Pol’Hebdo du 24 septembre l Hebdomadaire politique des Pyrénées-Orientales

Carles Puigdemont Quim Torra Jean-Marc Pujol réception mairie Perpignan © Arnaud Le Vu / MiP / APM

Au programme du pol’Hebdo de ce vendredi 24 septembre ? Arrestation de Carles Puigdemont. Les LR face au choix pour designer de leur champion. Damien Albanell désigné référent Osez la France 66. Les écologistes 66 se félicitent « de la bonne tenue du 1er tour de leur primaire ». Et les élus communistes du canton de Saint-Jacques en appellent au Préfet pour débloquer la situation dans le quartier.

♦ Carles Puigdemont arrêté en Italie

Depuis 2017, et l’organisation du référendum catalan, le leader indépendantiste est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la part des autorités espagnoles. Son immunité parlementaire ayant été levée, il pourrait être livré à l’Espagne pour y être jugé. Parmi les chefs d’accusation ? Rébellion et tentative de sécession.

Selon l’entourage de Carles Puigdemont, il se rendait en Sardaigne, dans le cadre de son mandat d’eurodéputé. Il devait y rencontrer le président de la région autonome de Sardaigne et le médiateur catalan d’Alghero. Le communiqué officiel diffusé par l’équipe de Carles Puigdemont précise : « À son arrivée à l’aéroport d’Alghero, il a été arrêté par la police des frontières italienne. Il sera mis à la disposition des juges de la cour d’appel de Sassari ; Qui est compétente pour statuer sur sa libération ou son extradition ».

Alors que le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez et celui du nouveau président catalan, Pere Aragones ont renoué le dialogue ; cet énième épisode dans les relations entre l’Espagne et la région Catalane risque de mettre à mal toute discussion. En effet, dès l’annonce de l’arrestation de Carles Puigdemont, l’Assemblée Nationale Catalane appelait à manifester à Barcelone. A Perpignan, à l’appel de l’ANC France, un rassemblement est prévu ce vendredi à 18h, aux pieds du Castillet.

♦ Le coordinateur départemental « Osez La France » veut fédérer la droite pour les prochaines élections

Damien Albanell a été missionné par Julien Aubert, député Les Républicains et président du mouvement Osez la France pour « remettre en place la fédération du pays catalan, et préparer les prochaines échéances électorales (présidentielles et législatives) main dans la main avec Stephane Loda et Christine Gavalda Moulenat » ; respectivement secrétaire départemental et présidente des LR66.

Ce 25 septembre, les adhérents des LR sont appelés à choisir la méthode de désignation de leur champion pour 2022 ; Primaire ouverte à deux tours ou congrès fermé. Dans le cas d’une primaire, Christian Jacob, président des LR précisait que la parti proposerait une « clause d’empêchement ». Pour pouvoir, en cas de problème, débrancher le candidat. Quant à Julien Aubert, il serait favorable à un congrès fermé.

Le 18 septembre, Osez La France tenait sa 4ème université d’été. « À cette occasion, de nombreux intervenants dont Nadine Morano députée européenne étaient présents pour débattre de la place de la France dans l’Europe ». Les candidats déclarés à une éventuelle primaire étaient venus présenter leur projet. Xavier Bertrand, aussi candidat à la présidentielle, n’a pas participé à ce rassemblement.

♦ Les écologistes 66 se félicitent de « la bonne tenue de la primaire »

Après le premier tour de la primaire qui a permis de qualifier 2 candidats pour le second tour, les représentants du Pôle écologiste du département des Pyrénées-Orientales « se félicitent de la bonne tenue de la primaire des écologistes. La qualité des débats et des personnalités qu’elle a fait émerger ont suscité un intérêt inédit pour la candidature écologiste à la présidentielle, pour les idées de l’écologie politique, et suscité la participation de plus de 100 000 personnes à la primaire ». Le second tour de suffrage pour départager, Sandrine Rousseau et Yannick Jadot se tiendra du 25 au 28 septembre. Les écologistes 66 annoncent d’ores et déjà « la mise en place de comités de soutien à ce ou cette candidat-e sur l’ensemble du département des Pyrénées-Orientales ».

♦ Saint-Jacques, les élus communistes du canton appellent à « une mobilisation d’ampleur »

Le quartier Saint-Jacques de Perpignan est l’un des 1.514 quartiers prioritaires en France. Les élus communistes nouvellement réélus sur ce canton veulent témoigner des « difficultés », de « la colère » des habitants. Ils disent « voir leurs quartiers abandonnés ». Françoise Fiter et Rémi Lacapère veulent également évoquer « le dynamisme et la volonté d’agir »  de ceux qui résident dans le quartier Saint-Jacques ou Champs de Mars.

« Les questions de sécurité, de réhabilitation et de politique de la ville sont des questions complexes. Elles appellent de notre point de vue des actions fortes et multiples aptes à répondre aux importants besoins sociaux, de santé, de logement, de sécurité, d’emplois, de services publics et de démocratie dont l’insatisfaction mine aujourd’hui la vie des habitants. Des habitants dont l’avis n’est que peu voire jamais pris en compte ».

Rémi Lacapère et Françoise Fiter dénoncent « le lancement de démolitions, la dégradation de la situation » qui nécessite « une mobilisation et des moyens d’ampleur ainsi qu’une importante coopération entre les différentes institutions et collectivités publiques ». Les élus de la majorité départementale de gauche en appellent au Préfet pour une meilleure coopération. « De plus, il est évident que les compétences du Département font de lui un acteur incontournable dans la construction de nouvelles réponses en matière de solidarités et c’est aussi un axe fort de notre mobilisation sur le canton ».

France, Perpignan, 2021-09-03. On Friday 3 September, several police teams went to the Puig square with their sirens wailing, called in as reinforcements by the municipal police. According to the head of the national police force on the spot, the municipal police tried, in vain, to arrest a drug dealer in flagrante delicto; and the gypsy community put pressure on them. Photograph by Arnaud Le Vu / Hans Lucas.
France, Perpignan, 2021-09-03. ce vendredi 3 septembre, plusieurs equipages de police se sont rendus sirene hurlante sur la place du Puig appeles en renfort par la police municipale. Selon le responsable de la police nationale sur place, les municipaux auraient tente, en vain, d arreter un dealer en flagrant delit et la communaute gitane leur aurait mis la pression. Photographie de Arnaud Le Vu / Hans Lucas.

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