lycées quasi inexistante »
Anais, 17 ans en terminale Economique et Social à Béziers, est venue accompagnée de ses parents. « Mon objectif est de rencontrer les écoles de commerce, qu’elles soient ou non en  contrat avec l’État. Nous nous renseignons sur les débouchés en marketing ou en communication, la possibilité de continuer après un cursus initial… Nous sommes venus nous renseigner car il n’y a pas assez de conseillers d’orientation dans mon lycée ». Sa maman de rajouter, « c’était déjà le cas avec notre fils ainé qui est en école d’orthophonie, il y a un manque d’information au niveau du lycée. Nous avons l’intention d’aller dans plusieurs salons étudiants pour qu’elle (Anais) puisse faire son choix en toute connaissance de cause »

L’alternance « des offres pas toujours pourvues faute de candidats ».
Alors que l’alternance est de plus en plus plébiscitée par les professionnels et par les spécialistes en raison de son insertion professionnelle quasi assurée, c’est un statut qui effraie. « J’ai l’impression que les jeunes ont de plus en plus de mal, nous avons presque plus d’offres que de candidats » nous confiait  Mme Lagadec, directrice de l’Institut de Formation Conseil de Perpignan qui animait une conférence sur le sujet. Elle rappelait que les jeunes en alternance sont employés  le plus souvent dans l’entreprise qui les a formés ou retrouvent très facilement un emploi. Leur cursus en alternance les rend très rapidement opérationnel pour l’employeur.

« Aujourd’hui je pense qu’il y a une crainte de l’entreprise, du marché du travail et pas seulement pour les jeunes. J’ai eu des réflexions de parents qui estimaient que leurs enfants étaient trop jeunes pour l’alternance au sortir du bac. La mauvaise image dont pâti l’alternance aujourd’hui est aussi un frein pour les jeunes ».

Régis, lycéen en terminale S au lycée Maillol, a quant à lui fait son choix. Il souhaite devenir expert comptable et penche pour la formule de l’alternance : « pour avoir une meilleure experience professionnelle et aussi pour réduire les coûts ». En effet, dès lors que l’étudiant rentre dans un principe d’alternance, c’est l’organisme de formation de sa branche qui assume les frais de scolarité.

Des écoles privées aux méthodes différentes
Parmi les écoles présentes au salon, l’école Epitech, école informatique qui forme en cinq ans après le bac des experts du secteur. Un secteur en recherche permanente de personnel qualifié. Afin de répondre au mieux à une discipline qui est évolution permanente, Sylvie Launeay responsable d’Epitech Montpellier, nous détaille la pédagogie et la particularité de l’école. « On n’a pas d’enseignants, nous appliquons une pédagogie par la mise en situation. Les jeunes travaillent en collectif autour d’un projet qui leur est soumis et qu’ils doivent mener à bien dans un temps imparti. C’est à eux de trouver les méthodes, les compétences à mettre en oeuvre pour atteindre l’objectif. Cela change complètement du système qu’ils connaissaient jusque là. Jusqu’au bac les informations leurs étaient fournies et ils devaient les restituer. Nous, nous leur donnons les clés pour qu’ils deviennent automnes, qu’ils aillent eux même chercher l’information dont ils ont besoin ». 

Une pensée sur “2ème édition du salon Studyrama à Perpignan

Commentaires fermés.

539f8bc8e7609b11ae1a7ba3cc2bd8a0\\\\\\\