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Festival Les Déferlantes 2018 – Les meilleurs souvenirs

Dix jours déjà que le parc de Valmy a fermé ses portes aux festivaliers. Depuis, les bleus ont médiatiquement tout balayé avec cette fabuleuse seconde étoile sur le maillot et l’engouement suscité par ce titre de champions du monde. Mais accordons nous un instant ce retour dans le temps vers un autre excellent souvenir, celui de la 12ème édition du Festival des Déferlantes à Argelès sur Mer.
Outre l’impact économique et la visibilité pour le département¹, les Déferlantes ont su trouver leur public au fil des années. Un public clairement multi-générationnel où l’on peut sans crainte venir en famille, et vibrer avec son cœur d’adolescente ou de “vieux rocker”. Certes la soirée de samedi exigeait d’être une sardine bien huilée pour se faufiler dans la pinède. Certes les ecocups n’étaient pas remboursables (sic ?). Certes tout est toujours perfectible. Mais arrêtons nous plutôt sur les bonnes vibrations, les étoiles dans yeux, les décibels qui arrachent un cri de joie, la note de musique qui fait monter une larme, les basses qui estomaquent la poitrine. Ces moments partagés entre amis de toujours ou entre inconnus en communion pour un soir, Made in Perpignan vous les fait revivre en images.

NTM, Shaka Ponk, Prophets of Rage, l’énergie qui soulève la poussière

Ils étaient parmi les têtes d’affiche de ce Festival et ont pleinement assumé leur rôle. A commencer, dès le dimanche, par le Supreme NTM de retour sur la route des festivals après des années d’absence et deux shows réussis à Bercy en mars dernier. Deux guerriers du Hip-Hop, deux électrons libres qui se repoussent et entrent régulièrement en collision. Chaque choc chargeant toujours plus le duo d’une énergie transformée en onde déversée sur le public ! Ajoutez Lord Kossity, Busta Flex, Zoxea parmi la dizaine de Guests du crew de Seine Saint Denis venue pour l’occasion déverser leur flow. Des héros “Punk Funk” comme l’affichent fièrement Joey Starr et Kool Shen sur leurs T-Shirts.

Shaka Ponk, le groupe d’électro-rock français, signe sans nul doute la prestation scénique la plus complète du festival. Décors, costumes, effets holographiques, la barrière entre virtuel et réel est rompue. Seule certitude, cette rage intacte des “Shaka” qui abreuve les fans du personnage virtuel Goz et conquiert les néophytes du festival. Un public que le chanteur Frah, juché en haut de la fontaine centrale de Valmy, harangue à tourner autour de lui tels des bisons dans la plaine, avant de se jeter à maintes reprises dans ses bras.

Prophets Of Rage en qualité de “reformation” rap-métal de membres issus des groupes mythiques Rage Against The Machine, Public Ennemy et Cypress Hill était pour la première fois sur scène dans le Sud de la France. Un seul souvenir pour vous résumer leur passage ? Celui d’être entre la scène et le crash barrière avec son objectif prêt entre les doigts, et d’avoir l’impression qu’on vous ouvre le four du poulet du dimanche dans le dos au premier riff de guitare. Comprendre ainsi pourquoi le colosse américain de la sécurité du groupe vous a demandé quelques instants plus tôt de laisser un mètre de sécurité supplémentaire. De voir ce cordon se remplir les festivaliers portés par la foule en effervescence et récupérés par la sécurité.

Cabrel, une communion exceptionnelle avec le public

Il était un peu l’OVNI de cette programmation, le sage, le poète à la guitare au milieu d’une pléiade d’amplis Fender, de sons électroniques et d’effets pyrotechniques. Et la simple prestance de Francis Cabrel sur la grande scène Mer les a tous émus. Tous, du plus jeune au plus âgé, ont repris à l’unisson les plus belles chansons de l’auteur compositeur, de “Petite Marie” son premier succès en 1974 aux célèbres “Je l’aime à mourir”, “La Corrida”, ou “Sarbacane”. De mémoire de festivalier, rarement le public avait vibré et autant plébiscité un artiste. Une communion inouïe, un moment suspendu dans le temps.

♦ Vianney, Orelsan et Hollysiz : la confirmation de la relève

Jeunes artistes français, ils ont confirmé que la relève avait fière allure. Chacun vient d’affiner son style, son tempo et d’élargir influences et collaborations à l’occasion de la sortie d’un second album (le troisième en solo pour Orelsan). Sur scène, le show est plus élaboré, les musiciens plus nombreux que sur les précédentes tournées. Pour notre plus grand plaisir.

♦ Les Négresses Vertes, Massilia Sound System, The Stranglers ont toujours “leurs maux” à dire

♦ Martin Solveig, The Prodigy : une scène “Electro” diversifiée et de classe internationale

♦ Eddy de Pretto et Her : de belles découvertes

Voir notre portrait-interview d’Eddy de Pretto

¹ NDLR : qui feront l’objet d’un article prochain sur notre site.

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