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Pol’Hebdo, carnet de campagne : J-9 avant les élections municipales dans les Pyrénées-Orientales

Elections municipales 1er tour Perpignan Illustrations © Arnaud Le Vu / MiP

Article mis à jour le 6 mars 2026 à 08:46

Déplacements, prises de position et débats locaux : chaque semaine, ce carnet politique rassemble les faits marquants et les petites phrases qui rythment les Municipales.

Au sommaire à J-9 du premier tour :

À Prades, la liste invalidée d’un candidat : il annonce qu’il ne votera pas

« La mort dans l’âme, je rends la liberté de vote à tous mes futurs électeurs. » Gabriel Manas, candidat à la mairie de Prades, annonce dans un post Facebook, depuis supprimé, que sa liste ne sera finalement pas sur les bulletins de vote le 15 mars prochain. La raison invoquée : sa liste ne comportait que 25 noms au moment du dépôt alors qu’il en fallait 29. Le candidat soutenu par l’UDR d’Éric Ciotti avait indiqué à Made in Perpignan vouloir réunir les « patriotes » de tous bords, jusqu’à ceux du parti Reconquête d’Éric Zemmour.

Gabriel Manas précise qu’à titre uniquement personnel, il n’ira pas voter. Dans un post plus récent, il déclare : « Je suis tombé les armes à la main jusqu’à la dernière heure de mon combat pour vous proposer de servir l’intérêt général de Prades. » Avant de conclure : « Une campagne s’achève comme la nuit tombante, une autre peut se présenter comme l’aurore. Je vous souhaite le meilleur. » Mais en attendant le lever du jour, ils seront trois à Prades pour le premier tour. Julien Audier Sora, soutenu par l’ancien Premier ministre Jean Castex, David Berrué, militant écologiste, ancien candidat aux législatives dans le cadre du Nouveau Front Populaire (NFP) et Aude Vivès, vice-présidente du Conseil départemental en charge du tourisme.

Après le duel Bardella-Aliot, les Républicains 66 dénoncent une « instrumentalisation »

« Perpignan n’est pas un décor de meeting. » Christine Gavalda-Moulenat, présidente de la fédération des Républicains 66, et Lauriane Josende, secrétaire départementale, ont publié un communiqué ce dimanche 1er mars. Alors que le week-end s’est partagé entre les meetings de Jordan Bardella samedi 28 février et Jean-Luc Mélenchon, le lendemain, elles considèrent que les chefs de file du RN et LFI viennent « préparer leur campagne présidentielle ». Des évènements qu’elles qualifient d’éloignés des considérations des habitants. « Perpignan n’est ni un symbole national, ni un laboratoire. C’est notre ville. Elle mérite qu’on la serve, pas qu’on s’en serve », concluent-elles.

Où votent les colistiers des six candidats aux élections municipales de Perpignan ?

Derrière les têtes de liste, les municipales se jouent aussi dans la géographie des colistiers. À Perpignan, la cartographie des six listes candidates révèle des stratégies d’implantation qui reflètent autant les équilibres politiques que les fractures sociales de la ville. Cartographie disponible sur le site Fragments sur les temps présents.

Cette analyse a été réalisée par les auteurs de l’ouvrage « Perpignan, déclassement et droitisation », qui ont étudié la localisation des candidats à partir de leurs bureaux de vote. Certains bureaux concentrent de nombreux colistiers, notamment dans le centre-ville, « lieu de vie qui concentre les activités ». Le bureau 901 en compte ainsi 14. Cette présence s’inscrit dans un territoire très inégalitaire.

Chaque liste déploie sa propre logique territoriale. Lutte Ouvrière s’ancre dans les quartiers populaires comme Saint-Jacques ou le Vernet, tandis que la liste de Louis Aliot s’appuie sur certains quartiers et des bureaux de vote historiquement plus enclin à voter à droite.

L’ancien maire, Jean-Paul Alduy répond aux attaques de Louis Aliot

Maire de 1993 à 2009, Jean-Paul Alduy répond à Louis Aliot qui, lors de son meeting du 28 février, l’avait accusé « d’immobilisme désastreux ». Sur scène et juste avant la prise de parole de Jordan Bardella, Louis Aliot a concentré ses attaques contre l’ancien maire Jean-Paul Alduy, oubliant son prédécesseur immédiat, auprès de qui il a débauché bon nombre de ses nouveaux colistiers. Parmi ses attaques, c’est celle de l’immobilisme qui a fait sortir Jean-Paul Alduy de sa réserve.

Dans un post Facebook, il répond à l’actuel locataire de la loge en listant les nombreuses réalisations faites au cours de ses mandats : rénovation du Palais des congrès, en passant par le parvis du Castillet, la piétonnisation du Quai Vauban, le Mediator, le Théâtre de l’Archipel, ou La Casa Musicale. L’ancien maire confirme également son soutien à la liste menée par Agnès Langevine. Et n’oublie pas d’ironiser sur le mandat « éphémère » de Louis Aliot, candidat à sa réélection, empêtré dans l’affaire des attachés parlementaires du FN.

Un élu doit-il participer à des manifestations religieuses ? Le CLR 66 interroge les candidats sur la laïcité

Le Comité Laïcité République des Pyrénées-Orientales a décidé de questionner les candidats aux élections municipales sur le sujet brûlant de la laïcité. Laquelle, selon, le président du comité, Elie Puigmal « se vit concrètement à travers les politiques publiques locales, l’action des élus et des agents municipaux, ainsi que dans les relations entre la collectivité et les associations. »

Reste à déterminer combien de candidats se plieront au questionnaire. Parmi la douzaine de points soulevés, le regard du candidat sur la participation d’un élu, en tant que représentant de la commune, à des cérémonies religieuses, la mise à disposition d’équipements municipaux pour des associations communautaires ou cultuelles, le port de signes religieux, la laïcité dans le scolaire et le périscolaire…

L’intégralité des questions est à retrouver sur ce lien.

Les partis soutien du candidat Bruno Nougayrède réagissent aux déclarations d’Annabelle Brunet, d’Agnès Langevine

Annabelle Brunet, colistière sur la liste « Plus Fort pour Perpignan », a déclaré, le 3 mars sur l’antenne d’Ici Roussillon, le désistement de sa liste dans le cas où celle de La France Insoumise arriverait en tête. Position qu’Agnès Langevine, tête de liste, a contredite le lendemain en conférence de presse.

Malgré ce rétropédalage, les partis soutiens de Bruno Nougayrède, candidat de la droite et du centre, a réagi : « Cette clarification a le mérite de la transparence : elle acte un rapprochement avec une formation d’extrême gauche aujourd’hui engluée dans de lamentables polémiques nationales et dont les orientations constituent un grave danger pour notre ville et ses habitants. » Les partis soutenant Bruno Nougayrède taclent Agnès Langevine qui refuserait « de faire barrage aux extrêmes. » Les partis engagés dans la liste « Soyons fiers de Perpignan » a précisé que son équipe serait présente au premier comme au second tour.

L’association L214 affiche « les candidats de la honte »

Après avoir appelé tous les candidats aux élections municipales de Perpignan, l’association de protection animalière affiche désormais ceux qui n’ont pas signé la « Charte du sauvetage du siècle« . Les militants accusent Louis Aliot, Bruno Nougayrède et Agnès Langevine de ne pas s’être positionnés en faveur des animaux.

À l’inverse, Mathias Blanc (Perpignan Autrement) et Mickaël Idrac (Changez d’air) se sont d’ores et déjà engagés à agir s’ils remportent la course à la mairie de Perpignan via les mesures ci-dessous.

  • Iinstauration de deux journées végétariennes et un plat vegan hebdomadaires dans les cantines scolaires.
  • En mettant en place un objectif d’exclusion des produits issus de l’élevage intensif et de la pisciculture de la commande publique.
  • Ou en proposant systématiquement une offre végétale significative dans les buffets des réceptions officielles de la ville.

Les bénévoles ont prévu une manifestation ce samedi 7 mars à 14h, place la Loge à Perpignan.

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