Pompiers des Pyrénées-Orientales – Caserne sud, enfin opérationnelle

C’est après 3 ans et demi de travaux que la caserne de Pompiers du secteur sud de Perpignan voit enfin le jour. Inaugurée par la Présidente du Conseil Départemental le 27 janvier, elle permet au service départemental de mieux quadriller le département du nord au sud.


Le SDIS 66 (Service Départemental d’Incendie et de Secours) en quelques chiffres

  • 13 millions d’euros de budget pour la construction de la nouvelle caserne.
  • Bâtiment de 5.280 M2 qui accueillera les pompiers jusque là dans les anciens locaux de la Croix Rouge du Moulin à Vent.
  • 142 pompiers dont 53 professionnels pour Perpignan Sud
  • La nouvelle caserne abritera le centre de formation qui forme chaque année 200 jeunes sapeurs pompiers
  • La nouvelle caserne est la 50ème du département
  • Effectif pour l’ensemble du département : 264 sapeurs pompiers professionnels, 284 à fin 2017 – 2.141 sapeurs pompiers volontaires
  • Plus de 42.000 interventions  par an dont environ 70 % de secours à victimes
  • Coût moyen de fonctionnement par habitant du SDIS 66 en 2013 : 63,27 euros

Cette caserne a été construite, entre autres, afin de pouvoir répondre à une demande plus forte liée à une urbanisation en croissance au sud du département. Mais aussi afin de pouvoir maintenir le délai moyen des interventions à environ 10 minutes.

Gratuité des interventions ?
Alors qu’en 2016 le Service Départemental du Calvados avait décidé d’appliquer des tarifs pour des interventions dites de « confort », les politiques locaux ont dû prendre position quant au maintien ou non de la gratuité des interventions des pompiers. Hermeline Malherbe, Présidente du Conseil Départemental et du conseil d’administration du SDIS 66, précisait ce point auprès de la presse locale en avril dernier :

« Il ne saurait être question de remettre en cause le principe de la gratuité des secours d’urgence, écrit la présidente. Ce serait tout simplement irresponsable. La vraie difficulté est que les sapeurs-pompiers sont sollicités pour des missions qui ne relèvent pas de l’urgence absolue et qui, lorsqu’elles se multiplient, peuvent amoindrir les capacités d’action. Cette question doit faire l’objet d’études approfondies, d’abord au plan national, et les réponses à apporter sont complexes ». 

Une dérive des interventions « hors mission » que les hommes du feu catalans dénonçaient bruyamment en décembre dernier lors de la manifestation régionale

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