fbpx

Gilets Jaunes acte 4 – Lever de soleil sur une nouvelle journée de mobilisation

Alors que la situation à Paris semble sous contrôle avec un déploiement massif des forces de l’ordre, les Gilets Jaunes des Pyrénées-Orientales sont bien conscients que tout se joue sur les Champs-Elysées. A l’heure où nous écrivons, l’acte 4 de la mobilisation des Gilets Jaunes dans le département ne semble pas faiblir après 4 semaines d’occupation de l’espace public. Une situation qui a conduit la préfecture à prendre des mesures “en vue de préserver l’ordre public dans le département”.

♦ Vue du Rond-point du péage Nord de l’A9 à l’ombre du cadran solaire

Sur le terrain, la vie s’organise… La relève est assurée aux environs de 7 h du matin par une grande majorité de retraités, et l’ambiance change, avec l’installation d’une réelle solidarité autour de la cantine. Les échanges se font, les liens se tissent, les amitiés se nouent autour du brasero qui réchauffe les mains et du café qui réchauffe les cœurs. Un mouvement qui se veut calme et pacifique, nous répètent les gilets jaunes rencontrés ce matin. Même si préviennent-ils : “Nous ne pouvons jurer de rien tant l’exaspération et la colère gronde” face à ce que certains considèrent comme “des mesurettes”.

♦ Circulation compliquée dans le département

Comme lors de l’acte 3, tracteurs, taxis, motards, artisans du bâtiment ou encore ambulanciers sont venus grossir les rangs des gilets jaunes piétons. Une situation compliquée pour tous ceux qui voudraient circuler sur les routes départementales ou en direction de l’Espagne. Le préfet allant même dans la matinée jusqu’à déconseiller tout déplacement vers l’Espagne. Un déploiement massif de force de l’ordre tant au niveau national que localement est bien ressenti sur le terrain.
Toutefois, nous avons été témoins d’une grande volonté de dialogue et de concertation de la part de la gendarmerie présente en nombre sur le péage nord. Les gendarmes se mêlent aux groupes de gilets jaunes, dans un esprit et une volonté d’échange. Le dialogue débute et chacun sonde les intentions de l’autre, pour enfin partager les situations et atteindre une écoute mutuelle.

♦ Le commerce en berne

Une situation qui économiquement et à quelques jours de Noël semble se tendre au niveau du commerce et particulièrement des grandes surfaces, preuve s’il est est le message du préfet précisant que l’accès aux deux grandes zones commerciales du département était dégagé. Et effectivement, les autorités ont positionné des CRS afin d’empêcher tout blocage de la zone de Claira située à quelques centaines de mètres du péage Nord.

Les zones commerciales de Auchan et de Claira font régulièrement l’objet de tentatives de blocages. Sur les réseaux sociaux, les gilets jaunes sont partagés sur ces actions. Certains en faveur d’un blocage total estimant que les commerçants sont en fait des succursales des grands groupes en partie responsables des inégalités. D’autres bien conscients de la situation appelant au calme et rappelant que les boutiques des centres commerciaux sont des franchisés et donc des “petits” comme eux.

♦ La suite du mouvement ?

Alors que la parole du président de la République est plus qu’attendue et annoncée en début de semaine, le mouvement tente à nouveau de se structurer. Dès demain les Gilets Jaunes 66 se réunissent afin de créer une “assemblée représentative locale”. L’objectif est de répondre à la demande “d’une structure de coordination et de communication” qui serait “en mesure de diffuser des consignes claires sur la marche à suivre”. Avec également une volonté de “coordonner les actions entre les deux péages Nord et Sud”. Les Gilets Jaunes insistent sur le fait que “cette assemblée n’aura aucune valeur décisionnaire sur le terrain, le terrain reste en auto-gestion”.

suscipit Donec felis ipsum Aliquam venenatis, Sed sit accumsan dapibus et,