Article mis à jour le 26 octobre 2026 à 23:16
Après un mois de mobilisation, le Premier ministre a (enfin) reçu les syndicats étudiants et lycéens à Matignon ce lundi. Selon l’Agence France Presse, le gouvernement devrait annoncer plusieurs mesures – qui ont déjà fuité – lors d’une conférence de presse ce lundi soir. Qu’en pensent les syndicats perpignanais ?
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Après plus d’un mois de mobilisation lycéenne, rejointe par les étudiants et les enseignants, le Premier ministre les a enfin accueillis dans son bureau ce lundi. Les ministres de l’Éducation Edouard Geffray et de l’Enseignement Supérieur Philippe Baptiste doivent s’exprimer ce soir lors d’une conférence de presse.
Remplacement de Parcoursup, création de 15 000 places…
Mais plusieurs mesures ont fuité dès cette après-midi. Parmi ces annonces, il y aurait le remplacement de Parcoursup d’ici deux ans, la création de 15 000 places dans l’enseignement supérieur, la création de 500 postes supplémentaires l’an prochain, la création de 920 postes pour le remplacement de professeurs absents, 4 milliards d’euros de prêts à taux réduits dans les quatre ans à venir pour aider les collectivités territoriales à rénover les collèges et les lycées. Mais aussi une limitation des possibilités d’options au lycée pour une meilleure gestion du temps.
« C’est une insulte aux revendications »
Pour Léa Docus, co-secrétaire départementale de Sud Éducation, « ces annonces ne sont pas des mesures permettant de stopper le mouvement. Ce ne sont que de jolis mythes ». La professeure de physique-chimie estime que ces annonces sont « de jolies miettes » ou encore « de la poudre aux yeux ». Elle explique : « Ce qui est demandé, c’est 250 000 places dans l’enseignement supérieur. Les 15 000 qu’ils proposent, ce sont des miettes. C’est une insulte aux revendications des étudiants et des lycéens ».
« Il faut abroger la réforme du lycée »
De son côté Nicolas Ribo, secrétaire académique de la CGT Éducation, affirme également que ces annonces ne sont pas suffisantes : « Pour avoir une meilleure gestion des emplois du temps, la solution est simple. Il faut abroger la réforme du lycée et du baccalauréat de Jean-Michel Blanquer. C’est elle qui crée les trous dans les emplois du temps ».
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