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Municipales Perpignan : Le Parti Radical de Gauche 66 retire-t-il son soutien à Mathias Blanc ?

Article mis à jour le 25 janvier 2026 à 22:12

Sous la pression d’un sondage Ifop pour L’Independant défavorable à une gauche dispersée, le PRG 66 tourne le dos à Mathias Blanc, socialiste et tête de liste de Perpignan Autrement. Vincent Malherbe, responsable de La Convention (mouvement de Bernard Cazeneuve) et cadre du Parti Radical de Gauche dans les Pyrénées-Orientales appelle aujourd’hui à l’union derrière Agnès Langevine (Place Publique) et Annabelle Brunet (Unitat Catalane). « Elles ont compris que pour gagner, il fallait s’unir », nous confie Vincent Malherbe, pourtant membre de l’association Perpignan Autrement.

De son côté, Guy Esclopé, responsable du PRG 66 dément cette désinvestiture. « Pour l’heure localement, nous soutenons toujours Mathias Blanc ». Une position susceptible d’évoluer rapidement.

Le PRG et le Parti socialiste pourraient prendre leurs distances avec Mathias Blanc. En effet, sur ses réseaux sociaux, Frédéric Monteil, cadre socialiste et directeur de cabinet au Conseil départemental prônait un rapprochement avec Place publique via sa candidate à Perpignan. Partageant une coupure de journal à propos des vœux de Carole Delga, présidente socialiste de la Région,Frédéric Monteil appelait « à répondre clairement à l’accord proposé par Place publique. »

Un sondage d’opinion déterminant pour la stratégie d’une gauche désunie à Perpignan 

Pour Vincent Malherbe, le signal envoyé par le sondage est clair. « Moi, je sais lire un sondage, je sais aussi entendre ce que disent les gens dans la rue », affirme-t-il. Ainsi, le maintien de listes concurrentes à gauche ferait courir le risque d’un nouveau scénario comparable à celui de 2020, lorsque la division avait ouvert la voie à la victoire du Rassemblement national.

Le militant de gauche réclame depuis plusieurs mois un rassemblement des forces de la social-démocratie. Vincent Malherbe estime aujourd’hui que cette main tendue n’a pas été saisie par Perpignan Autrement. « Agnès Langevine et Annabelle Brunet ont compris que pour gagner, il fallait s’unir. D’autres ont choisi de partir seuls », résume Vincent Malherbe.

« Je choisis l’union, pas les egos »

Pour le responsable radical, la question dépasse les personnes. « Je ne suis ni un groupie d’Agnès Langevine, ni un groupie de Mathias Blanc. Ce qui m’importe, ce sont les citoyens », insiste-t-il. Il affirme ne briguer aucune place et rejette toute logique d’appareil. « La politique, ce n’est pas servir ses egos, c’est servir la ville. »

S’il reconnaît avoir été membre de l’association Perpignan Autrement, Vincent Malherbe réfute l’idée d’une rupture brutale. « Je n’appelle pas à quitter, j’appelle à rejoindre l’union », explique-t-il. Il confirme qu’en tant que membre du PRG 66, il ne soutient plus la liste menée par Mathias Blanc.

Un appel à éviter « la répétition de 2020 »

En toile de fond, la crainte d’un nouvel échec électoral hante les forces de gauche locales. « Perpignan a déjà payé cher nos divisions. On ne peut pas se permettre de recommencer », martèle Vincent Malherbe, qui appelle l’ensemble des formations progressistes à se retrouver autour d’une candidature commune.

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