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« Elle tire contre son camp » : Perpignan Autrement fustige l’attaque d’Agnès Langevine sur les municipales de Perpignan

Article mis à jour le 17 septembre 2026 à 18:17

Ce jeudi 17 septembre, une audience se tenait au tribunal administratif de Montpellier dans le cadre des recours déposés après les élections municipales de Perpignan. Agnès Langevine, élue d’opposition, attaquait les autres candidats de gauche. Alors que la décision a été mise en délibéré et sera rendue dans 15 jours à 3 semaines, les représentants de Perpignan Autrement dénoncent des actes irresponsables.

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Agnès Langevine demande l’annulation des résultats de la liste « Perpignan Autrement » menée par Mathias Blanc, considérant que la mention de militants du Parti Socialiste ou de Place Publique était trompeuse alors qu’elle était investie par ces partis. Elle attaque aussi les résultats de Mickaël Idrac, de la France Insoumise concernant des bulletins de vote qui n’affichaient la liste intégrale qu’au verso. La photo de Mickaël Idrac était donc trop grande, et ses bulletins jugés plus « aguicheurs » selon le camp de la vice-présidente de région.

Quand la gauche s’écharpe tricolore

Si le tribunal n’a pas encore rendu sa décision, à venir dans quelques semaines, le rapporteur public du tribunal administratif a, de son côté, déjà rejeté l’essentiel des arguments, considérant que les irrégularités évoquées ne remettent pas en cause le scrutin et que la rupture d’égalité entre les candidats n’est pas suffisamment démontrée.

Pour Mathias Blanc et Françoise Fiter, élus de l’opposition issus de la liste Perpignan Autrement, il y a là beaucoup d’énergie gâchée tandis que l’extrême-droite tient la ville. « Ce que nous inspire cette affaire, c’est d’abord une grande colère » commente Françoise Fiter, de retour de Montpellier.

« Agnès Langevine a tiré contre son camp et fait du mal à la gauche perpignanaise qui n’avait pas besoin de ça. Pour nous c’est irresponsable. Alors que depuis douze ans, c’est la première fois que la gauche est représentée au conseil municipal. »

Françoise Fiter insiste sur le rôle à jouer pour lutter contre les discriminations et pour les droits des citoyens. « Les sujets ne manquent pas pour une opposition mobilisée. »

« Ces personnes qui jouent les intrigants ne font jamais gagner la gauche »

Pour Mathias Blanc, on assiste au « recours des perdants aigris » plutôt qu’à une opposition de gauche qui s’allie pour construire. « Les intentions de vote d’Agnès Langevine et Annabelle Brunet ont plafonné, il n’y a aucune dynamique qui a été créée. Elles viennent chercher juridiquement ce qui n’a pas été obtenu politiquement. » Françoise Fiter et Mathias Blanc regrettent une campagne où, selon eux, les investitures naturelles et les choix des militants locaux ont été effacés sous le poids des stratégies nationales.

« Le vote des militants Place Publique a été balayé, le vote des militants socialistes aussi. Cela fait vingt ans que la gauche perpignanaise souffre de ces manœuvres. Cela rappelle les divisions de 2008 – 2009 avec Jacqueline Amiel-Donat qui a souffert du positionnement de Jean Codognès. Ces personnes qui jouent les intrigants ne font jamais gagner la gauche. »

Mathias Blanc se dit confiant sur le résultat qui sera rendu à l’issue du délibéré. Pour lui les accusations de parasitisme ne tiennent pas juridiquement. Contactée, Agnès Langevine n’a pour le moment pas répondu à notre sollicitation.

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