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Témoignages | L’épopée des poupées Bella à travers vos plus beaux souvenirs

France, Perpignan, 2018-11-07. Illustration, Cathy, Tressy or Microbe, all these dolls take many little girls - some of whom are now grandmothers - back to the youth of the 1960s. At its peak, Bella employed 1,000 people and produced 10,000 dolls a day from its workshops in the Vernet district. Beautiful models with clothes designed by Madame Pi. Once the pattern was made, the cutting was done within the company and all the pieces were entrusted to home sewers from Perpignan and beyond. Photograph by Arnaud Le Vu / Hans Lucas.
France, Perpignan, 2018-11-07. Illustration, Cathy, Tressy ou Microbe, toutes ces poupees replongent de nombreuses petites filles - devenues aujourd hui pour certaines grand-meres - dans cette jeunesse des annees 60. A son apogee, Bella emploiera 1.000 personnes et sortira 10.000 poupees par jour de ses ateliers du quartier du Vernet. Des jolies mannequins aux vetements imagines par Madame Pi. Une fois le patron realise, la decoupe etait faite au sein de l entreprise et l ensemble des pieces confie a des couturieres a domicile de Perpignan et au-dela. Photographie de Arnaud Le Vu / Hans Lucas.

Une première poupée, une maman couturière, un premier emploi à la fabrique ? Au détour de notre publication Facebook sur l’exposition Bella dans la Ville de Millas, vous avez été plus de 900 personnes à réagir spontanément ; une publication qui a été vue plus de 20.000 fois. Touchée par vos commentaires, la rédaction a eu envie de réaliser cet article basé sur vos témoignages.

En message privé sous forme d’un court texte de 60-100 mots, vous nous avez partagé vos souvenirs de l’épopée Bella. Cathy, Tressy ou Microbe, l’évocation du nom de toutes ces poupées a replongé de nombreuses petites filles – devenues aujourd’hui pour certaines grands-mères – dans cette jeunesse des années 60.


Bella, LA poupée star de votre enfance


Lucienne

« … Ma poupée Bella ? J’avais 7 ans quand je l’ai eu. C’est le seul cadeau de mon père. Il était dans la légion à Hanoï. Commandée où achetée à Perpignan ? Je ne sais pas. Mais pour l’avoir… J’habite à Millas, mon village de naissance. Et ma poupée, je l’ai toujours, coiffure et robe d’origine … »

Dominique

« … Ma poupée était une Bella rhodoïd des années 50.
Mes parents lui avaient fait mettre une jolie perruque en cheveux naturels, je pouvais la coiffer facilement.
Une couturière lui avait fait des vêtements sur mesure.
Elle s’appelait Dominique comme moi, maintenant je sais que ce n’était pas son prénom d origine.
Perdue dans un déménagement, je n’ai jamais pu retrouver la même, mais à force de chercher, j’ai maintenant une belle collection. Bella, mon enfance des années 50/60 … »

Martine

« … Mon premier Bella un poupon en 62, et en 64 une belle poupée avec des cheveux et au poignet des petits sachets de shampoing… Bien dommage cette usine avec ces belles poupées qui nous donnait du travail pendant nos vacances d’été et d’hiver. Et en cadeau avant Noël par la direction, une belle poupée souvenirs … »

Danielle

« … Ma première poupée, elle m’a été offerte quand j’avais 3 ans. Il y a donc… 62 ans ! Sa robe n’est plus d’origine ; bien que très ancienne. J’avais prénommé cette poupée Caroline. Elle est toujours dans ma chambre et pourrait raconter bien des histoires… D’autres « Bella » sont venues lui tenir compagnie, mais le souvenir de ma toute première poupée reste impérissable … »

Rejane

« … Toute mon enfance, je restais des heures devant la vitrine d un magasin de jouets … »

Nathalie

« … Des souvenirs de mon enfance qui me replongent dans des noëls magnifiques, plein de bonheur d’amour de joie. Un temps simple ou on trouvait sous l’arbre cette magnifique poupée avec son petit disque derrière.
Quelle joie de petite fille ! J’avais a lui changer ses vêtements et à la coiffer… Merci à Bella de m’avoir fait rêver … »

Michelle

« … Pour un Noël, j’ai eu ma poupée Bella. Elle avait une médaille avec écrit dessus « Helena » et c’est comme ça qu’elle s’appelle et je l’ai toujours !! Quand je suis arrivée de la messe de minuit, Elle était sur la table de la cuisine avec une orange !! Un Noël inoubliable !! … »

Marie

« … Bella, ma première poupée, souvenir de la grand-mère qui lui confectionnait des robes et surtout l’émerveillement devant la robe de mariée de la poupée. Un objet précieux que j’ai gardé pendant de longues années … »

Jackie

« … Comme je les admirais dans leurs belles boîtes ! Elles me faisaient rêver. Elles évoquaient la beauté parfaite, leurs beaux yeux écarquillés, leurs belles robes, leur maquillage parfait… C’était le rêve de toutes les petites filles de la région … »

Céline

« … Moi j’ai eu un poupon animé Stéphane en 75, j’avais 6 ans. Il remuait les lèvres et pleurait. J’ai remercié le père noël au moins 100 fois tellement j’étais contente. Aujourd’hui, j’ai retrouvé mon Stéphane sur eBay et je le garderai toujours … »

Dominique

« … Les poupées Bella que de souvenirs pour moi. Mon père étant représentant de commerce et se déplaçant dans cette région ; il me ramenait très souvent une poupée. J’en ai gardé plusieurs avec leurs belles robes, même une grande avec laquelle mon petit-fils jouait. À mon époque et dans ma ville, les copines avaient des barbies mais les Bella avaient des traits beaucoup plus fins ! C’était en 1966-68 … »

Michèle

« … Pour moi, Bella c’est cette merveilleuse poupée que j’ai reçue à Noël 1960. Un joli poupon blond aux yeux bleus que j’ai appelé Paquerette. Elle avait des yeux bleus si beaux si lumineux que je les contemplais pendant des heures… Et que dire de « la peau » de son visage presque réelle. Petite fille, elle a été mon premier amour… Maintenant je suis une Mamy, mais elle est toujours là avec moi… Bien sûr à force de me rassurer et d’être aimée, elle est un peu abîmée. Mais ses marques de vécu sont des marques de bonheur. Elle a à présent 61 ans. Pour moi qui ai patiemment élaboré une petite collection de Bella, ce sont les plus belles, les plus élégantes poupées du monde. J’ai eu la chance de venir visiter le musée Bella en 2016 à Perpignan. J’en ai un inoubliable souvenir. Merci aux organisateurs de pérenniser ce fleuron de l’industrie et du savoir faire français qu’étaient les Établissements Bella à Perpignan … »

Céline

« … J’ai eu ma poupée Cathie en 1973, que de bons souvenirs avec cette jolie mannequin. Ma grand-mère m’achetait des tenues pour mes anniversaires et Noël. Aujourd’hui, je possède environ 400 Cathie et tenues … »

Bertille

« … Pour moi, les souvenirs de Bella ce sont les Noëls avec mes grands-parents, mes cousines qui y travaillaient et j’avais toujours une poupée Bella. D’ailleurs, je suis devenu collectionneuse des Cathy … »

Cathy

« … Tracy et Cathy…. Je les ai toujours ! Avec leur chevelure qui pouvait s’allonger ! … »

Sylvie

« … Pour moi, ma Tressy était une représentation de mes rêves,, d’évasions, de contes, de princesse, d’aventurière… de transformation puisqu’elle était blonde et moi brune aux cheveux courts. Sa chevelure que je pouvais étirer pour lui faire des tresses (d’où le nom de Tressy), des chignons agrémentés de perles, de diadèmes et autres accessoires. Je me rappelle une boîte de soirée, une robe longue en satin bleu ciel, des gants blancs, des chaussures nacrées, un sac à main, boucles d’oreilles en perle, collier de perles, bracelet assorti… Tout y était… Quand ce n’était pas la tenue d’hôtesse de l’air métier qui me faisait rêver. Je m’inventais des tas d’histoires… et c’était formidable. Je souhaite à toutes les petites filles de rencontrer un jour ce formidable patrimoine catalan d’une époque novatrice où tous les rêves étaient permis … »

Martine

« … J’ai reçu mon premier bébé BELLA à l’âge de 7-8 ans. J’avais découpé, dans un magazine, une photo d’une Muguette. J’étais fascinée par son joli visage. Mon père a filé au magasin de jouets pour m’en trouver une. Mais Muguette ne se fabriquait déjà plu à l’époque. Il me ramena une jolie poupée aux grands yeux bleus et aux cheveux blonds, courts et bouclés. Je l’ai appelée Marilyn. Bien des années plus tard, en brocante, j’achetai la poupée dont j’avais rêvé : Muguette ! Depuis je collectionne les «  Bella » de tous les âges. Martine 72 ans … »

Mam

« … Oh oui j’en ai eu une offerte par une des employées Bella, amie de ma mère ; toute une époque. En plus, bien plus tard, j’ai été une des locataires de Mr Pi … »

Katy

« … Lorsque j’arrivais en vacances chez ma grand mère à Pia, il y avait chaque été un beau cadeau pour moi laissé par ma tatie Renée qui travaillait chez Bella. Une belle poupée dans un beau carton. J’ai gardé la dernière très longtemps, c’est ma dernière fille qui l’a abîmée. J’adorais ces poupées, de très beaux souvenirs qui remontent à la surface. Merci poupée Bella … »

À son apogée, Bella emploiera 1.000 personnes et sortira 10.000 poupées par jour de ses ateliers du quartier du Vernet. Des jolies mannequins aux vêtements imaginés par « Madame Pi qui avait l’œil pour ce genre de choses », nous confiait en 2018 Jacques Ros, ancien contremaître chez Bella. Une fois le patron réalisé, la découpe était faite au sein de l’entreprise et l’ensemble des pièces confié à des couturières à domicile de Perpignan et au-delà. « Nous avons eu des couturières jusqu’en Cerdagne » se souvient Jacky.


Bella, un fleuron de l’industrie locale


Christelle

« … J’ai eu la chance de connaître 2 personnes clef dans la mise en oeuvre de ces magnifiques poupées. La première, Monsieur Delattre, sur Bompas, avait son garage rempli de têtes de poupées. Il nous avait réalisé, mon frère et moi, en version poupon. Véritable artiste, il peignait les têtes des fameuses poupées. La deuxième personne, nous l’avons connue par hasard, il vivait du côté du Vernet à Perpignan. C’était le créateur de la machine à cils, et qui avait déposé un brevet. Les Poupées Bella ce sont ces gens, des passionnés et artistes qui ont fait rayonner une si jolie mission : peindre un sourire sur le visage des enfants … »

Malicia

« … Première poupée Tressy puis des poupées si belles qu’on aurait dit des vrais bébés. Je me rappelle avoir visité l’usine avec le collége, c’était une fierté d’avoir cette usine. Mes cousines et ma tatie y ont travaillé aussi. Quelle perte pour tous quand elle à été fermé … »

Gisèle

« … Ma grand tante avait des cartons plein de robes qu’elle cousait pour les poupées Bella. J’étais petite fille et j’aimais la regarder faire … »

Patrick

« … Mon premier job ? Mécanicien à l’usine Bella, années 68/69 … »

Frédéric

« … Ma mère travaillait à l’usine jusqu’aux derniers soupirs détruite par Berchet. Ma grand-mère faisait des milliers de robes à domicile. Je me rappelle étant petit prendre le bus avec elle et ramener de gros baluchons de robes déjà faites. Ensuite elle récupérait les futures robes qui venaient d’être découpées, avec également des bobines de fils de toutes les couleurs afin de réaliser les nouvelles robes ou costumes … »

Nadège

« … À l’époque, mon grand-père qui était routier livrait justement les poupées Bella. Donc du coup, tous les Noël, j’avais ma poupée au pied du sapin… Magnifique souvenir ! Je les ai toutes eu, malheureusement je ne les ai pas gardées … »

Mireille

« … Ma marraine y a travaillé. Elle nous rapporté chaque année une nouvelle poupée à ma sœur et moi qui ont émerveillé notre enfance. J’ai gardé ma première poupée jusqu’à mes 50 ans … »

Marilyne

« … Ma maman travaillait chez les poupées Bella, quelle fierté à l’époque… J’avais le droit en cadeau de Noël à une poupée et j’ai eu la chance de poser pour le catalogue des poupées Bella  … »

Isabelle

« … Isabelle 59 ans, mon premier travail aux poupées Bella… Un camion venait dans ma ville de Prades nous emmener des patrons à assembler pour les rendre la semaine d’après. Au départ, je n’en prenais pas beaucoup, et au fur et à mesure j’en pris davantage. Ce qui fit que je gagnais bien ma vie en 1980 et me permettais d’être à la maison pour m’occuper de ma fille. J’ai travaillé 3 ans et demi, jusqu’à la fermeture. Ça reste de très bons souvenirs et j’ai regretté lorsque ça a fermé… »

Isa

« … Mon premier travail, à domicile, et je gagnais très bien ma vie même si je ne comptais pas les heures à coudre, assembler, couper et retourner les vêtements … »

Marcelle

« … Maman cousait ces jolies petites robes, ces ensembles. Elle passait des heures devant sa machine ; ma sœur et moi avions aussi de belles poupées Bella. Pleins de souvenirs. Quand on ouvrait la boîte où se trouvait la poupée, une bonne odeur en sortait. C’était merveilleux … »

Michou

« … J’y ai travaillé 15 ans, l’usine des poupées Bella était une grande famille. Ce sont mes plus beaux souvenirs avec de bonnes collègues de travail et c’étaient les plus belles poupées … »

Nous guidant dans le petit musée du quartier du Vernet, Jacky s’arrête devant la lettre de François Mitterrand en 1981, déjà Président de la république, remerciant Monsieur Sala pour l’envoi de deux poupées destinées à ses petites filles. Son œil se fait plus triste, plus nostalgique. Nostalgique des années, où le samedi en période creuse, les contremaîtres se réunissaient dans la salle de pause pour lancer des prénoms de poupées. Les préférés étaient soumis à la direction et les nouveaux modèles étaient ainsi baptisés.


Bella, la fabrique à souvenirs de famille


Djennay

« … Mes grands-parents y ont travaillé et se sont rencontrés là-bas. Ce qui a donné de belles années de mariage, 2 enfants et pleins d’amis… »

Angélique

« … Bien que je sois née en 1986, 2 ans après la fermeture, ma première poupée a été une Poupée Bella, une Cathie de 1969. Elle surpassait largement les Barbie à mes yeux parce que ma Grand-Mère avait travaillé en tant que couturière à domicile pour l’usine. Aujourd’hui, j’ai 35 ans, et paradoxalement, elle n’a jamais compris pourquoi je les collectionne. Peut-être parce que ce n’était qu’un travail pour elle et qu’elle n’avait eu que des garçons. Mais, ça m’est égal, quand j’en trouve une nouvelle, je me dis que c’est peut-être elle qui a cousu son vêtement … »

Linda

« … Cela me rappelle quand j’étais petite, mon père me racontait que sa maman et lui travaillaient à l’usine de fabrication. Il m’expliquait les méthodes de fabrication et j’ai la chance encore à l’heure d’aujourd’hui de voir deux de ces magnifiques poupées chez mon papa. Voilà mon petit bout d’histoire. Signé Linda … »

Patricia

« … Ma poupée Bella sur sa balançoire bleue, je l’aimais tellement, que tel un doudou, elle me suivait partout. Retrouvée dans le grenier alors que j’avais 20 ans, ma maman me l’a rendu. Je l’ai jeté dans un vide-ordures car je ne voulais pas qu’une autre petite fille puisse jouer avec, et moi, je voulais tourner la page à mon enfance. Que de regrets j’ai eu … »

Sandrine

« … Sandrine, créatrice de la poupée Orasée ancienne poupée Bella restaurée pour faire perdurer le souvenir d’un patrimoine catalan. J’ai été bercé dans le monde de Bella dans ma tendre enfance par ma grand-mère qui m’a offert mon premier poupon Pipiou. J’ai pris soin de ce poupon comme un trésor, gardé dans mes affaires précieuses. Lors d’une visite au musée de poupée Bella avec Mr Jean Sala ancien directeur de l’usine, j’ai été prise d’une émotion immense et depuis 25 ans ma passion est devenue sentimentale. Ce lien familial avec Mr Sala que j’avais n’a fait que réveiller mon amour pour la poupée et m’épanouir dans un monde riche de nostalgie. Je suis aujourd’hui associée avec le Musée de Poupées Bella à Perpignan … »

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