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Le Théâtre de l’Archipel de Perpignan attend toujours sa nouvelle direction

Le Théâtre de l'Archipel de Perpignan attend toujours sa nouvelle direction

Article mis à jour le 10 avril 2023 à 08:46

Via un communiqué de presse, le président du Théâtre de l’Archipel, Maurice Halimi, informe que le jury a entendu ce 24 mars les quatre candidats pour le poste de direction. L’ancien adjoint à la culture de Jean-Paul Alduy précise que le jury «a décidé de poursuivre ses délibérations dans l’objectif d’aboutir à une décision consensuelle garantissant l’avenir.»

Pour rappel, depuis mai 2022 et le non-renouvellement de Borja Sitja, c’est Jacky Surjus-Collet qui assume l’intérim à la direction du Théâtre de l’Archipel, scène nationale.

Qui compose le jury qui désigne le ou la prochaine directrice du Théâtre de l’Archipel ?

Le conseil d’administration est composé de 17 membres représentants les principaux financeurs : la ville de Perpignan, la Région Occitanie, l’État via la direction régionale de la culture et Perpignan Méditerranée Métropole. Le jury a donc entendu ce 24 mars les quatre candidats qui planchent depuis janvier 2023 pour présenter leur vision pour cette scène nationale née de la volonté de l’ancien maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy. Quand le jury se sera accordé sur le nom de l’un des quatre candidats, celui-ci devra encore passer la validation de la Ministre de la culture, Rima Abdul-Malak.

Le théâtre de l’Archipel créé en 2011 emploie 46 personnes

Alors que les bâtiments qui le composent trônent à l’entrée de la ville de Perpignan, c’est surtout le Grenat, cette immense boule rouge qui symbolise le bijou catalan, qui interpelle. Dans la Gazette des communes, la directrice par intérim et candidate au poste de direction, Jackie Surjus-Collet, déclarait «Nous avons traversé une période de turbulences à la suite du non-renouvellement du mandat de l’ancien directeur». Parmi les griefs faits à l’ancien directeur, des problèmes de management, l’établissement l’Archipel emploie 46 salariés ; dont 7 personnes mises à disposition par la ville de Perpignan. Avec le départ de Borja Sitja, plusieurs personnels ont quitté le théâtre. Afin de pouvoir assurer son rôle, notamment auprès des personnels, la directrice a fait appel à une manageuse de transition, Stéphanie Le Roux.

Alors que la médecine du travail avait pointé des méthodes de management pouvant conduire à des burn-out, Jackie Surjus-Collet confie «Stéphanie Le Roux nous a proposé une formation sur la communication non violente. Cela nous a permis de rétablir le dialogue.» 

«La manageuse de transition a compensé les postes d’encadrant manquants, mené des entretiens individuels, refait l’organigramme, retravaillé les fiches de poste et le règlement intérieur, mis en place des groupes de travail, un comité sur les risques psychosociaux avec la médecine du travail, participé aux recrutements… « Tous les processus de décision et méthodes de travail ont été revus », résume la directrice.»

Le départ de l’ancien directeur sur fond d’ingérence politique ?

Alors que le non-renouvellement de son poste était déjà acté, selon Borja Sitja pour des raisons politiques, ce dernier avait signé une tribune appelant à voter pour Emmanuel Macron contre Marine Le Pen. Une prise de position que l’adjoint à la Culture de Louis Aliot, vice-président du Rassemblement National, avait très peu appréciée. Sur les réseaux sociaux, André Bonet avait écrit : « Monsieur Borja Sitja, directeur du théâtre de l’archipel de Perpignan, rémunéré par les contribuables perpignanais, se permet d’intervenir dans le débat public au lieu de mener à bien sa mission jusqu’à son terme. Ce travail qu’il mène librement depuis sa prise de fonction a apparemment moins d’importance pour lui que le respect du public du théâtre dont il a la charge ». 

Interrogé par nos confrères de France Bleu Roussillon, André Bonet accusait le directeur du théâtre d’être une « girouette opportuniste », rappelant qu’au lendemain de l’élection de Louis Aliot « il était allé faire des ronds de jambe » dans le bureau du maire.

André Bonet, faisant référence aux origines espagnoles de Borja Sitja, déclarait au micro de la matinale de France Bleu, « qu’il regarde ce qui se passe en Espagne et qu’il laisse les Français en conscience choisir leur prochain président ».

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