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Comment les Français imaginent-ils leur été en 2040 ?

Comment les Français imaginent-ils leur été en 2040 ?

Lancée en 2020, la communauté ConnectLive rassemble 1.500 participants venus exprimer et partager leurs points de vue durant l’été. Ils ont été invités à se projeter dans dix-sept ans, soit en 2040. Comment se projettent-ils ? Quelles attentes ont-ils pour leur été 2040 ?

Deux catégories de participants s’opposent : ceux qui se projettent dans l’avenir sans tenir compte de leur propre âge et ceux qui ajoutent dix-sept ans à leur âge actuel en prenant en considération leurs éventuelles implications.

L’état du monde en 2040: utopie ou dystopie ?

Trois grands sujets vont avoir une influence sur la vie en vacances – l’état de la planète, les technologies, leurs interactions – impliquant deux représentations antagonistes du futur : dystopie ou utopie.

Pour les dystopistes, qui représentent la majorité des participants, la Terre sera tiraillée entre inégalités, tensions sociales, risques géopolitiques et sanitaires, avec des citoyens dépendants aux technologies. Le tout sur fond de dérèglement climatique.

Pour les utopistes, plus rares, le monde, grâce aux technologies, à l’IA, aux progrès scientifiques, sera plus apaisé et en proie à de multiples expériences. Les problématiques environnementales seront réglées et la situation sociale se sera améliorée.

Le rôle important des technologies en 2040

Les avancées technologiques sont centrales des changements en 2040. Mais à des degrés différents selon son profil : Connecté, Hyperconnecté, Décroissant.

Pour les Connectés, les technologies agiront comme des super-assistants en apportant un maximum d’anticipation et de personnalisation des vacances. Par exemple, certains imaginent des lunettes de réalité virtuelle pour découvrir des lieux avant de faire son choix.

Les Hyperconnectés ont une vision un peu différente. Les technologies remplaceront l’expérience physique. Les frontières entre le virtuel et le réel seront totalement effacées. Cette fois, certains participants se voient vivre leur expérience de vacances grâce à des sons, des images, des odeurs voire des sensations de vent qui souffle ou de soleil qui chauffe.

Enfin, pour les Décroissants, les vacances en 2040 seront différentes car la société aura su tirer les enseignements des erreurs de la société de consommation et du tourisme de masse. Par conséquent, les technologies devront s’effacer pour laisser place à plus d’humain et de vrai. Les participants s’attendent à un tourisme raisonné.

Les participants de la communauté ConnectLive souhaitent que les technologies remplissent trois objectifs : la sécurisation des vacances, la prise en charge du vieillissement et la mise à disposition d’outils éliminant la barrière des langues.

À noter tout de même que, pour les participants, 2040 ne représente pas une échéance à suffisamment long-terme pour qu’ils aient le sentiment que les choses auront vraiment changé à cette date. Ils n’ont pas noté de changement majeur depuis les années 90/2000 dans l’univers du tourisme et des vacances. De ce fait, ils ne conçoivent pas ce qui pourrait évoluer d’ici 2040.

Et les voyages dans l’espace ?

La plupart des participants ne croient pas que les voyages dans l’espace feront partie du paysage des vacances dans moins de vingt ans. Ils sont nombreux à évoquer les voitures volantes des années 70, promises pour les années 2000, et qui n’ont toujours pas vu le jour.

Les plus réfractaires au voyage dans l’espace sont contre l’idée en elle-même tandis que les plus pragmatiques pointent du doigt quatre catégories d’obstacles :
– Economiques : les voyages dans l’espace formeront une nouvelle source de clivage social puisque cela sera réservé à une « élite ».
– Médicaux et psychologiques : les voyages requièrent une certaine forme physique et une excellente préparation mentale.
– Relevant de la sécurité : les risques mécaniques, d’explosion…
– Ecologiques et liés à la sobriété énergétique et à la préservation des ressources.

Pour les moins sceptiques et les moins critiques de la communauté ConnectLive, il faudra plutôt attendre 2140 pour que les voyages dans l’espace soient démocratisés et que leur sécurité soit totalement garantie.

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Pauline Garnier