Article mis à jour le 12 avril 2026 à 13:01
Ce 8 avril, lors d’une audience de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, Marion Bravo, adjointe à la mairie de Perpignan en charge de l’habitat et des relations avec les bailleurs sociaux, a reconnu des faits de « violences, menaces et outrages » sur une policière. Après la publication de l’article de L’Indépendant relatant les faits et la peine prononcée, la mairie a annoncé, dans un communiqué de presse laconique, la démission de celle qui avait rejoint Louis Aliot dès le début de son mandat en 2020.
Mise à jour le 12 avril suite aux déclarations de Marion Bravo sur ses réseaux sociaux.
Devant la juge, l’adjointe de Louis Aliot a reconnu les faits pour lesquels elle était poursuivie. Le communiqué de presse évoque des « actes et comportements inappropriés », « commis en dehors et sans lien avec sa fonction d’adjointe ». Selon nos confrères de L’Indépendant, les faits auraient été commis quelques jours plus tôt, lors d’un contrôle routier et d’un dépistage d’alcoolémie auquel elle aurait refusé de se soumettre.
Comme le prévoit cette procédure, l’adjointe a donc reconnu les faits le 8 avril et a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis simple, ainsi qu’à une suspension de son permis de conduire.
De son côté, la mairie confirme que Marion Bravo a reconnu sa responsabilité devant le tribunal. Alors que plusieurs voix de l’opposition s’élevaient déjà pour demander sa démission, le communiqué précise qu’elle a décidé de « tirer toutes les conséquences de sa condamnation » en quittant ses fonctions.
Une semaine après les faits, Marion Bravo s’explique sur Facebook
L’adjointe démissionnaire de la mairie de Perpignan évoque « un cauchemar ». L’ancienne élue justifie son état d’ébriété suite à la consommation d’une absinthe coupée de beaucoup d’eau et édulcorée ». Elle déclare avoir eu l’impression de boire « un sirop anisé, doux et sucré ». Marion Bravo poursuit : « Je n’avais jamais ni vu ni bu cet alcool, j’en méconnaissais les effets secondaires dont j’ai pris connaissance par la suite, et je ne me sentais pas en état d’ébriété lorsque j’ai pris mon véhicule. »
Concernant son attitude lors de son interpellation, Marion Bravo écrit : « À peine sortie (…) de ce brouillard, on m’a annoncé que j’avais 1,50g dans le sang, et que j’aurais été violente et insultante lors de mon interpellation, jusqu’à m’en prendre physiquement à une jeune policière que j’aurais griffée à l avant-bras ; elle a déposé plainte. » Enfin, elle dit avoir plaidé coupable pour « sortir au plus vite de ce cauchemar ». Marion Bravo adresse ses « regrets » et demande à ce que cette boisson ne soit plus commercialisée.
- L’adjointe à l’habitat de Louis Aliot démissionne après sa condamnation pour « violences, menaces et outrages » sur une policière - 9 avril 2026
- Mairie de Perpignan : Les rémunérations des élus et du cabinet de Louis Aliot font débat - 27 mars 2026
- À Perpignan, 34 millions d’euros débloqués pour un nouveau commissariat à horizon 2031 - 25 mars 2026
