Conseil municipal de perpignan – Tension avant la trêve des confiseurs

Lors du dernier conseil municipal de 2016 la tension entre les élus d’opposition et de la majorité était vive et perceptible.


“Vous faites du populisme sur le commerce de Perpignan !”
Il s’agissait de voter une convention de partenariat avec la Caisse des Dépots et Consignations pour la rénovation, entre autres, de la place du “Pont d’en Vestit” (au croisement entre la rue Foch et des Augustins)La tension est montée d’un cran au conseil municipal de Perpignan quand, Xavier Baudry, élu d’opposition, a rappelé des chiffres “accablants” pour la ville tirés d’un rapport qui date de 2013. Un commentaire qui a visiblement agacé les élus de la majorité, Pierre Barbé, élu à l’office du tourisme, “j’en assez que vous dénigriez, systématiquement, le centre ville et ses commerçants, au lieu de participer à la valorisation des efforts qui sont faits pour les mettre en valeur”. Xavier Baudry se justifiant en déclarant qu’il ne dénigrait pas “le centre ville mais le travail des élus”. Stéphane Ruel, adjoint au commerce, de répondre “nous travaillons sur des chiffres plus récents et issus d’enquêtes de terrain plus précises”. Avant de conclure sont propos en accusant : “vous faites du populisme sur le commerce de Perpignan !”. Une convention qui malgré les échanges houleux sera votée à l’unanimité.

L’occasion pour Jean-Marc Pujol de rappeler ses 3 axes pour le centre ville
Le maintien ou l’installation massive d’équipements public (le conservatoire, l’université…), le développement de l’attractivité en coeur de ville avec les animations, particulièrement le week-end et la volonté de se battre contre l’avis de l’État sur la possibilité de ne pas reconstruire après une destruction dans un secteur sauvegardé. “Je ne crois pas que l’on puisse laisser dans son jus des bâtiments qui n’ont aucun intérêt historique” rappelant le sort fait au presbytère en fin d’année 2015. Un presbytère qui a laissé l’espace pour une place dite “Méditerranéenne”


La majorité des dossiers votés à l’unanimité
Et notamment celui de l’installation de plantes grimpantes dans certaines rues du centre historique. Dossier que Virginie Barre, élue à l’embellissement du cadre de vie, est “particulièrement heureuse de porter”. Ou encore l’adhésion de Perpignan l’Association des Villes pour la Propreté Urbaine en 2017. Une adhésion d’un coût annuel de 1.600 € qui permettra à la ville d’obtenir des indicateurs de mesure et des aides au pilotage des moyens sur le terrain. Alain Ghebart, adjoint à la propreté urbaine, rappelait le plan sur trois ans mis en place. “Un plan qui commence à porter ses fruits” particulièrement en matière de dépôts sauvages d’encombrants sur la voie publique, avec une baisse de 40 tonnes par mois. “Ces chiffres encourageants sont le résultat d’une campagne de communication et de l’intervention sur le terrain des 5 agents de la brigade propreté”.

Prochain rendez-vous avec le conseil municipal le 9 février 2017.

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