Article mis à jour le 7 août 2026 à 14:34
Prisé par les amoureux de la montagne, des randonneurs aux grimpeurs, le Roc de Mariailles abrite plusieurs espèces protégées. Une singularité que la préfecture et les autorités environnementales veulent conserver. Une consultation publique est en cours quant à la création d’une zone de protection de biotope sur cet espace.
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Faire cohabiter les activités humaines et la biodiversité précieuse des alentours du Canigou. C’est l’objectif de la consultation publique lancée le 25 juillet. Le principe est simple. La préfecture des Pyrénées-Orientales a publié le projet d’arrêté portant sur la création de cette zone de biotope. Celui-ci peut être consulté par le public qui peut ensuite faire part de ses remarques et observations, par mail ou courrier. Il s’agit d’un outil de dialogue entre les décideurs et le public concerné qui sera ouvert jusqu’au 15 août minuit.
Le gypaète barbu : un vautour qui se fait rare en France
Cette consultation porte sur un lieu de montagne partagé entre grimpeurs, pêcheurs, vautours et autres volatiles. La préfecture propose de réguler l’activité humaine pour préserver le lieu. La présence d’un animal le justifie particulièrement : le gypaète barbu. Alors que l’espèce est protégée en France et en Occitanie, le roc de Mariailles est une zone sensible quant à sa reproduction.

Photo d’illustration © Stefan Schwinghammer – Unsplash.
Au total, pas moins de six espèces protégées sont recensées sur la zone. De l’aigle royal au crave à bec rouge en passant par la mésange noire, le roitelet huppé et le grand corbeau. Tout un monde qui se niche en altitude et pour lequel la zone de protection permettrait calme et quiétude.
Drone, cueillette et chasse photographique interdite
Le projet d’arrêté propose en effet de réguler les activités humaines, en particulier sur les périodes les plus sensibles. L’arrêté interdit la plupart des activités sportives. Mais aussi l’usage de drones sur la zone et la chasse photographique. Sans oublier la cueillette de fleurs, fruits ou champignons ainsi que l’usage d’instruments bruyants.
L’escalade, le canyoning et la chasse devront s’adapter aux vautours
Pour quelques autres activités, elles resteront autorisées mais selon un calendrier adapté au gypaète barbu. L’escalade, ainsi que les activités avec des chiens, comme la chasse, seront interdites de novembre à mars inclus. Dans le cas du canyoning, cela s’étend jusqu’au 1ᵉʳ août. La période correspond à celle de la nidification du vautour. Si une reproduction a ensuite lieu et que de jeunes oiseaux sont nés, les interdictions se poursuivent jusqu’au 15 août, sinon l’activité peut reprendre.
Au-delà des activités des particuliers, la mise en place d’une zone de protection permettra aussi de limiter la modification du biotope. Les travaux et les installations qui modifient les lieux seront interdits, tout comme l’utilisation de produits phytosanitaires. Enfin, l’introduction d’espèces étrangères au biotope ne sera plus possible. De quoi espérer que le ciel des Pyrénées soit encore traversé par les vautours ces prochaines années.
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