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Naturalisation à Perpignan : 19 parcours uniques vers la nationalité française

Article mis à jour le 1 mars 2024 à 10:18

Mardi 23 mai en préfecture de Perpignan dix-neuf personnes ont reçu la nationalité française des mains du préfet Rodrigue Furcy. La cérémonie, solennelle, n’est pas une actualité singulière, mais elle reste un grand événement pour les intéressés de toutes origines, et elle peut signifier de grands tournants de vie.

Retour sur cet après-midi de souvenirs et de joies, et rencontre avec Maria et Mohamed, deux jeunes Français des Pyrénées-Orientales.

« La France est maintenant votre pays, mes chers compatriotes » – Rodrigue Furcy

C’est dans un des salons de la préfecture de Perpignan que l’accueil des nouveaux citoyens français s’est faite en compagnie de divers représentants des ordres nationaux, de l’Éducation nationale, ainsi que des communes où résident les naturalisés. Les dix-neuf personnes ont eu le droit a une vidéo d’éloge de la France dans le monde, et de rappels des droits et devoirs du citoyen de la République. « La République française vous déclare solennellement citoyens français et je vous en félicite »Rodrigue Furcy dans son discours d’accueil.

Et il rappelle que « le parcours de naturalisation est souvent long, je le sais, et les critères d’évaluation lors des entretiens ont été élevés – notamment celui de la maîtrise de la langue, qui doit être au niveau d’une fin de scolarité obligatoire. Mais la France est maintenant votre pays, mes chers compatriotes. »

Quand les collégiens n’hésitent pas à blaguer sur le stéréotype vins, fromages, croissants et manifestations

Le préfet de Perpignan de conclure : « Ce n’est pas juste un acte administratif, mais c’est un acte important pour tous. Vous avez fait le choix d’adopter la nationalité française. Vous êtes de douze pays de quatre continents différents, c’est un élan commun qui vous rassemble autour de la France aujourd’hui. »

Place à une performance musico-théatrale d’une classe de 6e du collège Joan Miro de Perpignan. Les jeunes s’exclament à tour de rôle, entre grands rires sur les stéréotypes, et moments sérieux lorsqu’il faut citer la devise républicaine : « Être français, c’est être champion du Monde de football ! C’est être amateur de vins et manger des croissants ! Mais c’est aussi respecter la liberté, l’égalité et la fraternité ! »

La cérémonie et les remises de papiers terminées, Rodrigue Furcy invite la salle à chanter la Marseillaise. Mohamed l’entonne passionnément. Ému et heureux, cet ingénieur de quarante-quatre ans attendait depuis longtemps ce moment.

« Imaginez le nombre de débats que j’ai avec mes amis sur la politique mais sans pouvoir concrétiser par le vote »

Il nous partage l’importance d’adopter la nationalité française : « Je suis diplômé de l’École des Mines et j’ai travaillé en France et à l’international. Ma femme est française et nous avons un fils de dix-sept ans. Avec mon parcours et le sien, je me rends compte de l’importance et de la qualité de l’éducation française. »

Naturalisé français ce 23 mai à Perpignan, Mohamed, ingénieur de quarante-quatre ans, attendait depuis longtemps ce moment.

Mohamed est petit-fils d’un marocain qui a combattu sous les couleurs de la France durant la Seconde Guerre Mondiale. Une histoire familiale dont il se souvient particulièrement ce jour-là. « Aujourd’hui est un jour très spécial pour moi et ma famille au Maroc. Je n’ai pas dormi depuis trois nuits d’ailleurs, l’excitation est très grande. On a toujours parlé français à la maison et mon père a travaillé en France. »

Interrogé sur une des choses qui le soulage le plus en tant que jeune français, il n’hésite pas à faire référence au droit de vote : « Je vis en France depuis plus de vingt ans. J’ai envie de voter. Je veux m’exprimer par les urnes et choisir nos gouvernants. Je m’intéresse beaucoup à l’économie et à la politique en règle générale. Imaginez le nombre de débats que je peux tenir avec mes amis, à ce sujet, sans pouvoir concrétiser par le vote. Je suis très fier et très content de pouvoir participer désormais. »

« Je veux devenir juge et je ne pouvais pas avant, en tant qu’étrangère »

Maria, 24 ans, vient de terminer ses examens en Master 1 de Droit. Avec sa maman à ses côtés, elle était présente à la cérémonie de naturalisation. Originaire d’Espagne, la jeune femme dit toujours avoir eu « l’impression d’être française. Je suis là depuis 2010. C’est évident pour moi, mais c’est dur à réaliser concrètement aujourd’hui. »

Elle poursuit : « Je peux enfin aller voter. J’ai hâte car c’était frustrant lors des dernières présidentielles et législatives. »

L’étudiante en droit poursuit et conclut quant à sa vocation: « Je veux devenir juge et je ne pouvais pas avant, en tant qu’étrangère. J’aimerais me spécialiser dans le droit comparé avec les pays francophones et l’international. »

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Idhir Baha