Au meeting « Tout pour la France » à Perpignan, Nicolas Sarkozy parle à la Droite …

… Et la droite Perpignanaise l’acclame. Alors que Jean-Marc Pujol veut en faire « le porte parole des français qui souffrent », Nicolas Sarkozy est accueilli en sauveur de la France par plus de 2000 personnes acquises à la cause de celui dont elles louent l’autorité !
En pleine primaire organisée par le parti Les Républicains, et après le passage en terre catalane de Jean-François Copé, Bruno Le Maire et d’Alain Juppé, Nicolas Sarkozy est venu rappeler sa volonté de restaurer la France dans « l’autorité qui rassure et la règle qui apaise » en insistant sur le bilan « depuis 5 ans d’un Président faible ! ».

Objectif gagner les primaires à Droite
À Perpignan où le Front National améliore ses scores à chaque scrutin, Nicolas Sarkozy a délivré un discours « d’autorité » et de « courage ».

« Je ne serai pas le Président de la démission de l’Etat, je ne serai pas le Président de l’impuissance publique, je ne serai pas le Président des commémorations… » 

Du retour « du respect à l’école » et de « l’assimilation face à l’intégration », il veut une école de la République dans laquelle on n’apprendrait « qu’une seule histoire, l’histoire de France ». « Un roman dont vous devenez copropriétaire » à « la minute où vous devenez français ».

Nicolas Sarkozy est revenu sur la polémique née de ses précédentes déclarations sur « nos ancêtres les gaulois ». « Oui Nos ancêtres étaient les gaulois, les lumières, les Rois de France, Napoléon, les tirailleurs sénégalais, nos ancêtres étaient Foch, Leclerc, tous ceux qui ont combattus pour que nous soyons libres aujourd’hui ».

Le candidat qui accuse un léger retard dans les sondages face à Alain Juppé, « veut l’assimilation pour devenir français » face « à une intégration qui ne marche pas ! », « l’assimilation »qui permet à un « petit-fils de grec d’être élu Président de la République ».

3 propositions faites pour « rétablir l’autorité »

  • Suspension du regroupement familial, tant que Schengen 2 n’aura pas vu le jour. L’ancien Président veut pouvoir maîtriser les frontières de la France. « J’ai toujours voulu une France ouverte, mais la France ouverte ce n’est pas la chienlit » 
  • Un service national obligatoire pour les « 100.000 décrocheurs » qui sortent du système scolaire sans connaître les fondamentaux.
  • « Un internat à encadrement pédagogique renforcé » obligatoire pour ceux qui perturbent les classes. Avec retrait des allocations familiales à tous les parents ceux qui refuseraient la mesure.

Un public conquis à la cause sarkozyste
Un public qui prend immédiatement la défense de « son Président » face à une activiste venue perturber le meeting, comme il y a quelques jours dans le Nord de la France. Aux cris de « Sarko vient chercher Ali » en référence à Ali Bongo, dont la récente victoire aux élections est contestée et dont les manifestants accusent l’ancien Président d’avoir favorisé, durant son mandat, le maintien à la tête du pays.

A la fin du meeting, vue la longue file des personnes attendant patiemment afin de faire un don pour la campagne du candidat ou d’acquérir l’ouvrage, Tout pour la France confirme son succès. À l’instar des 300 personnes qui avaient obtenu une dédicace plus tôt dans l’après-midi en librairie.

Entendu, un perpignanais, à la fin du meeting « Je n’étais plus adhérent du parti les Républicains, mais après ce discours je vais reprendre ma carte ! »

♦ Promesse réaffirmée aux harkis
Nicolas Sarkozy avait, avant son meeting, souhaité tenir une réunion devant une cinquantaine de harkis et de rapatriés, au centre de documentation d’Algérie française. Face à Suzy Simon-Nicaise, présidente du Cercle Algérianiste et adjointe de Jean-Marc Pujol, l’ancien Président a patiemment entendu les propos de l’élu, des propos lui rappelant le discours présidentiel de Toulon en 2008. « Après ce discours, les français d’Algérie attendaient beaucoup, je ne dis pas que vous n’avez rien fait, ils attendaient des actes forts, un hommage… » Il est arrivé mais un peu tard selon l’élu, et « juste à la veille des élections de 2012 ».

Nicolas Sarkozy de répondre : « En France, on est toujours avant ou après une élection…et je vous rappelle que j’étais occupé à éviter que le monde s’écroule !
Je l’ai dit et c’est cela qui compte, ce qui est dit par un Président de la République a toujours la même force peu importe la date à laquelle il le dit. Je l’ai dit au nom de la France »
.

Nicolas Sarkozy, s’est engagé auprès des représentants d’associations à supprimer la date du 19 mars, choisie par la gauche en 2012, commémorant le cessez-le-feu en Algérie. Une date polémique, particulièrement à Perpignan, qui voit les drapeaux de la mairie en berne en signe d’hommage aux dizaines de milliers de personnes qui ont péri après cette date.

Le candidat à la candidature des républicains a cette fois promis réparation et a rappelé la « dette que nous devions aux harkis, à leurs familles, à leurs descendants ». « Une tâche de sang indélébile qui reste sur le drapeau français ».

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