Deux ans pour influer sur les politiques de la Région comme Conseiller Régional Jeune

Le Conseil Régional des Jeunes (CRJ) lance un appel à candidature pour les jeunes désireux de s’investir dans cette nouvelle assemblée. Un moyen de débattre et « de participer pleinement aux politiques régionales qui [vous] concernent au quotidien ». Carole Delga, présidente de la région, rappelait dès 2016, « que la réussite de notre région dépend[ait] de sa capacité » à écouter les jeunes « à les impliquer et à leur faire confiance ». Carole Delga invitait les « jeunes à se mobiliser, à participer et à faire entendre leur voix ».

Comment postuler ?
Si vous avez entre 15 et 29 ans et que vous résidez dans l’un des 13 départements de la région, vous pouvez candidater en répondant aux questions posées sur le site  Postulez au Conseil Régional des Jeunes et en motivant votre candidature avant le 26 avril. Que vous soyez, lycéen, en apprentissage, étudiant ou en recherche d’emploi, seule votre motivation compte.

Le CRJ, siègera dès le mois de juin prochain et de nombreuses réunions sont à prévoir. Pour les modalités de fonctionnement, les jeunes nommés seront amenés à se prononcer, notamment sur le lieu des réunions, la fréquence etc… Parmi les éléments à définir par les représentants de cette nouvelle assemblée, il faudra prendre en compte la nouvelle dimension numérique que la Région a souhaité donner au CRJ et notamment à travers le « site jeune » et en « interaction avec la plate-forme citoyenne dont la Région souhaite se doter en 2018 ».

À noter que parmi les 158 jeunes qui siégeront dans cette nouvelle assemblée du genre, la parité et la présentation territoriale sont de rigueur.

Léo, 19 ans étudiant à Toulouse envisage dores et déjà de postuler, car il trouve « cela super intéressant au niveau des missions ». Toutefois, il pense que les contraintes liées à ce genre de mandat pourraient être incompatibles avec ses études, notamment en raison de nombreuses réunion en presentiel.

Thomas, 18 ans étudiant à Montpellier est également très intéressé par le principe de l’investissement citoyen. Tout comme Léo, il est inquiet « par le volume horaire que pourrait représenter cette nouvelle forme d’engagement« . Il envisage néanmoins de postuler pour devenir l’un des 158 membres du CRJ.

Clément, 19 ans étudiant en communication à Perpignan pense que « les jeunes sont sous-représentés dans les institutions » et que « c’est une bonne chose que certains se portent volontaires pour porter la voix de la jeunesse ». Mais il ne se sent lui-même « pas assez motivé pour ce rôle là ».

Les 158 membres du tout nouveau CRJ seront désignés par tirage au sort, si nécessaire, parmi les candidatures afin « d’assurer une juste représentation des territoires » et pour qu’il relève « la diversité sociologique de la jeunesse régionale en s’attachant à ce que chaque bassin de vie vécu soit convenablement représenté ».

Objectif du CRJ ?
Suite à une grande concertation achevée en mars dernier les jeunes interrogés ont souhaité que soit « un espace d’impulsion, de concertation et de consultation » qui permettant aux jeunes d’Occitanie de « participer directement à la vie et au devenir de leur territoire ainsi que d’enrichir, par leurs propositions, le projet régional ». C’est la région qui porte notamment des mesures telles que L’Ordi, la gratuité des manuels scolaires ou encore les politiques en matière de lycées ou d’apprentis.

Témoignages de Fadile, Faimath ou Gabriel déjà investis dans le CRJ d’Île de France
Pour Gabriel, lycéen en filière générale, le CRJ « est une instance de représentation et de défense des intérêts des jeunes ». Pour Fadile, en apprentissage à Paris, l’une des qualités nécessaires pour intégrer un CRJ est « l’ouverture d’esprit » mais aussi « l’envie de donner et de partager avec les autres ». Pour encourager les candidatures, Fadile confie : « c’est l’occasion d’avoir la possibilité de changer quelque chose au sein de la région et même de son quotidien de jeune ». Faimath, quant à elle voit le CRJ « comme une équipe ». Pour cette lycéenne, il faut « être très à l’écoute ». Et finalement, pour Gabriel, le plus important en tant que membre du CRJ est la curiosité mais aussi « la capacité d’augmenter et de défendre une idée ».

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