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Endométriose, grossesse, ménopause : Festi’elles casse les idées reçues sur le sport et la santé des femmes

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Et si le sport devenait un outil ludique et positif de prévention ? C’est l’ambition de « Festi’elles en forme », un festival consacré à la santé féminine organisé le 30 mai au parc de Clairfont, à Toulouges. Cette journée propose conférences, ateliers, démonstrations sportives et un concert. Les organisatrices veulent faire tomber les freins culturels, médicaux ou psychologiques qui éloignent encore de nombreuses femmes de l’activité physique. Photo d’illustration © Luis Santoyo – Unsplash.

Casser les discours limitants. C’est le principal objectif de cette journée dédiée à la santé des femmes sous le prisme du sport. Le message du festival est clair : le sport n’est pas réservé aux femmes jeunes, valides ou déjà sportives. Grossesse, endométriose, douleurs chroniques, ménopause ou cancer du sein ne doivent pas forcément signifier arrêt de l’activité physique. 

« Les femmes entendent et se disent souvent : j’ai mal au dos donc je ne peux pas, j’ai mal pendant mes règles donc je ne peux pas, je suis trop vieille, donc je ne peux pas… L’idée, c’est qu’elles se sentent capables ! », explique Sandrine Granié, sage-femme co-organisatrice de l’événement.

Pour elle, beaucoup de ces freins sont culturels ou auto-limitants. « Quand on parle de ménopause par exemple, des femmes pensent qu’à un certain âge il ne faut plus bouger. Pourtant, on en voit de plus en plus qui ont 70 ou 80 ans dans les salles de sport. Et l’effet est net : elles observent une vraie diminution de leurs douleurs chroniques. »

Les femmes sont sur les terrains de sport comme accompagnatrices, moins comme pratiquantes

À l’origine du projet, il y a une rencontre entre deux univers : celui des sages-femmes et celui de la médecine du sport. « On a fait des partenariats avec le service de médecine du sport de l’hôpital de Perpignan. Eux sont venus faire des formations sur le sport et la grossesse ; et nous, on intervenait sur des sujets comme le cancer du sein et le sport », explique Sandrine Granié. 

Médecins et sages-femmes observent régulièrement les chiffres. « Et ils ne sont pas bons », poursuit Sandrine Granié. Même si davantage de femmes pratiquent une activité physique régulière, elles restent moins nombreuses que les hommes. Et surtout, elles occupent souvent les terrains de sport… sans pratiquer elles-mêmes. « Elles accompagnent les enfants, soutiennent leurs compagnons, mais elles ne viennent pas pour elles-mêmes », résume la sage-femme. 

Une approche de prévention positive 

L’idée du festival est donc de proposer une approche basée, non pas sur un discours culpabilisant, mais sur une vision « positive ». « On voulait sortir du carcan de la prévention qui consiste à dire ‘attention’ : attention au cancer du sein, attention au cancer du col de l’utérus… On avait envie de dire : si vous faites du sport, vous gagnez des points sur votre santé. »

Toute la journée, le festival alternera donc entre sensibilisation médicale et moments plus festifs. Au programme : des conférences sur l’endométriose, le périnée, la grossesse active ou encore la ménopause et le sport. 

Des ateliers permettront aussi d’aborder très concrètement certaines problématiques, comme le soulagement des douleurs de règles, le yoga grossesse, le pilates post-cancer du sein ou les étirements liés aux maladies chroniques. 

Des sportives inspirantes viendront témoigner 

Le volet sportif sera lui aussi très large : avec des démonstrations de para-badminton, cours de pilates, krav maga, danse africaine, gym poussette, kangoo jump ou encore des initiations au surf, au volley ou à la boxe. 

Enfin, l’un des temps forts sera la table ronde réunissant plusieurs sportives locales aux parcours inspirants, comme la boxeuse Élodie Bouchlaka, la rugbywoman Élisa Akpa, la para-surfeuse aveugle Juliette Mas ou encore la traileuse Luisa Arrabito. « Elles ont toutes rencontré des problématiques similaires dans le sport féminin. Et il y a eu une alchimie extraordinaire entre elles. Ce sera vraiment une chouette table ronde », confie Sandrine Granié. 

La journée se terminera ensuite en musique avec un concert du groupe féminin local Les Darones. Une manière de prolonger cette volonté revendiquée par les organisatrices de faire de la prévention autrement. Dans un cadre accessible, festif et collectif.

Le programme complet est à retrouver ici

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Sébastien Leurquin