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Pyrénées-Orientales, un hôpital dédié à la faune sauvage ouvre ses portes

Pyrénées-Orientales, un hôpital dédié à la faune sauvage ouvre ses portes

Article mis à jour le 21 mars 2024 à 08:53

Depuis 2021, les bénévoles de La Charbonnière viennent au secours de la faune sauvage en détresse. Dans les Pyrénées-Orientales, l’association catalane a pour projet de créer un centre de sauvegarde afin de mieux soigner les rapaces, reptiles, hérissons et loutres qu’elle recueille.

En 2023, La Charbonnière est intervenue auprès de 3 000 animaux sauvages, pour les soigner, les « réhabiliter » avant de les relâcher dans leur milieu naturel. Depuis sa création, l’association rapatrie les animaux sauvages blessés jusqu’au centre de sauvegarde de Villeveyrac, dans l’Hérault. En effet, alors que notre département dispose d’espaces naturels très variés et qu’il se situe sur le chemin de migration de la plupart des oiseaux sauvages européens, il n’existe aucun centre de soins adapté dans les Pyrénées-Orientales. Le département est le plus éloigné du centre de Villeveyrac et le stress engendré lors des trajets de 130 km peut même causer la mort de certains animaux.

Un centre de soins dédié à la faune sauvage

Alors que les bénévoles sont de plus en plus sollicités, notamment à cause de l’effondrement de la biodiversité, l’association catalane a décidé de mettre en place un hôpital dédié à la faune sauvage. Un projet retenu pour le budget participatif de « Ma Région Citoyenne ». « Notre mission consiste à récupérer les mammifères et les reptiles blessés. Dans la mesure où les soins peuvent permettre à l’animal de reprendre sa vie sauvage« , avance Marc Delabre, responsable de l’association basée dans les Pyrénées-Orientales. Le centre de soins tant espéré dans le département sera équipé de volières et de box qui permettront de réadapter progressivement l’animal avant de le relâcher dans son milieu naturel.  

« Nous pourrions accueillir environ 2 000 animaux. Et nous espérons une ouverture pour l’année prochaine », précise Marc Delabre. Les animaux recueillis évolueront dans des conditions de vie proche de la nature. « En dehors des soins, il y aura le moins de contact possible avec l’homme. » Une précaution importante car certaines espèces s’imprègnent très vite de l’humain.

Si l’association intervient auprès de toute la faune locale, ce sont le plus souvent les goélands, moineaux, martinets et tourterelles qui sont secourus en nombre. Certains sauvetages auprès d’espèces emblématiques comme le grand-duc ou le vautour ont également marqué les bénévoles. C’était le cas en décembre dernier, lorsqu’un jeune vautour a pris son envol depuis l’ermitage de Força Réal, après un séjour au centre de Villeveyrac.

Des actions de sensibilisation dans les Pyrénées-Orientales

« Pour gérer le futur centre de soins des Pyrénées-Orientales, il faut un personnel adéquat », explique Marc. L’association termine actuellement « une formation de capacitaire », afin d’obtenir les habilitations nécessaires de soins pour chaque espèce. Un vétérinaire du département a accepté d’être le référent du centre et une quarantaine de bénévoles, membres de l’association, s’engagent aussi à aider à son fonctionnement quotidien. « Nous devrions recevoir des subventions assez conséquentes pour poser les premiers éléments de l’hôpital« , affirme avec enthousiasme Marc Delabre. Pour le moment, l’association envisage de s’établir sur un terrain de 0,7 hectare, à Saint-Jean-Pla-de-Corts. 

En attendant, les bénévoles de La Charbonnière interviennent dans les écoles, lors de manifestations ou de festivals, pour sensibiliser le grand public via des actions de médiation. « Nous organisons par exemple des ateliers de montage de nichoirs, accompagnés de petites conférences. Nous avons la présence de grands spécialistes naturalistes qui agrémentent nos interventions avec leurs connaissances », précise Marc. Les cliniques vétérinaires bénéficient également de sessions de formation à la prise en charge de la faune sauvage, très différente de celle de nos animaux de compagnie. Souvent démunis face à un animal en détresse, il est possible de faire des erreurs. En cas de doute, l’association rappelle sa permanence téléphonique au 07 66 79 23 07.

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Célia Lespinasse