Déplacements, prises de position et débats locaux : chaque semaine, ce carnet politique rassemble les faits marquants et les petites phrases qui rythment les Municipales. Ce vendredi 13 mars, retour sur une campagne qui s’accélère à la veille du premier tour. Pour rappel, ce dimanche 15 mars, 86% des communes des Pyrénées-Orientales connaitront déjà leur maire pour les six prochaines années.
Au sommaire à J-3 du premier tour :
- Louis Aliot absent des deux débats entre les candidats perpignanais
- Le collectif Droit des Femmes 66 envoie un « manifeste pour des communes féministes » aux candidats
- Quelles politiques de transports pour les candidats à la mairie de Perpignan ?
- La French Tech interroge un à un les candidats de Perpignan
- À Cabestany, le RN a-t-il quitté le navire à temps ?
- Le NPA 66 appelle à voter pour la liste « changez d’air » menée par l’insoumis Mickaël Idrac
- Un candidat instrumentalise l’affaire des petites filles d’Elne pour justifier sa politique sécuritaire
Louis Aliot absent des deux débats entre les candidats perpignanais
Il a fallu plusieurs rappels à l’ordre. Les candidats à la mairie de Perpignan ont débattu pendant plus d’une heure au siège de L’Indépendant ce mardi 10 mars. Bruno Nougayrède, candidat de la droite et du centre, Agnès Langevine, candidate Place publique, Mathias Blanc à la tête de la liste de gauche « Perpignan autrement », Mickaël Idrac pour LFI et Pascale Advenard pour Lutte ouvrière se sont prêtés au jeu. Un absent : le maire sortant Louis Aliot. C’est son adjoint et colistier Xavier Baudry qui a fait le déplacement.
Même configuration ce mercredi 11 mars dans les locaux de France 3 Occitanie, organisé avec Ici Roussillon. Cette fois, c’est François Dussaubat, adjoint aux ressources humaines de la mairie, qui remplace l’édile de Perpignan. Pascale Advenard était quant à elle absente. 26 minutes de discussions sans surprise. Chacun reste sur ses positions. Une ouverture tout de même sur de potentielles alliances et désistements au second tour. Malgré tout, les candidats renvoient aux résultats de ce dimanche 15 mars avant une prise de position claire.
Le collectif Droit des Femmes 66 envoie un « manifeste pour des communes féministes » aux candidats
À une semaine du premier tour et à l’occasion de la journée internationale pour la lutte des droits des femmes ce 8 mars, le collectif appelle les candidats aux Municipales à s’engager pour plus d’égalité. Son « manifeste pour des communes féministes » a été envoyé à la plupart des têtes de listes. Elles ont exclu celles soutenues par le Rassemblement national. Le texte liste plusieurs mesures comme la création d’un poste d’adjoint délégué aux droits des femmes. Parmi elle, un meilleur accompagnement des victimes de violences intrafamiliales ou encore un programme de lutte contre les stéréotypes.
Il a été dévoilé ce dimanche lors de la marche organisée par le collectif Droit des femmes. Les porte-paroles ont rappelé qu’à Perpignan, elle avait été signée par Mathias Blanc, Mickaël Idrac et Agnès Langevine, mais pas par Bruno Nougayrède et Pascale Advenard.
Quelles politiques de transports pour les candidats à la mairie de Perpignan ?
L’association Vélo En Têt a évalué le niveau d’engagement « sur les mobilités actives » des six candidats perpignanais. À partir d’un questionnaire, elle a classifié une série de mesures sur l’organisation de la mairie et de la circulation, la voirie, les projets structurants sur les mobilités ou encore le stationnement vélo. Louis Aliot reste absent du tableau. Il n’a pas répondu à Vélo En Têt. De son côté, Pascale Advenard, candidate de la liste « Lutte Ouvrière – Le camp des travailleurs », a répondu dans l’ensemble sans compléter le questionnaire.
La French Tech interroge un à un les candidats de Perpignan
Trois questions, une minute pour répondre et une question bonus. La French Tech de Perpignan a diffusé des capsules vidéos sur l’innovation et l’entrepreunariat local sur ses réseaux sociaux. Bruno Nougayrède, Agnès Langevine, Mathias Blanc et Mickaël Idrac, candidats à la mairie, ont défilé dans leur fauteuil. Là aussi, c’est Xavier Baudry qui est venu remplacer Louis Aliot.
À Cabestany, le RN a-t-il quitté le navire à temps ?
Deux colistiers de Jean-Pierre Brazes, candidat à la mairie de Cabestany, multiplient les publications xénophobes sur les réseaux sociaux. Sur les pages Facebook d’Elisabeth Crizaniac et Patrick Delhaye, 18ᵉ et 23ᵉ sur la liste électorale, les posts stigmatisants et les appels à la haine s’accumulent. Ces publications ciblent en particulier les personnes musulmanes, notamment les femmes voilées et les exilés.
Une liste qui n’en est pas à son coup d’essai. En campagne depuis 2023, d’abord soutenue par le Rassemblement national, le parti lui a retiré son investiture en janvier dernier. La raison : une visite du militant nationaliste d’Yvan Benedetti à la permanence de campagne et la présence de l’une de ses proches sur la liste ainsi que de cadres Reconquête. À ce stade, aucune mention n’était faite des posts que nous relevons cette semaine, pourtant déjà en ligne à l’époque.
Le NPA 66 appelle à voter pour la liste « Changez d’air » menée par l’insoumis Mickaël Idrac
Dans une déclaration adressée aux médias le 11 mars, le nouveau parti anticapitaliste des Pyrénées-Orientales fait le choix d’appeler à voter à Perpignan pour la liste menée par l’insoumis Mickaë Idrac. Le parti d’extrême gauche regrette l’abandon du Nouveau Front Populaire. Le mouvement est né de l’union des partis de gauche et écologistes lors des législatives de 2024. Et justifie de se porter sur la liste de LFI à Perpignan malgré « une politique hégémonique à l’égard des autres forces de gauche, politiques et syndicales ».
Les membres locaux du NPA considèrent avoir été placés devant un choix difficile entre trois listes de gauche. Celle de Lutte Ouvrière, Perpignan Autrement et Changez d’air. Ils excluent, du fait de son alliance avec des personnes de droite, la liste d’Agnès Langevine.
Un candidat instrumentalise l’affaire des petites filles d’Elne pour justifier sa politique sécuritaire
Louis Ruzafa, candidat divers droite à la mairie de Saleilles a publié sur sa page Facebook ce mercredi 11 mars un texte défendant sa politique sécuritaire. Et c’est la photo de la publication, aujourd’hui supprimée, qui interroge. Deux portraits de jeunes filles. Il s’agit de Muriel et Ingrid, deux enfants enlevées, violées et tuées en 1991 à Elne par Christian Van Geloven. Pour le candidat, il s’agit d’un « drame qui nous rappelle pourquoi la vigilance est nécessaire. » S’il note que l’affaire n’a « aucun lien avec les débats politiques d’aujourd’hui », cela ne l’empêche pas de l’apposer à son programme. Il propose notamment la création d’une brigade de nuits et le développement de la vidéoprotection.
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