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Élections municipales : à Céret, Michel Coste remporte l’élection, François Brulé amer

Article mis à jour le 16 mars 2026 à 17:28

Dans la sous-préfecture des Pyrénées-Orientales, le maire sortant Michel Coste était opposé à François Brulé. Le premier l’a emporté avec 53,70% des voix, contre 46,30% pour son concurrent. Michel Coste fera donc un second mandat. Du côté de l’équipe Brulé, la défaite est difficile à accepter.

En ce lendemain de vote, le Tech continue de couler sous le pont du Diable. Tous deux en ont vu d’autres. L’élection du dimanche 15 mars a reconduit au pouvoir Michel Coste, qui avait accédé à la mairie de Céret pour la première fois en 2020 (avec 56,8% des voix à l’époque). Déjà conseiller municipal d’opposition, il avait alors emporté le scrutin après le retrait du maire sortant de l’époque, Alain Torrent, qui avait régné sur Céret pendant près de 20 ans. 

Contacté ce lundi, Michel Coste se satisfait d’une « belle victoire ». « Je remercie les électeurs qui nous ont soutenus et qui nous ont accordé leur confiance à nouveau. La campagne a été dure mais nous avons gardé le cap : convaincre grâce à notre bilan et aux beaux projets que nous portons. C’est une nouvelle page qui s’ouvre pour Céret ». 

Interrogé sur un résultat assez serré (moins de 300 voix séparent les deux hommes), Michel Coste reconnaît devoir mener un « travail de fond ».

« Les habitants ont besoin d’explication et de pédagogie sur certains choix qui sont faits. Nous nous sommes engagés à les associer davantage aux décisions et aux projets. Nous le ferons ». 

Après une période suspendue à l’approche des élections, les dossiers sont rouverts et les projets sur la table. « Nous sommes de retour au travail ce lundi matin, poursuit l’édile cérétan. Le nouveau conseil municipal va être installé dans les prochains jours et nous allons pouvoir lancer, petit à petit, tous les projets qui figurent dans notre programme ».

« Nous allons continuer de subir la mauvaise gestion de la ville »

Également joint, François Brulé se montre amer. Faisant référence au premier mandat de Michel Coste, marqué notamment par des projets culturels dans le parc du Château d’Aubiry (Les Seigneurs du Château, Les Déferlantes, Splendeurs de Chine…), François Brulé regrette qu’une majorité de votants aient « choisi la continuité d’un mandat en déroute budgétaire, dont le programme relève plus du planning d’une entreprise de production de spectacles que de celui d’un centre décisionnel dédié à tous les citoyens ». Le candidat battu déplore également un climat néfaste dans lequel il affirme avoir fait face « aux rumeurs, au dénigrement, aux menaces et aux informations tronquées ». 

Au sein de son équipe, on regrette durement le résultat. Dans un post Facebook, l’une de ses colistières écrit : « Nous n’avons visiblement pas réussi à nous faire entendre comme on aurait dû, à expliquer ce qu’aurait pu être notre ville ensemble, demain. C’est évidemment de très mauvais augure pour les sept ans à venir, puisque nous allons continuer de subir la mauvaise gestion de la ville ». Et d’interroger : « Sans maîtrise financière, urbaine, environnementale ou culturelle, où allons-nous ? »

De son côté, François Brulé conclut que « les Cérétanes et les Cérétans peuvent compter sur notre volonté et nos compétences : six de nos colistiers siégeront au Conseil municipal, trois au Conseil communautaire ». Les prochains rendez-vous promettent d’être tendus dans la capitale du Vallespir. 

  

 

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