Article mis à jour le 28 janvier 2026 à 14:46
Candidat à la mairie de Perpignan, Mickaël Idrac bénéficie de soutiens de poids. Après Manon Aubry et Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti Les Écologistes, confirme à son tour sa venue dans les Pyrénées-Orientales. Photo © Martin Bertrand / Hans Lucas
Et s’il était en train de créer une dynamique ? Mickaël Idrac porte une liste soutenue par La France Insoumise (LFI), Les Écologistes et Génération.s. Et alors que les deux autres listes de gauche sont engagées dans un duel redoutable visant à déterminer si oui ou non le Parti socialiste retirera son investiture à Mathias Blanc (Perpignan Autrement) au profit d’Agnès Langevine (Pour Perpignan), Mickaël Idrac avance, lui, dans un couloir clair et défini.
Un couloir dans lequel il se voit boosté par le soutien de plusieurs personnalités politiques nationales. Mi-janvier, Manon Aubry, députée européenne LFI, est venue participer à l’un de ses meetings. Le 28 février prochain, c’est Jean-Luc Mélenchon en personne qui est attendu à Perpignan pour porter la voix de la gauche radicale face au maire RN sortant, Louis Aliot.
Ce mercredi, Made in Perpignan a appris que Mickaël Idrac pourra également se targuer du soutien de Marine Tondelier. L’entourage de la cheffe de file des Écologistes et candidate à l’élection présidentielle confirme qu’elle viendra à Perpignan dans les semaines à venir. La date du 19 février est pour l’instant cochée mais elle pourrait encore bouger.
L’objectif est de faire de Perpignan un scrutin national
Mickaël Idrac, 38 ans, est le plus jeune des cinq candidats déclarés à la mairie de Perpignan. Dans la vie, il est enseignant-chercheur en sociologie, spécialiste des migrations. Il est par ailleurs militant Insoumis depuis une dizaine d’années. En cas d’élection, il assume vouloir « instaurer un rapport de force » pour instaurer de vrais « changements », comme il l’a confié à Made in Perpignan. Une stratégie qui s’inscrit pleinement dans celle professée par Jean-Luc Mélenchon à l’échelle nationale. Mickaël Idrac revendique d’ailleurs une volonté de nationaliser le scrutin :
« Une ville de plus de 100 000 habitants, c’est une élection nationale ». D’où le renfort de figures médiatiques et politiques bien connues.
À en croire le seul sondage paru sur les municipales à Perpignan, réalisé par l’Ifop et publié le 8 décembre dernier par l’Indépendant, Michaël Idrac figure en deuxième position des intentions de vote. Le candidat de LFI-Les Ecologistes-Génération.s, parviendrait, selon les scénarios, à récolter 17 % des voix au premier tour. Un score loin des 43% que récolterait Louis Aliot. Mais avec un élément notable : la candidature de Mickaël Idrac est boostée par le vote jeune. D’après l’Ifop, 53% des 18-24 ans et 40% des moins de 34 ans se rangent derrière sa candidature.
Depuis la sortie de ce sondage unique publié au mois de décembre (à considérer donc avec précaution), les plaques tectoniques ont commencé à bouger. De là à pouvoir provoquer un tremblement de terre ? La liste portée par Mickaël Idrac compte sur tous les poids lourds possibles pour faire pencher la balance.
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