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Sauvetage : ce jeune vautour fauve plane à nouveau dans le ciel catalan

Sauvetage : ce jeune vautour fauve plane à nouveau dans le ciel catalan

Article mis à jour le 23 mars 2024 à 23:19

Ce 6 décembre 2023, les bénévoles de la Charbonnière 66 ont relâché depuis l’ermitage de Força Réal ce jeune vautour fauve retrouvé trois semaines plus tôt par Caroline. Photos © Lionel Pedraza / Hans Lucas.

Sur la route de Montalba-le-Château, cette bénévole de l’association s’était inquiétée de ce vautour fauve incapable de prendre son envol. Elle a donc appelé l’association qui a pris l’animal en charge, des soins prodigués au centre de sauvegarde de la faune sauvage de la Ligue de Protection des Oiseaux, à Villeveyrac dans l’Hérault.

Le vautour fauve avait une patte cassée et une infection pulmonaire

Après avoir été pris en charge et soigné par la LPO, ce jeune vautour fauve a retrouvé son territoire. Cela arrive souvent en période de nichée, avril, mai ou juin nous précise Marc Delabre, président de l’association basée dans les Pyrénées-Orientales. «Or, ce jeune vautour de l’année était surtout épuisé, parfois les juvéniles s’éloignent un peu trop de leur base pour explorer le monde et trouver de la nourriture. Mais ils ne savent pas retrouver leur chemin.» Heureusement pour ce vautour fauve, il a croisé le chemin de Carole, une bénévole qui a immédiatement contacté l’association qui connaît la marche à suivre pour agir correctement dans ce genre de cas.

Car oui parfois voulant bien faire, certaines personnes font des erreurs. C’est notamment le cas pour les jeunes mammifères prévient Marc. Dès lors qu’un animal ne semble pas blessé ou en danger immédiat, il ne faut pas le toucher. Car parfois, des personnes pensent bien faire en prenant un faon ou un marcassin qu’ils croient seuls. Or ces espèces s’imprègnent très vite de l’humain et sont ensuite rejetées par leurs parents qui se trouvaient à peine plus loin. «Les gens ramassent facilement un Bambi alors qu’il faut juste le laisser là où il est aussi bien sûr s’il est blessé.» En cas de doute, l’association rappelle sa permanence téléphonique 7J/7 au 07 66 79 23 07.

Le parc national des Pyrénées a recensé plus de 400 couples sur son territoire. En France, plus de 1250 couples vivent majoritairement dans les Pyrénées. Selon Marc Delabre, les vautours fauves que nous avons dans les Pyrénées-Orientales évoluent entre la France et l’Espagne qui compte environ 30.000 couples.

La Charbonnière en quête d’un terrain pour un centre de soin dans les Pyrénées-Orientales

Le jeune vautour relâché ce 6 décembre depuis l’ermitage de Força Réal a été soigné par la LPO sur le seul centre de soin de l’Hérault. La prise en charge a nécessité son transport à l’aller et au retour pour le lâcher. L’objectif de l’association catalane La Charbonnière est de créer un centre de sauvegarde dans les Pyrénées-Orientales afin de mieux soigner les plus de 3.000 animaux pris en charge depuis sa création en 2021. En détail, en 2022, près de 2.700 animaux de 140 espèces différentes ont ainsi été pris en charge par la Charbonnière (oiseaux communs, mais aussi rapaces, tortues, hérissons, loutres, écureuils, faons, etc…).

«La mairie d’Argelès-sur-mer nous avait proposé un terrain au niveau du moulin de Taxo, mais finalement le site n’est pas disponible.» Marc Delabre est donc en quête d’un terrain, idéalement sur la plaine du Roussillon pour pouvoir accueillir un nouveau centre de soin pour la faune sauvage.

Appel au vote pour remporter le budget participatif de la Région Occitanie

Depuis sa création, la Charbonnière a mis en place une chaîne de solidarité qui permet le convoi des animaux sauvages blessés dans les Pyrénées-Orientales d’être prise en charge par le centre de soin de Villeveyrac dans l’Hérault. «Notre département est le plus éloigné du centre et le stress engendré par la durée du trajet cause la mort de certains animaux.»

D’où la nécessité de créer un centre dans les Pyrénées-Orientales. «Un département qui compte d’une avifaune très variée et d’espaces naturels divers (haute montagne, littoral, garrigue) riches en biodiversité. Il se situe sur le chemin de migration de la plupart des oiseaux sauvages européens. Or, la croissance démographique de ces dix dernières années y a réduit considérablement les espaces naturels, lieux de vie de la faune sauvage, entraînant des contacts plus fréquents avec les humains.»

Afin de créer un bâtiment pour accueillir et soigner les animaux, l’association a présenté son projet auprès de la Région Occitanie. À ce jour, le projet est soumis au vote des citoyens dans le cadre de l’attribution des budgets participatifs régionaux. Pour soutenir la création d’un centre de soins de la faune sauvage dans les Pyrénées-Orientales, votez ici.

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Maïté Torres