Pol’Hebdo du 19 novembre l Hebdomadaire politique des Pyrénées-Orientales

ARCHIVES Perpignan, France 16/05/2019 Centre pénitentitaire Prison de Perpignan © Arnaud Le Vu / MiP

Au programme de ce Pol’Hebdo ? Bagarre à la prison de Perpignan. Carole Delga au micro de Jean-Jacques Bourdin. Le CD66 se porte partie civile dans le procès contre Éric Zemmour. Les salariés de l’animation manifestent ce 19 novembre pour une revalorisation de leur profession.

♦ Prison de Perpignan – Bagarre entre détenus lors de la promenade

Selon Frédéric Jenot, représentant Force ouvrière pénitentiaire, ce 18 novembre la maison d’arrêt pour homme de Perpignan a été le théâtre d’une bagarre importante. Pour le moment, le motif de l’altercation n’est pas connu par les services pénitentiaires, mais 5 détenus sont blessés dont 2 « sérieusement« . Selon le syndicaliste, l’altercation a eu lieu durant la promenade de 85 détenus et aurait été initiée par le groupe de détenus sans papiers, familièrement appelés « les clandos« . « Ces détenus sans papiers montrent un niveau de violence plus élevée. Lors de cette altercation, les détenus responsables ont notamment utilisé un pot de nutella caché dans une chaussette. Rendant l’objet particulièrement dangereux » précise Frédéric Jenot.

Depuis des mois, Force Ouvrière réclame des effectifs supplémentaires pour la prison de Perpignan. Et alerte sur les conditions de travail en mode dégradée. « Le sous-effectif est un risque supplémentaire dans ce genre d’événement. Qui peut très vite dégénérer et mettre l’ensemble de l’établissement en danger ».

Les mises en cause ont immédiatement été conduits en quartier disciplinaire et leur dossier passera en commission. Selon le syndicaliste, les « protagonistes à l’origine de la bagarre » risquent selon la caractérisation de l’infraction (délit…) un séjour en quartier disciplinaire, des annulations de remise de peine, ou un allongement de leur peine.

Via un communiqué de presse, le syndicat Ufap-Unsa-Justice rappelle la surpopulation de la maison d’arrêt des hommes. Pierre Grousset indique qu’il y a en ce moment, 302 détenus pour 132 places, 76 détenus dormant par terre. Après cet épisode, le syndicat Ufap-Unsa-Justice, par la voix de son représentant, réclame notamment « des sanctions disciplinaires exemplaires » et « le transfert des détenus impliqués dans cette bagarre ».

Prison de Perpignan - Conséquences du mouvement de grève de 01 2018

♦ Carole Delga au micro de Jean-Jacques Bourdin

Ce 16 novembre, Carole Delga était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTv et RMC. La présidente de la Région Occitanie est également l’une des porte-parole de la candidate à l’élection présidentielle, Anne Hidalgo. Durant près de 20 minutes, celle qui est aussi la présidente de l’association des régions de France a répondu à Jean-Jacques Bourdin. Une émission qui a réuni 559.000 spectateurs. Durant l’émission, BFMTv était selon Médiamétrie, la 2eme chaîne de France

Capture écran Carole Delga et Jean-Jacques Bourdin

Alors que s’achève le congrès des maires, Carole Delga rappelle l’un des principes d’une « République des territoires ». Celui d’offrir plus de pouvoir aux Maires, aux présidents de conseils départementaux et régionaux. « Ce sont eux qui peuvent décider plus rapidement et adapter les décisions aux réalités ! ».

Le journaliste est revenu sur « l’immense problème des transports » et les oppositions aux 2 LGV (Toulouse-Bordeaux et Montpellier-Perpignan). Pour Carole Delga, « il y a eu le temps de l’écoute, nous avons décidé. Maintenant, nous devons appliquer et vite ». Elle souhaite notamment raccourcir le calendrier pour le chaînon manquant entre Montpellier-Perpignan ; pour le moment attendu pour 2035/2037.

La présidente de la Région a également insisté sur le besoin de « donner la priorité à l’éducation pour casser le déterminisme social et apporter une solution aux inquiétudes des parents sur l’avenir de leurs enfants ». Carole Delga défend la proposition de la candidate sociale. « Renforcer l’école de la République par une augmentation du traitement des enseignants….« .

♦ Le département des Pyrénées-Orientales se porte partie civile contre Éric Zemmour

Ce 18 novembre s’ouvrait le procès à l’encontre du polémiste Éric Zemmour poursuivi. Le presque candidat à l’élection présidentielle est poursuivi pour « complicité de provocation à la haine raciale » pour ses propos sur les mineurs non accompagnés. En septembre 2020, alors qu’il était encore chroniqueur sur la chaîne d’information en continu CNews, il avait alors taxé les mineurs immigrés de « violeurs », d’« assassins » et de « voleurs », et appelé à « les renvoyer ». Renforçant ses propos par un laconique, « il ne faut même pas qu’ils viennent »Le 2 octobre 2020, le département des Pyrénées-Orientales, qui compte la gestion des mineurs isolés portait plainte contre Éric Zemmour. La présidente du Conseil Départemental 66, Hermeline Malherbe rappelait, « ce n’est pas la première fois que M. Zemmour tient des propos racistes et xénophobes ». Effectivement, le polémiste et ancien journaliste a déjà été condamné définitivement à 2 reprises sur une quinzaine de poursuites.

Archives - Perpignan 2019
Archives – Éric Zemmour à Perpignan 2019

Dans un communiqué de presse, neuf départements, dont les Pyrénées-Orientales, déclarent se porter partie civile dans le procès qui s’ouvre au tribunal correctionnel de Paris. « Ce procès entend soulever la responsabilité directe de M. Zemmour et faire valoir le préjudice subit notamment par les Départements, comme collectivités chargées de l’accueil et de la prise en charge des MNA, au titre de l’Aide Sociale à l’Enfance. Les Départements souhaitent rappeler la nécessité de protéger ces jeunes isolés étrangers qui arrivent en France pour fuir les désordres du monde, et de les accueillir avec dignité et bienveillance, au même titre que les autres jeunes pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance ». Hermeline Malherbe de « réaffirmer la nécessité d’un accueil digne de ces jeunes en détresse ». 

♦ La CGT spectacle appelle les salariés de l’animation à manifester ce 19 novembre

Les animatrices et animateurs de l’éducation populaire grévistes des Pyrénées-Orientales se réuniront place de la Victoire à 11 h et organiseront un sit-in devant la Préfecture à midi. Parmi les revendications ? Des hausses salariales, ou la fin du temps partiel subi. Le syndicat dénonce les conditions de travail qui touchent ce secteur. Et qui conduisent à « un sous-effectif chronique et un turn-over particulièrement anormal ». 

Compte tenu du nombre de grévistes attendu, la mairie de Perpignan « demande aux parents dont les enfants sont inscrits en restauration scolaire ce jour-là d’essayer, dans la mesure du possible, de trouver une alternative de garde sur ce temps méridien » ; tant pour la cantine que pour les garderies de sortie et d’entrée de classe. La mairie informe des cantines fermées ce 19 novembre. (Jordi Barre, d’Alembert I et II, Dagneaux, Jean Zay / Marie Curie, Arrels-Vernet, Blum, Duruy et Victor Hugo).

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