La communauté israélite de Perpignan rend Hommage à Shimon Pérès

La communauté juive de Perpignan a rendu un hommage solennel à celui qui fut l’un des piliers de l’état d’Israël. Shimon Pérès est décédé le 28 septembre dernier sans avoir vu son rêve de paix se réaliser. Son rôle crucial dans les accords d’Oslo, qui lui valurent un prix Nobel partagé avec Yasser Arafat, n’auront pas suffi à régler la guerre au proche-orient. Une résolution du conflit Israélo-Palestinien qui semble chaque jour s’éloigner d’avantage.


Daniel Halimi, président de la communauté israélite de Perpignan, a rendu un vibrant hommage à l’ancien président d’Israël, celui qui aimait à dire “qu’il était persuadé de voir un jour la paix de son vivant”, un souhait malheureusement non réalisé. Daniel Halimi espère désormais que celui qui aura tant oeuvré en faveur de la paix sur terre pourra “intercéder auprès du Dieu pour que le monde retrouve un peu d’amour”. Daniel Halimi rapprochait “les trois piliers d’Israël”, Shimon Pérès, le grand rabbin Sitruk (disparu le 25 septembre) et Elie Wiesel, des justes qui “nous ont quitté pour rejoindre Dieu”Elie Wiesel, prix Nobel de la paix et rescapé de la Shoa disait “quand un Juste meurt, Dieu pleure et fait pleurer les cieux”

Parmi les représentants des autres religions et personnalités de la société civile présentes lors de cet hommage, l’ancien Maire de Perpignan Jean-Paul Alduy qui exprimait son respect à ce grand faiseur de paix. “Malheureusement, il n’a pas vu la paix. Mais pire, il aura vu l’effroyable barbarie embraser le moyen-orient. Et nous ici qui rechignons à accueillir les réfugiés, comme dans d’autres temps on n’accueillait pas les réfugiés de la barbarie nazie… l’Histoire se répète.
Shimon Pérès disait qu’il fallait tout faire pour échapper à cette fatalité. Il restera une lumière pour l’humanité qui cherche son chemin”.

Shimon Pérès, une vie au service de l’État d’Israël
Il avait vu la création de l’état d’Israël en 1948 et consacré toute sa vie à la construction d’un état juif. Politicien pugnace, il fut l’un des plus ardents défenseurs des accords d’Oslo de 1993. Rôle pour lequel il reçut, en 1994, le Prix Nobel de la Paix, conjointement avec Yasser Arafat (Président de l’autorité palestinienne). Un accord qui instaure les bases d’un dialogue entre les palestiniens et les israéliens. Un texte qui “reconnaît leurs droits politiques mutuels et légitimes” aux deux états et qui pose les prémisses d’une paix durable dans la région.

23 ans plus tard, force est de constater que le conflit Israelo-Palestinien est loin de s’être apaisé. Il s’est même aggravé et les tensions sont le triste quotidien des populations de cette région.

Image de UNE World Economic Forum in Davos, Switzerland, January 29, 2009. Copyright by World Economic Forum.

 

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