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Colère agricole : Deux manifestantes des Pyrénées-Orientales en garde à vue à Paris

Article mis à jour le 15 janvier 2026 à 12:42

Ce mercredi 14 janvier, 150 militants de la Confédération paysanne se sont introduits au ministère de l’Agriculture pour protester contre l’accord UE-Mercosur. 52 ont été arrêtés, parmi eux, deux membres de la délégation des Pyrénées-Orientales, encore en garde à vue. La Confédération paysanne 66 dénonce un « deux poids, deux mesures » de la part des forces de l’ordre.

Les deux paysannes s’étaient rendues à Paris pour une réunion de travail. Elles ont participé à une action du syndicat au ministère de l’Agriculture. 150 militants se sont introduits dans une annexe ministérielle avant d’être arrêtés. « On fait face à une répression très forte alors qu’il s’agissait d’une action symbolique », dénonce Mirabelle Lelièvre, porte-parole de la Confédération paysanne 66.

La Confédération Paysanne 66 dénonce un double standard

La délégation départementale a alerté le préfet des Pyrénées-Orientales sur la répression des mouvements agricoles autres que ceux des syndicats majoritaires (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricole et Jeunes agriculteurs). Pour la Confédération paysanne, il s’agit d’un « deux poids, deux mesures ». « Il y a quelques jours, 150 tracteurs de la FNSEA étaient devant le Parlement, et les forces de l’ordre n’ont strictement rien fait », s’indigne Mirabelle Lelièvre. Lors de cette action, la présidente de l’Assemblée Nationale, Yaël Braun-Pivet, avait été bousculée par les manifestants. Selon la porte-parole, ces doubles standards existent aussi à l’échelle locale.

« On a été restreint pour bloquer le péage Sud la semaine dernière. On a été contraints et menacés de partout alors que le lendemain, la FNSEA a pu défiler avec ses tracteurs. »

Pour rappel, plusieurs actions des syndicats agricoles ont eu lieu la semaine dernière. Jeudi 8 janvier, un péage de l’A9 a temporairement fermé. Le 9 janvier, la FDSEA 66 et les Jeunes Agriculteurs ont manifesté et bloqué une des artères principales de Perpignan.

Les agriculteurs manifestent contre la signature de l’accord UE-Mercosur. Dans le département, la sécheresse et l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse ont également mis le feu aux poudres. Les éleveurs dénoncent entre autres la stratégie sanitaire qui prévoit l’abattage systématique de l’intégralité des troupeaux au moindre cas positif, même en cas de vaccination. Pour rappel, 22 foyers ont été détectés dans les Pyrénées-Orientales et plus de 500 bêtes abattues. L’action du mercredi 14 janvier de la Confédération paysanne visait spécifiquement à demander un soutien de la souveraineté alimentaire et de l’agriculture paysanne. « Nous on a des poussières, mais le soutien de l’État va à l’agrobusiness et l’agro-industrie », dénonce Mirabelle Lelièvre.

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