Photojournalisme – Un perpignanais à nouveau finaliste du concours Paris Match 2019

LECTURE

Après Stéphane Ferrer qui avait remporté en 2018 le prix Pure Essentielle, c’est désormais Idhir Baha qui est sélectionné parmi plus de 80.000 reportages pour la 16ème édition du prix du Grand Prix Paris Match du photoreportage étudiant. Son reportage met en lumière le travail d’une jeune médecin qui partage son temps entre médecine d’urgence et médecine rurale. Leila, 32 ans est : “Un médecin de campagne” dans un village de 800 habitants en Dordogne. Outre ce travail sur la médecine rurale, Idhir a depuis peu intégré la plate-forme de distribution pour photographes indépendants Hans Lucas. Ses reportages sur le rôle de la jeunesse dans la révolution du sourire algérienne ont marqué les esprits par la force des images. Pour soutenir ce jeune photojournaliste, vous pouvez voter pour son reportage sur le lien de Paris Match

♦ Immersion dans la médecine rurale

Leïla n’est autre qu’une des deux grandes soeurs d’Idhir. Le jeune photographe a eu envie durant deux semaines de s’immerger dans le quotidien de son ainée. Une expérience qui lui a permis de comprendre ce que Leïla voulait exprimer quand elle évoquait les visites à domicile, la proximité avec ses patients, mais aussi les kilomètres avalés entre le cabinet et le service des urgences du centre hospitalier de Villeneuve-sur-Lot.

Un projet grâce auquel il s’est naturellement rapproché de son sujet, sa sœur. Une jeune femme qui a fait le choix de la médecine de campagne, cette médecine souvent boudée par les jeunes diplômés et qui est, selon elle, si enrichissante en rencontres humaines. Un coup de foudre avec ce territoire pourtant classé “zone médicalement désertée”.

“La jeune docteure est aussi jeune propriétaire, et s’enracine dans cette campagne française, au fil de ses travaux de rénovation. En 2019, en France, l’accès aux soins médicaux est toujours un défi dans certains territoires. La répartition de ce service vital est inégalement réparti, et les plans ministériels se succèdent, pour essayer d’y remédier. Motiver les jeunes diplômés à s’installer est un enjeu de taille”. Cliquez pour découvrir le reportage complet “Un médecin de campagne”

Idhir nous confie : “Ferhat Bouda m’a beaucoup inspiré dans l’importance qu’il donne à photographier sa famille et ce quotidien “normal” autour de soi. Il m’a beaucoup soutenu dans ce projet”. Idhir assiste depuis 2018 le photographe Ferhat Bouda dans sa résidence au Centre International du Photojournalisme (découvrir notre article sur le sujet).

♦ Sa couverture de “la révolution du sourire” en Algérie

À en croire sa description sur sa page Hans Lucas, Idhir vit “un pied sur chaque continent”. C’est donc tout naturellement qu’il photographie son quotidien de chaque côté de la Méditerranée. Membre de Hans Lucas depuis peu, le jeune franco-algérien a couvert durant plus d’un mois et demi les mouvements pacifiques qui ont conduit à la démission de Abdelaziz Bouteflika en avril dernier. Des images qui ont déjà trouvé preneur dans le journal d’information en ligne “Les Jours“.

Au-delà de cette mobilisation, Idhir souhaite réaliser une série dont l’angle sera le rôle de la jeunesse et des réseaux sociaux dans cette “révolution du sourire”. Nom donné à ce soulèvement populaire pacifique d’abord impulsé par l’annonce du 5ème mandat d’Abdelaziz Bouteflika.

Idhir a prévu de couvrir en tant que photographe indépendant les élections en Algérie qui auront lieu le 4 juillet prochain.

♦ Objectif mener son travail de photographe indépendant et intégrer une école de journalisme

Après avoir obtenu sa licence, Idhir travaille pour différentes presses quotidiennes régionales et des webzines. Il aspire désormais à poursuivre son cursus journalistique en intégrant une école de journalisme en alternance. Il souhaite néanmoins mener les deux carrières de front, le photojournalisme indépendant et le journalisme.

♦ Cinq reportages réalisés par des photographes de l’agence Hans Lucas présélectionnés pour l’édition 2019 

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