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Barcarès : le procès d’Alain Ferrand dans l’affaire du village de Noël reporté… pour la 4e fois

20/12/2016, Le Barcarès, France, Village de Noël © Arnaud Le Vu / MiP

Six ans après la plainte de l’association Anticor, le tribunal judiciaire de Perpignan a ordonné un nouveau renvoi du procès d’Alain Ferrand, maire du Barcarès. L’affaire concerne des soupçons d’irrégularités quant à la gestion du marché de Noël. 

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Un serpent de mer au Barcarès. Prévu les 15 et 16 octobre à Perpignan, le procès d’Alain Ferrand a été renvoyé aux 20 et 21 janvier… 2028. C’est le quatrième report d’une affaire remontant à l’hiver 2018-2019. En cause, la gestion du marché de Noël installé alors aux abords du Lydia. Le maire est poursuivi pour prise illégale d’intérêts et concussion, infraction visant notamment la perception de sommes indues par un responsable public. Des gérants de bars ou discothèques et un employé de la régie municipale sont également mis en cause. 

Attribution d’emplacements, billets empochés et gratuité annulée pour des enfants… 

Selon l’association Anticor, qui a porté plainte le 30 novembre 2020, des emplacements du village de Noël auraient été attribués sans respecter les règles de publicité. La société Roussillon Divertissement, dans laquelle Alain Ferrand détiendrait des intérêts, aurait obtenu plusieurs lots sans payer les redevances exigées des autres commerçants. L’exploitation du Lydia, propriété municipale, et d’un chalet est également en cause.

11/07/2020, Perpignan, France, Alain Ferrand, maire Le Barcarès © Arnaud Le Vu / MiP
Alain Ferrand, maire du Barcarès et vice-président de Pyrénées Méditerranée Métropole

Autre volet, les billets d’entrée. Des commerçants auraient dû en acheter à la commune pour les offrir à leurs clients, une pratique qualifiée de perception indue par l’accusation. Anticor pointe aussi des différences entre les tarifs votés en conseil municipal et ceux pratiqués à l’entrée, qui auraient rendu payant l’accès des enfants de 6 et 7 ans, pourtant exonérés. Le tribunal doit encore examiner ces accusations.

Une audience de quatorze heures… pour rien

Le procès devait initialement se tenir le 23 mars 2023. Après deux renvois, les débats avaient enfin commencé le 19 juin 2025. Mais au bout de quatorze heures, l’un des proches d’un prévenu avait fait un malaise, comme le rappelle L’Indépendant. Ce qui avait empêché la poursuite des débats. Tout devait être repris depuis le début en octobre 2026.

Mais plusieurs avocats étaient retenus aux mêmes dates par le procès aux assises du drame de Saint-Laurent-de-la-Salanque. Le tribunal a donc accepté leur demande de renvoi. Anticor s’étonne que cette indisponibilité ait été signalée seulement quelques jours avant l’audience, alors que les dates des assises étaient connues depuis décembre 2025.

Dans un communiqué publié le 20 octobre, Anticor, seule partie civile, estime que ces reports « s’apparentent à des manœuvres dilatoires de la défense ». L’association déplore aussi le manque de moyens de la justice et assure qu’elle sera présente en janvier 2028. Près de dix ans après les faits, le fond du dossier reste à juger. En attendant, le village de Noël va bientôt s’illuminer. 

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Sébastien Leurquin