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Après le second tour, Louis Aliot incontournable pour la présidence de Perpignan Méditerranée Métropole ?

Election du President de la Communauté Urbaine de Perpignan

Article mis à jour le 23 mars 2026 à 12:14

Ce dimanche 22 mars marquait, presque, la fin de la séquence électorale des municipales dans les Pyrénées-Orientales. Prochain épisode : le vote, le 24 avril, par les conseillers communautaires, des présidents des intercommunalités. À Perpignan, en 2020, Louis Aliot avait échoué à prendre la communauté urbaine, Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), au profit de Robert Vila. Six ans plus tard, le scénario lui semble bien plus favorable. Image d’archives.

Lors de la soirée électorale, de nombreux maires, y compris de PMM, étaient à la préfecture. Et selon plusieurs d’entre eux, Louis Aliot apparaît désormais incontournable. En plus de gagner Perpignan dès le premier tour, le RN est ressorti renforcé de ces élections en remportant Canohès et Rivesaltes, deux des 37 communes de la collectivité.

Louis Aliot à propos de PMM : « Petit à petit, on avance »

Lors de sa toute première réunion publique, en janvier dernier, le maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement national, en campagne pour sa réélection, déclarait à propos de l’élection à PMM en 2020 : « Les maires ne me connaissaient pas ou pas bien. Depuis maintenant six ans que nous travaillons ensemble, ils se disent : “Bon, finalement, on nous avait présenté ça comme le diable, il est plutôt pas mal.” Petit à petit, on avance. »

À Perpignan, les résultats ont largement donné raison à Louis Aliot sur sa stratégie de campagne. En sera-t-il de même pour la présidence de la communauté urbaine ?

Pour s’assurer la présidence, Louis Aliot doit réunir la majorité des 88 sièges soit 45 voix. Grâce à son élection à Perpignan, il peut compter sur les 30 sièges de sa majorité. Il lui faut donc aller chercher 15 voix supplémentaires. Avec Rivesaltes et Canohès, il cumule trois votes de plus : deux pour la première, un pour la seconde. S’y ajoute également un siège issu de l’opposition RN au conseil municipal de Cabestany.

Il peut également compter sur des alliés du premier jour, tels que le maire de Baixas. Ce qui lui assure 36 voix. Reste la question des conseillers communautaires des 32 autres communes.

Le jeu des tractations en coulisse est déjà lancé

Alain Ferrand, maire du Barcarès, réélu lui aussi au premier tour et candidat en 2020 face à Louis Aliot et Robert Vila, nous confie vouloir une collectivité de « projets » et non de « gestion », comme selon lui au cours des six années passées. Pour Alain Ferrand, qui, sur proposition de Robert Vila, avait été déchu de sa vice-présidence lors de son passage en prison, il faut que PMM avance et investisse pour le territoire. En clair, le rapprochement Ferrand Aliot semble se dessiner.

Parmi les maires réunis lors de la soirée électorale, si plusieurs déclarent rester fidèles à Robert Vila, candidat à sa réélection, ils disent aussi que Louis Aliot est désormais en positon de force pour prendre la tête de PMM. Les maires de Pollestres, de Pézilla-la-Rivière ou encore de Bompas voteront Robert Vila au premier tour. Mais certains élus n’excluent pas une alliance au second tour. D’autres évoquent même l’hypothèse d’une collectivité dirigée par Louis Aliot, avec une première vice-présidence confiée à Robert Vila, qui n’a pas démérité, selon ses proches. Ce rôle pourrait d’ailleurs devenir stratégique dans l’hypothèse où les juges décideraient de confirmer la peine d’inéligibilité de Louis Aliot dans l’affaire des assistants parlementaires du FN. Questionné sur ce point, Robert Vila dit ne pas croire à cette condamnation. Il a tout de même profité de la soirée électorale pour mettre en avant son bilan et confirmé sa candidature pour PMM.

À quoi sert l’agglo ?

Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) est la communauté urbaine qui réunit 37 communes autour de Perpignan et gère, à cette échelle, des compétences majeures du quotidien et de l’aménagement du territoire. Elle intervient notamment en matière de développement économique, de transports et de mobilités, de collecte et de traitement des déchets, d’eau et d’assainissement, d’habitat, d’urbanisme, de voirie, de tourisme ou encore de transition écologique.

En clair, l’agglo sert à mutualiser les moyens des communes pour porter des services publics et financer des projets structurants que chacune ne pourrait pas assumer seule. Sa présidence pèse donc bien au-delà du symbole politique, puisqu’elle permet d’orienter les investissements et les priorités de l’ensemble du bassin de vie.

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